C’est un peu la definition du risque 5 nan ?
Nivologie : ce qui nous attend... À lire !
La rando qui va au Pic de Gleize ?
Tu poses cette question car tu as vu ça :
Déjà, sans être au courant de ces avalanches, rien qu’en regardant la trace sur la carte, même si elle commence sécure, par les épaulements, elle tire droit dans le pentu juste après avoir traversé le 1er sentier.
L’itinéraire serait à bien étudier, cet endroit pourrait être craignos même par risque 3. Cela peut dépendre de beaucoup de facteurs, par exemple les épisodes de vent, de chute de neige, des températures…
Ah non, je n’avais pas vu mais ça ne m’étonne pas du tout.
Justement j’aurais dit jusqu’au premier croisement vers 1600 c’est jouable, pour la suite ça pose déjà des questions mais je ne connais pas exactement le coin.
Ah ben si, le risque d’avoir un accident de voiture
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(message supprimé par son auteur, sera supprimé automatiquement dans 100 heures à moins qu’il ne soit signalé)
Ceuze est frequentable par gros risque
Le Blayeul E ou du moins son antecime
Le Courradour
La Jouere depuis Reynier
Se méfier aussi des approches auto…
C’est reparti pour de nouvelles grosses chutes de neige à partir de ce soir, et beaucoup de BRA avec niveau 5 sur les alpes
RAPPEL : le niveau 4 est un risque FORT et même le risque 3 n’est pas anodin, c’est un risque MARQUÉ
C’est similaire à 1999, rien d’exceptionnel, c’était la norme dans les années 70-80 !
Mouais. Il n’est pas plus piégeux que le lendemain d’une grosse chute avec couche fragile enfouie, ce qui arrive tous les ans. C’est un risque qu’on est censé savoir gérer quand on a un peu d’expérience (gérer le risque peut signifier qu’on décide de ne pas sortir).
La différence est juste que ce n’est pas 2 fois dans la saison mais tous les 2-3 jours. Ben ouais, ce sont des choses qui arrivent, mais le BERA avertit de tout ça avec tous les détails, on a aucune excuse d’aller se mettre dans des zones craignos où il y a déjà eu des morts dans conditions similaires (je pense aux 3 morts à Val d’Isère, il y a des accidents dans cette zone presque tous les ans).
bin… comme il y a souvent des pros dans les morts par avalanche, je ne suis pas sûr que l’expérience aide beaucoup.
Ben si, plus piégeux malheureusement…
Ce n’est pas tous les ans qu’il y a autant de grosses avalanches spontanées, qu’on a autant de risque 5, qu’un train en suisse a déraillé, touché par une avalanche, que autant de stations de ski ferment leurs domaines d’altitude, que les habitants du Tour ont été confinés etc…
Il n’y a rien de piégeux en ski de rando quand il y a un risque 5, cad le maximum sur l’échelle d’évaluation des risques d’avalanche. Un piège est un danger caché ! Par risque 5, et à moins d’être aveugle, malentendant … c’est impossible de ne pas connaitre/percevoir le danger. Si on sort en montagne par risque 5, ça signifie généralement et simplement qu’on accepte un risque important sous-entendu qui n’est pas caché. On peut, bien évidement, se tromper dans son évaluation du danger et sous-évaluer les conséquences de l’accident. Mais par risque 5, il n’y a plus de pièges car le danger est maximum & généralisé.
On se rappellera de l’avalanche de 1999, détruisant 14 chalets et faisant 12 victimes. Rien donc de nouveau. Si les autorités demandent à la population de se confiner à cause des avalanches, le danger en ski de rando n’est pas caché mais une évidence sous-entendu non piégeuse.
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Ceci étant dit, avec environ 3 dizaines morts par an à cause des avalanches depuis x décennies, on n’est pas non plus dans un danger impactant massivement la France, et pas plus dans un danger/piège en progression. A titre de comparaison et de rappel, le tabac & l’alcool font 100 000 morts par an en France depuis x décennies.
Parce que tu t’imagines que tous les hors pistards lisent le bera ? Il y en a pas mal qui ne savent même pas ce que c’est. Il suffit de poser la question aux gaziers qui franchissent les filets.
Il y a aussi la lecture rétrospective d’un article, dont le ton m’a un peu troublée :
Bien sûr, il est toujours facile de refaire le film à la lumière de ce qu’on sait, 10 jours plus tard, mais quand même : Côte fine, je l’ai vu l’été : c’est bien raide et c’est en versant Nord, et au-dessus, c’est encore plus raide et ça accumule de la neige, non ? Alors quand on est en risque 4 ou 5… c’est plus que la loterie ? Je pose la question.
A chaque grosse chute, il y a de grosses avalanches spontanées !
Bien sûr leur nb et ampleur peuvent varier selon la sous-couche et le type de chute (vent, température, …). Mais c’est le type de chute qui nettoie ou enterrent les couches fragiles enfouies (en partie), limitant le risque de déclencher ces couches fragiles enfouies après les prochaines chutes. C’est d’ailleurs pour ça que traditionnellement il y a beaucoup moins d’accidents d’avalanche avec d’énormes plaques en Belledonne et Lauzière : quand il neige (enfin avant 2010), ce n’est pas par petits bouts de 10-20cm, c’est 60cm d’un coup, d’énormes plaques partent pendant la chute, ça nettoie tout, et quand le beau temps revient, on n’a plus de piège où on peut déclencher 1km² sur 1m d’épaisseur, comme c’est souvent le cas dans les massifs moins arrosés (Queyras, …).
C’est sûr que cette année ça empile tous les 2 jours sur de nombreux massifs du N et du S, plus de massifs sont concernés en même temps, les grosses avalanches sont plus grosses que d’autres années, et des coulées atteignent les routes.
Mais il n’y a rien de piégeux : qu’une grosse avalanche naturelle descende jusqu’à une route ou non, il ne faut être ni dans la zone de départ, ni sur sa trajectoire. Et les zones de départ potentiel par risque 4 sont connus, rien de nouveau. Idem pour leurs trajectoires.
C’est un itinéraire classique, pas très raide, de La Grave.
Je ne connais ni la météo ni les conditions nivo du jour du pépin. L’enquête, et le possible/probable procès, établiront les responsabilités.
Le problème, bien souvent, c’est qu’on se met rapidement la pression lorsqu’on a payé des vacances dans un lieu précis et que la météo et/ou les conditions sont mauvaises. La meilleure, et parfois la seule, solution est de ne rien réserver à l’avance et de choisir sa destination au dernier moment, en fonction des conditions et de la météo. Au pire, on change totalement les plans : VTT, escalade … 400 km plus au sud. Sans cette flexibilité, qui n’est pas donnée à tout le monde, on peut facilement aller plus loin qu’on ne le ferait habituellement. C’est encore pire en expédition.
Je ne ferais pas Côte Fine par risque 4/5, tout simplement parce que je n’irais pas à La Grave dans ces conditions. Mais je peux y aller quand je veux, c’est donc facile pour moi de renoncer.
En revanche, comme beaucoup de monde, il m’est arrivé de prendre beaucoup de risques à l’autre bout de la planète car c’était beaucoup plus difficile de renoncer.
Après le pépin, c’est facile de dire qu’il ne fallait pas y aller. De toutes façons, si c’est parti, c’est qu’il ne fallait effectivement pas y aller.
Le problème spécifique à la neige est qu’on valide positivement des mauvais choix. Parfois/souvent, on passe à la limite de la catastrophe mais on ne le sait pas et on a la banane d’un beau rail de poudre. Le nombre de pépins est relativement faible, à fortiori à comparer du nombre de rail de poudre. A la Grave et autres spots sérieux, tout est tracé très rapidement quand il y a de la peuf.
En cascade, alpinisme … le mauvais choix, la mauvaise décision sont souvent bien plus évidentes.
Plus 1
Bon là c’est du gros, c’est plus rare.
La semaine dernière il y a eu une énorme avalanche de lourde dans la combe E du Col de Roche Noire en Belledonne (combe classique depuis le Rivier d’Allemont), partie dans le versant N de la Pointe du Muret, et qui est descendue plus bas que 1400m (elle a parcouru plus de 800m de déniv et plus de 2km de distance).
Cette nuit, une autre avalanche est tombée dans le même vallon, peut être pas la même combe, mais les différentes combes de ce vallon se rejoignent toutes entre 1450 et 1650 m. Ce coup-ci la coulée est descendu jusqu’à la départementale (1120m). A cet endroit, la coulée a hésité sur l’itinéraire à suivre. Mais l’avantage d’être un fluide, c’est qu’elle n’a pas besoin de choisir. Elle s’est donc divisée en 2 :
- Une partie a traversé la route et a continué en aval.
- Une autre partie a suivi la route, sur 1km, jusqu’à Articol. Elle a traversée le hameau, toujours sur la route, et s’est arrêtée au pont après le hameau.
- Photos de près : Avalanche Belledonne, secteur Sommet Colomb - Ruisseau du Freney, Ruisseau du Freney - 20/02/2026
- D’autres détails : "On n'avait jamais vu ça" : plusieurs avalanches traversent un village en Isère, des dizaines d'habitants coupés du monde
- Photos aériennes : Isère. L’avalanche traverse un hameau sans faire de victime : « On a eu beaucoup de chance ! »
C’est la raison pour la vieille discussion entre l’échelle de dangers avalanche à 3 niveaux et l’échelle de dangers avalanche à 5 niveaux.
D’accord @CHNOS5808 a exprimé clairement ce que j’essayait de dire plus haut.
Autre chose, pourquoi le beRa n’est il pas un beDa?
R pour Risque D pour Danger.
Ce serait plus pertinent, mais il doit y avoir une raison?
