Réglage DIN skis de rando

Tu viens de claquer 900 balles (ou presque) dans des skis, ça aurait representé beaucoup de forfaits à Lans ou Corrençon…

Perso, je fais au moins une, idéalement deux journées en début de saison en station, et ensuite je me sens très bien sur mes skis.

Faudrait regarder des stats (à dénivelé de descente identique), mais à mon avis un bon skieur ne se blesse jamais en ski de rando.
C’est un peu le principe du ski : rester sur les skis et non se mettre des boites tous les 100m.
En compèt/recherche de performance en ski de piste ou freeride, on s’autorise à tomber (faut quand même éviter quand on commence à aller vite). Mais en ski de rando, on prend de la marge par rapport à son niveau max sur piste, et c’est facile de rester sur les skis.
Je ne suis pas très bon skieur, mais ça ne m’empêche pas d’envoyer du lourd, du gros et du bois à mach 2 dans la drepou en ski de rando (en terrain dégagé et neige homogène). Mais en réalité, j’atteins péniblement 50km/h, avec qq pointes à 60. C’est ridicule.

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Un bon skieur peut décider de ne pas tomber en ski de rando, en skiant sur la réserve, et donc ne pas se faire mal.

Par contre, un bon skieur envoyant du « gros » peut bien évidement casser du bois. C’est courant de finir à l’hosto en descente. Une buche à 100 km/h sur un miroir, ça fait mal. Les EPI : casques, dorsales et maintenant airbags servent réellement en descente. Les jambes ramassent bien évidement, notamment parce que les fixations sont serrés à fond pour qu’elles tiennent.

La meilleure solution pour régler une fixation afin de minimiser le risque d’un non déclenchement consiste simplement à régler la fixation au minimum et monter la dureté au fil des déclenchements intempestifs.
Par ailleurs, il faut se rappeler que la dureté d’une fixation dépend également des conditions, et de comment on veut skier. Il n’y a donc pas un réglage standard mais une plage de réglage qu’on ajustera quasi quotidiennement. A titre d’exemple, ma plage de réglage pour 67 kg va de 5 à 14 (à l’époque où j’avançais un peu).

Par ailleurs, la poudre va limiter les dégâts à l’atterrissage. 50 km/h sur une vitre, c’est très largement suffisant pour revenir en barquette. Par contre, la poudre peut augmenter les chutes à petites vitesses et donc limiter le déclenchement de la fixation (si elle est mal réglé ou si elle est resté réglé en mode à fond sur de la vitre).

Et si vraiment on n’aime pas le ski de piste (surtout quand elles sont envahies de monde avec la Gopro sur le casque qui se prend pour Candide Thovex alors qu’ielles skient comme des merdes) ?

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Je le regarde un peu comme faire de la salle d’escalade, ce qui ne me branche pas plus que ça, mais qui permet de bien mieux s’amuser en grande voie ou en montagne (ou, à la limite, en couenne).

De toute façon faut faire du hors piste ou au moins du bord de piste… Disons que dans une journée tu fais facilement l’équivalent de 5 sorties en ski de rando.

En plus si tu y vas le matin en semaine quand les conditions ne sont pas bonnes (ce qui fera de toi un bon skieur), tu seras plutôt tranquil. Les quelques fois que je suis allé skier à Lans, y’avait pas grand monde.

Evidemment tu est libre de faire comme du veux, mais je suis passé d’un niveau « luge à foin » à un niveau plutôt correcte (à l’aise dans le 4.1 voire 4.2, capable de profiter de la descente même si la neige n’est pas terrible) en une saison grace à ~8 séances de ski de piste en station. Et mes journées de ski de rando sont tellement plus agréables.

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Si seulement j’étais encore chômeur, j’aurais du temps, mais pas d’argent à mettre dans des skis neufs et des forfaits).
J’n’ai plus de temps libre (et pas beaucoup plus de thunes vu comme l’educ nat’ rémunère mal ses esclaves :slight_smile: )

Je ne savais pas que tu avais repris le taf… Mais bon voilà - c’est à méditer. Au pire t’y vas le weekend quand les conditions sont pas bon pour randonner.

Pour le prix des forfaits, cela peut même s’arranger. il y a des stations où les premiers téléskis du front de neige sont gratuits. Franchement pour faire de la technique c’est pas si mal, (J’ai « appris » à skier à un copain Mexicain qui n’avait jamais vu la neige, à Gresse en Vercors, sans payer de forfait je ne sais pas si c’est encore le cas), il y a Saint Colomban les villards, c’est gratuit, tu fais de la technique le matin et une rando l’apmidi !

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Je ne sais pas si c’est ridicule, mais j’atteins à peine la moitié de ça, et je m’amuse quand même.
Je ne vois d’ailleurs pas d’intérêt à descendre vite, on profite moins du paysage, on risque de se casser la figure sur un obstacle qu’on n’a pas eu le temps de voir et d’éviter, on risque de se faire mal si on tombe, et je ne trouve pas que descendre à mach 2 soit plus agréable que d’enchaîner des petits virages tranquilles, chacun son plaisir.
On a mis 3h à monter, c’est pas pour descendre en 5mn. Tu vas me répondre qu’on peut alors enchaîner sur un autre sommet, mais ça c’est à condition de pouvoir faire le double de dénivelé en montée dans la journée, ça n’a rien à voir avec la vitesse de descente.

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Il te suffira de ne pas skier sur les pistes, ce qui est juste du bon sens s’il s’agit d’apprendre à skier pour le ski de rando.

Envoyer le pâté à ski, être le plus rapide à ski, c’est un peu, beaucoup, les bases, les fondamentaux de la discipline.
Qd tu tapes un bon run, c’est clairement grisant, comme pour tous les sports de glisse. Bien évidement que c’est dangereux mais ça fait partie des fondamentaux du ski. En 2026, c’est facile d’aller vite en toute neige avec des gros skis, et un peu pénible de tortiller en gobilles. Grand papa faisait de la godille parce qu’il n’avait pas le niveau, ni le matériel pour faire autre chose.
Le film culte rappelant qu’on ne tortillait déjà plus en 1983 : https://www.youtube.com/watch?v=rbdUEOyryeg

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Les doryphores vont aussi en hors piste…

Compte tenu de ton emploi du temps, ça ne doit tout de même pas être difficile de trouver des créneaux sans vacanciers.

cf supra

Je fais ce que je veux, c’est un loisir, et je n’ai pas de compte à te rendre. Je ne crois d’ailleurs pas t’avoir demandé de juger ma pratique.

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Je ne dis pas qu’il faut skier vite en rando, mais que même quand j’essaie de skier vite, ça reste une vitesse faible, qui permet donc d’avoir de la marge et de ne jamais tomber.
Sinon perso la dernière fois que j’ai skié « vite » (la semaine dernière), c’était pour être à l’heure au boulot (Dent de Crolles durant la pause de midi). Mais c’est aussi pour le plaisir des virages coupés en grande courbe : avec les yeux à moins d’1m de la neige dans les courbes, ça augmente l’impression de vitesse.

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On est d’accord. Sauf que pour moi la vitesse faible qui permet de ne jamais tomber serait plutôt autour de 30km/h (si j’en crois ma montre, je n’ai jamais cherché à vérifier, en fait la valeur absolue ne m’intéresse pas plus que ça :smiley:).
Mais c’est sur qu’il vaut mieux éviter de tomber en rando. Même si on ne se fait pas mal, c’est fatiguant de se relever, mieux vaut ne pas le faire trop souvent.

Je me pensais plutôt bon à ski, mais là, je m’aperçois que je suis vraiment nul. Merci @Bubu d’avoir remis ma pendule à l’heure.

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Régulièrement quand je finis une rando sur des pistes de station ouverte, j’en profite pour avoiner en descente si la neige le permet.
Mais je me fais dépasser par des jeunes en ski de piste qui descendent en mode cool :rofl:
Donc oui, on est vraiment nul.

Il faudrait déjà se mettre d’accord ce que signifie être bon à ski. Si c’est d’arriver en bas sans trop tomber, 99% des skieurs seraient bons. Mais il faut être réaliste, si on passe 80% du temps à monter (ski de rando), il y a tout de même peu de chance qu’on soit un bon skieur (à la descente).
La vitesse est assurément un critère d’évaluation dans une discipline construite historiquement « autour » de la vitesse . On ne peut pas aller vraiment vite sans avoir une bonne technique. En tout cas, je n’ai jamais vue de personnes avancer en slalom, descente, freeride sans avoir une bonne technique. Même en ski alpinisme, on commence à voire des bons skieurs, même si le matériel et le type d’épreuve ne mettent pas en valeur les qualités techniques.

En escalade, on peut facilement évaluer son niveau en comparant avec les performances des meilleurs grimpeurs (9b+). En ski, il suffirait d’aller faire un chrono sur la Streif ou sur un Derby.