Il est juste réaliste, tu as fait 2 courses sans la moindre zone réellement sévère du point de vue crevasses à des altitudes qui ne dépassent pas 3500m sans la moindre difficulté technique et tu viens avec le projet de faire un truc pas si anodin techniquement, physiquement et à quasi 5000m.
Rajoute à ça le classique Mont Blanc et je suis pressé et on a la sainte trinité du truc qui veut maximiser les chances de partir en vrille.
Tu ne peux pas prendre de guide pour des questions de budget ça se comprend, mais dans ce cas commence par oublier l’objectif Mont Blanc. @oobert t’a fait des propositions intéressantes si tu veux voir ce qui se passe au dessus de 4000m, on peut t’en faire plein d’autres adaptés à ton niveau d’expérience en dessous de cette altitude aussi mais le prérequis c’est d’être parfaitement conscient que l’étape suivante à un Etendard et un Glacier d’Arsine en autonomie n’est pas raisonnablement le Mont Blanc.
Objectif Mont Blanc par la voie des 3 monts
Niveau acclimatisation, le mieux c’est de passer plusieurs nuits en altitude. Ça acclimate mieux que monter haut en journée.
D’accord. Pour moi, le problème c’est surtout d’augmenter la difficulté physique (longueur, dénivelé et altitude) et technique (il y a des passages à 50, parfois en glace, des glaciers bien plus compliqués que ce que vous avez vu) en même temps. Il reste aussi le fait que vous avez réalisés peu de courses en total. 4 courses en autonomie me parait un peu léger, vaut mieux une bonne dizaine (bon c’est un peu arbitraire, et probablement même 10 c’est la fourchette basse).
Franchement si t’as la caisse ça se tient, à condition d’accepter de potentiellement faire demi tour. Mieux : de prendre le tacul comme objectif principal, et le mont blanc en bonus si tout se passe bien (en partant bien tôt).
Essayez de faire une école de glace avant, encadrée ou non, pour gérer les rimayes qui chaque années sont de plus en plus dégueu.
Pour moi le gros problème c’est votre vitesse, tu dis être relativement lent, si en plus on rajoute une acclimatation pas énorme et une technicité un peu trop importante, vous pouvez vite péter les horaires, et là bas c’est dangereux.
Donnez vous des heures butoir à chaque passage clé, et après ça ne me choque pas, vous partez avec une approche saine et c’est le plus important.
Pour le côté physique je ne me fais pas trop de soucis, je suis beaucoup plus en formes que durant mes dernières sortie (-6kg et des jambes plus musclé/endurante) 
C’est justement le point qui me pause du soucis (en plus de l’acclimatation), j’ai cru comprendre que selon les conditions ça pouvait être en neige et la ça me fait moins peur, par contre en glace c’est l’un des trucs qui fait que je peux me tourner vers autres chose ! Merci pour tra réponse ! 
C’est exactement ce qu’on comptait faire !
Je penses va suivre ton conseil et qu’on va partir pour le Tacul (ça nous fera toujours plaisir de voir le Mont Blanc d’aussi prés et de voir un aperçu de la voie des 3 monts), et voir selon les conditions / état de forme pour rallonger jusqu’au Mont Blanc !
Si vous avez des propositions de sommets qui peuvent être un bon intermédiaire entre le Mont Blanc par les 3 Monts et ce que nous avons déjà fait, c’est à dire une pente un peu moins raide que celle du Mont Maudit, si possible en glace et qui soit vers les 4 000m d’altitude je suis preneurs ! J’aimerai vraiment pouvoir évoluer sur ce genre de pente, voir comment je me sens sur un + de 4000 et pas juste faire un autre sommet qui ne me fasse pas évoluer.
Quelqu’un t’en a suggéré plus haut. La VN du Dom me semble une bonne idée car tu as une bonne altitude 4500 ce qui te permet de voir un peu comment tu réagis.
Avec seulement 4 courses en autonomie à ton actif, n’importe quel course PD/+ te fera évoluer. Si à chaque course du progresses à la cotation suivante, tu seras déjà dans le ED+ après 10 sorties…
Je salue ta motivation, c’est normal, c’est même bien. Mais je t’incite à changer un peu l’état d’esprit envers des courses que tu estimes comme « faciles ». Chaque « presque pépin » que j’ai eu a été dans une course qu’on supposait tranquille, et qui l’était sur papier par rapport au niveau de la cordée.
je sais pas qui de votre binôme est le ou la plus lent.e mais n’oublie pas que vous êtes deux ! Si y en a un qui cavale mais que l’autre ne peut pas ça ne change pas grand chose au final…
Je ne pensais même pas à la cotation, juste dans l’idée j’aimerai que « la difficulté » de la course sois quelque chose que je n’ai pas encore pratiqué (pente en glace par exemple) si elle est côté F peu importe 
Je prends note de ta remarque et de ton expérience cependant ! 
Ouhh malheureusement c’est moi et de loin je pense 
Avec ce programme, autant rester sur la plage. J’exagère à peine.
- Le Grand Paradis est à peine à plus de 4000 m (let on n’y reste que quelques minutes !) ; le Mont-Blanc est presque à 5000 m. De plus la nuit au refuge qui n’est même pas à 3000 m, autant dire acclimatation = zéro. Il faut passer un peu plus de temps au-dessus de 3500 m et surtout y dormir.
- 2 semaine après le Grand Paradis (c.f. remarque ci-dessus), le peu d’acclimatation aura disparu depuis longtemps.
Comme cela a été suggéré plus haut, il faut envisager une acclimatation plus conséquente (dormir haut et longtemps), et enchaîner si possible plusieurs sommets et pas plus d’une semaine avant l’objectif final.
Par exemple ça.
C’est l’acclimatation en mode « ça passe ou ça casse »? 1ere nuit à 3500m et 2eme à 4500m!
Pour avoir essayé avec des amis, ça passe pas pour tout le monde! Nous c’était la 3eme nuit de notre tour qu’on a passé à Margarita, et une personne a fait un MaM dans la nuit, le lendemain on est redescendu à Zermatt directement sans faire la pointe Dufour qui était notre plan initial.
Il ne faut pas se faire tout un film non plus, on peut très bien faire le Mont Blanc du Tacul sans avoir fait une semaine d’acclimatation avant, c’est 200m plus haut que le Grand Paradis, on ne passe pas si longtemps que ça au dessus de 4000. C’est une course PD, ultra fréquentée, c’est très bien pour se faire de l’expérience.
Et si tout va bien, que vous êtes bien dans les temps, avec de la marge, vous pouvez continuer vers le Mont Maudit et faire demi-tour si vous arrivez à un passage que vous ne vous sentez pas de faire en aller-retour (attention car c’est toujours plus facile de monter que de redescendre).
Nuit à Margarita sans acclamation ce n’est certainement pas la meilleure idée, mais redescendre à Gnifetti pour une deuxième nuit sera effectivement plus efficace et plus confortable.
C’est certain.
Et accessoirement très dangereuse (séracs, avalanches).
Sauf erreur de ma part, la trace de l’itinéraire dit « des 3 monts » ne passe ni par le Tacul, ni par le Maudit.
Il n’en demeure pas moins, et c’est le sujet principal, que le programme d’acclimatation de @AbelSnow n’est pas pertinent.
Juste pour apporter my two cents, j’ai fait récemment un très classique MB à ski par les Grands Mulets et j’ai été plutôt surpris par la difficulté de l’affaire. Pas techniquement, de ce point vue il n’y avait aucun souci, mais par le cocktail crevasses, sérac, altitude, froid. Je pensais être bien préparé pour avoir enchaîné en un mois, Miage, Grande Casse (classique) et Grand Paradis.
Et ben autant j’étais en mode ballade rapide sans stress au Grand Paradis sans rien ressentir à 4000 (juste à pester à cause de la foule et les bouchons…) autant au MB j’ai eu l’impression de basculer dans un autre niveau : entre les 2-3h dans le noir, les 20mn de roulette russe sur les grands plateaux (on avait renoncé à aller tracer l’arête dans 70cm de poudre) , des douleurs thoraciques à partir de 3800 , le manque de jus au delà, le froid ressenti Bref j’étais bien content de ne pas y être en leader et que les conditions soient bonnes. Cerise sur le gâteau, à la descente, un gars du groupe juste devant est tombé dans une crevasse et je ne suis pas du tout sûr que je l’aurais vue si j’avais été à sa place.
Voilà, vu la fréquentation ça n’a rien d’un exploit mais c’est vraiment une course à prendre très au sérieux et où les choses peuvent vite partir en vrille.
Pour l’acclimatation le dr Vertical en parle dans un livre qu’il avait écrit sur la médecine de montagne.
Pour le Mont Blanc il disait :
Pour que le mécanisme d’adaptation se produise il faut passer plus de 6 heures au dessus de 3’000 mètres et il faut ensuite 6 jours pour que ces globules rouges obtiennent leur efficacité.
Sachant cela il te suffit de passer une nuit au dessus de 3’000 6 à 7 jours avant le Mont Blanc.
Concernant le Mt Blanc, le MAM etc. ça dépend aussi fortement de la physiologie et du métabolisme de chacun.
Par exemple j’avais fait le Mt Blanc à ski un mois de juin, première course de l’année en profitant d’un créneau météo, après, il est vrai, un bon entraînement vélo. Ceci pour illustrer mon premier propos.
Donc, gnauthi seauton !
Idem, 1ère course (et dernière avant le drame, mais c’est une autre histoire) de 2020 par la Tournette, sans entraînement pour le coup et zéro acclimatation, sauf à supposer que le Verdon ou les calanques acclimatent ? Début de grossesse par contre, petite triche hormonale avec dopage naturel…
Le critère acclimatation dépend beaucoup des profils je crois ! Pour le reste j’ai l’impression que tout est dit, pourquoi se presser ? J’ai toujours eu le sentiment que les projets se présentaient à moi en fonction de mon ressenti de mes possibles et de mes limites du moment.
Si vous vous en sentez capable, c’est probablement que vous l’êtes suffisamment pour faire demi-tour au besoin avant d’y rester ?.. Si vous avez l’impression que c’est un peu tôt, suivez votre instinct : lorsque ce sera le bon moment il y aura moins de questions, peut-être.
Oui ça je peux comprendre, c’est quand même sympa d’être autonome !
Avec votre expérience actuelle et si vous êtes un peu pressés, pourquoi vous ne faites pas l’aller-retour par la voie normale du Gouter ? Pour le coup vous avez le niveau pour ça et vous ne cumulez pas toutes les nouveautés des 3 Monts (altitude, course longue, technique…).
C’est pas si moche comme voie, l’arête des bosses est très belle, à la montée comme à la descente.
Et sinon les pentes un peu raide en neige/glace je trouve que c’est mieux d’apprendre tranquille sans que ça soit dans le cadre d’une grande course. Après quand tu seras à l’aise tu pourras transposer. Enfin pour les courses avec des pentes un peu raide, il y a aussi la VN de la Grande Casse.
Quelle que soit la voie de montée que vous choisissiez, je trouve que la descente par le Gouter avec une nuit au Gouter à la descente est un option sympa :
-> Déjà ça permet d’avoir tout son temps le jour du sommet. S’il fait beau on peut redescendre à toute heure côté Gouter. Il y a juste à se laisser descendre, pas ou presque pas de risques objectifs à s’inquiéter.
-> On passe une soirée détendue au refuge, le sommet étant fait.
-> Le lendemain, y’a juste la descente à faire et on peut partir tôt mais sans excès pour passer le couloir avant 9h sans croiser ceux qui montent.