On doit pas avoir la même notion de l’exposition,15m de chute ça peut faire très mal (j’en sais quelque chose…), en effet plus c’est long plus ça te bouffe mentalement et plus tu risques.
Les stats récentes sur les accidents de randonnée en Rhône-Alpes font ressortir que la majorité sont le fait de locaux expérimentés qui se gauffrent dans du T4/5 d’ailleurs ( contrairement à ce qu’on pourrait penser)
Progression randonnée alpine
Ce qui fausse probablement ton appréciation 
En phase avec les différentes randos que vous avez cité (pecloz, dent de cons via belle Étoile, Colombier via Rochers de la Balde…), mais dans ce cas plutôt à faire avant mes différentes suggestions si l’on souhaite monter crescendo dans les difficultés à mon avis !
Pour le Néron c’est une bonne initiation au vide, par contre c’est vrai que ça peut donner un excès de confiance car il n’y a pas de précaution à prendre du fait de la bonne tenue du terrain (sauf la descente au bout qui est infâme quel que soit le côté). Je dirais qu’il faut l’associer avec des sorties sur des terrains plus scabreux.
@oggy Tu as une source pour les accidents ? En voyant défiler les articles j’ai l’impression que la plupart des sauvetages concernent des gens inexpérimentés qui se sont soit trompés de chemin, soit retrouvés bloqués par des névés, soit en panique devant un sentier simple mais exposé au vide (type T3).
Ceci dit cela s’explique peut être par le fait que cette catégorie de randonneur a tendance a appeler beaucoup plus vite les secours, avant donc que l’accident se produise réellement. De plus, sur les sentiers que prennent l’immense majorité des randonneurs il n’y a tout simplement pas de risque de chute mortelle, donc à part une cheville qui se tord effectivement ils ne vont pas augmenter les stats d’accident
!
De mémoire, mais il faudrait vérifier, il y a en fait pas mal de décès de randonneurs âgés par accident cardio-vasculaire. Et ça peut alors parfaitement être sur du T1
Je vais chercher, c’est une étude université/petzl sur les accidents en montagne, en effet pour la personne expérimentée les secours viennent toujours une fois l’accident survenu, pour les autres c’est souvent avant pour les sortir de la misère ( donc dans les stats secours mais pas les stats blessé/mort)
a quel endroit on peut faire une chute de 15 mètres dans la Cheminée du Paradis ? 
Il y’a une succession de petits ressauts de quelques mètres chacun seulement.
C’est sur quelle montagne cette cheminée du Paradis ?
c’est un passage dans une faille, vers la Dent de Crolles, en Chartreuse
Ca a l’air très étroit. Faut pas être gros 
oui. c’est surtout ça qui peut être difficile, c’est de passer avec un gros sac de bivouac.
Et, vu que c’est patiné, quand il pleut ça devient casse gueule (ou avec un peu de neige ou glace)
Dans ce cas c’est plutôt un accident cardio-vasculaire qu’un accident de rando…
Je rejoins partiellement petaucasque et bubu. Partir seul·e est la meilleure solution sécurité, mais par défaut. Je ne sais pas a quel point c’est faisable en Chartreuse, mais une façon de se familiariser avec le hors sentier, c’est de réaliser des portions d’itinéraires à côté du sentier (plusieurs dizaines -centaines de mètres à côté) : tu as une échappatoire plus rapidement accessible, tu peux tester une variété de terrains (forêts raides, pelouses, pierriers) sur des distance courtes pour créer de l’expérience sans fatigue et donc moins de risques.
Tout ceci est vrai, mais je ne vois pas en quoi le faire seul plutôt qu’à plusieurs apporte une plus-value (et surtout en matière de sécurité…).
Seul c’est plus dans un vrai itinéraire, où quand on est seul on est plus concentré, on ne se fait pas influencer, ni pour le choix du passage, ni pour le choix de continuer ou renoncer, choix qu’on va d’ailleurs plus vite poser sur la table si on est seul qu’entrainé par la dynamique de groupe.
Oui, une fois où je pique-niquais juste au-dessus, des canadiens sont arrivés, et ont regardé la cheminée, puis en s’adressant à nous : « Déjà avec les gros sacs, ça ne va pas être facile, mais si on mange le contenu des sacs, ça sera avec le ventre que ça ne passera plus »
Oui c’est vrai, mais je pensais plus à l’aisance à acquérir en terrain varié; que l’on soit seul ou en groupe ne change rien à ça.
C’est aussi un peu ça
qui m’a fait réagir: pas vraiment le genre de conseil à mettre entre toutes les mains…
(dit-il, lui qui sort la plupart du temps seul…
)
Oui, il vaut mieux avoir déjà une certaine expérience…
A vrai dire je n’ai pas compris la formulation, se finissant par "par défaut ".
Pour clarifier, en l’absence de moyen de s’assurer, sur terrain péteux, le nombre de participants ne diminue pas le risque par tête, et en dehors de l’info sur la localisation de la personne, l’assistance en cas de problème est limitée. Partir seul·e en informant les proches est donc comme je l’ai dit, PAR DÉFAUT, la solution la plus sûre.
Il va sans dire que la rando alpine est en soi une pratique à risque (ce qui la distingue de la rando pépère), et contrairement à l’alpi, peu de protections. Dès lors, tout conseil n’est qu’un compromis entre l’idéal sécurité et l’envie qui nous anime.
Je crois que vous patinez dans le vide. Vu l’absence de réactions de @kinderlois, il semble qu’il soit passé à autre chose …
Il n’est pas le seul que ça peut intéresser 