Chier en rando (ras-le-bol des cacas troglodytiques)

Illustration d’actualité :

Réglementation du bivouac à proximité des refuges de haute montagne: forte hausse de la pratique du bivouac et risques de pollution des captages d’eau par les déchets et matières fécales.

À compter de la publication et jusqu’au 30 septembre 2026, puis chaque année du 1er juin au 30 septembre.

Refuges concernés : Albert 1er, Couvercle, Envers des Aiguilles, Argentière.

Règles principales :

Bivouac toléré entre 19h et 9h uniquement, sur emplacements matérialisés par le.la gardien.ne, avec réservation obligatoire auprès de chaque refuge.
Capacités maximales par refuge : Albert 1er (10 tentes), Couvercle (5), Envers des Aiguilles (5), Argentière (5) — chiffres justifiés par la sécurité incendie et la capacité d’accueil en cas de repli.

Bivouac strictement interdit hors des zones jaunes du plan annexé, ainsi qu’aux abords immédiats des refuges (terrasses, DZ), sauf cas de force majeure.
Zone rouge : interdiction totale, en raison des risques de pollution des eaux de captage.

Usage obligatoire des sanitaires des refuges par les bivouaqueurs, pour préserver l’environnement et la qualité des eaux.

Source La Chamoniarde suite arrêté du maire, le 13 août 2026

Mais quelle idée de poser sa tente à coté d’un refuge alors que la montagne est vide.

L’arrêté n’évoque pas une augmentation de la pratique du bivouac en montagne mais seulement :

CONSIDERANT l’augmentation très significative de la pratique du bivouac aux abords des refuges de haute montagne,

C’est juste normal qu’un gérant d’hôtellerie de montagne n’ai pas envie de ramasser la merde des gaziers se posant à coté de son hôtel sans rien payer. S’il y a 5 tentes par soir pendant 2 mois, ça doit tout de même être pénible en fin de saison, à fortiori au fil des années. Tout comme, il ne souhaite pas être malade et a donc besoin de préserver la qualité de son eau.
Ce serait normal que l’utilisation obligatoire des toilettes des refuges soit facturée.

J’ai du mal à comprendre les gaziers se posant à coté des refuges. Motivations ? Instinct grégaire, appréhension en montagne …

J’ai vu cet arrêté, il y a quand même un truc qui ne me semble pas très clair: « Bivouac strictement interdit hors des zones jaunes du plan annexé »
Ca va jusqu’où? Tel que c’est écrit on comprends que le bivouac est interdit sur tout le domaine de la commune de Chamonix sauf les zones jaunes autour des 4 refuges. Est-ce que c’est bien ça l’objet de cet arrêté?

Quand à utiliser les toilettes des refuges quand on bivouaque dans la zone jaune, j’ai quelques doutes sur le réalisme de la chose, en particulier à Argentière. Ca ne peut marcher que si la zone de bivouac est à une distance raisonnable du refuge.

L’arrêté ne concerne que les zones aux abords des refuges, pas le territoire de la commune :

Le bivouac (campement sommaire avec ou sans tente pour une seule nuit) est réglementé à compter de la publication de cet arrêté et jusqu’au 30 septembre 2026 et du 1e’juin au 30 septembre de chaque année dans les zones situées aux abords des refuges suivants :

On peut chipoter sur la notion flou des abords. Néanmoins, c’est simple : il suffit de ne pas se poser vers le refuge. Ca me semble d’ailleurs plutôt cohérent. Si je monte le bivouac, ce n’est pas .pour m’installer à coté de l’hôtel place Bellecour à la sortie du métro.
Mais, je trouve que la montagne est globalement vide, sous-entendu ne recherche manifestement pas/plus le monde et n’ai aucun problème pour ne pas être gêné par la foule en montagne, ou même les moutons/patoux/VTT/drones …

Avec le topo-guide, c’est très facile d’être tranquille. Il suffit de chercher soi même ses idées sans les réseaux sociaux; ni regarder dans les topos sélections à la mode. Etre seul, c’est tout de même mieux pour chier tranquille. :slight_smile:

Franchement on s’en fiche. Le sujet c’est pas la fréquentation d’une zone de bivouac autour des refuges à Chamonix. Le sujet c’est que chier dans la nature et laisser son PQ c’est une pollution visuelle et environnementale. Et que même quand on croit être seul. En fait on est BEAUCOUP en montagne et on est BEAUCOUP à croire qu’on est seul.

Il a essayé d’effacer toute trace de son passage:

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Dans ce cas, il ne faut pas mettre de post sur la sur-fréquentation des zones de bivouacs autour des refuges à Chamonix. :slight_smile:

Pour ma part, je ne vois tout de même pas grand monde. Mais je ne fais plus des classiques Chamoniardes accessibles en téléphérique. Il y a des points de fixations archi-connus mais la montagne est vide ailleurs.

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C’est un post sur l’impact des déjections humaines sur l’environnement.
C’est un post qui illustre que si on fait tous un petit quelque chose, les répercutions sont réels.
C’est un post qui illustre que ce que tu dis n’est pas pas vrai, a savoir qu’en se focalisant la dessus on se donne bonne conscience et qu’il n’y aurai pas de problème.

De savoir pourquoi tout le monde dors au même endroit, ca répond pas vraiment au topic, même si c’est une bonne illustration de l’impact.

La montagne n’est que rarement vide. Il y a des animaux, un écosystème.
Ton exception de conduite « je suis seul ou je vais (du moins je le crois) donc j’estime que mon impact est minime/nul », ne peut pas être une démonstration de bonne conduite. De toute évidence « la masse » (nous autres, les nullos qui allons dans la montagne ou y’a pleins de monde) doit adapter son comportement, ses habitudes.

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De la pire des manière.
Même sur un glacier ce n’est pas la solution, il y a forcément des restes.

On manque clairement d’éducation. Il n’y a aucune communication à ce sujet aux départs des sentiers… si ? Je n’en ai jamais vu.

Avant les année 2000 ramasser les crottes de son chien faisait figure d’exception, aujourd’hui c’est quand même courant (et même réglementé parfois). C’est un changement de comportement.
Pour les nôtre, on y viendra peut-être dans les endroits critiques d’abord puis plus généralement ensuite.

Il y a quelques années, j’étais monté 10 jours à l’observatoire Vallot du CNRS (50 m sous le refuge Vallot), pour des expériences médicales sur le MAM. Déposés en hélico à 9h00, on avait passé la matinée à pelleter les kilos et les kilos de merde déjectés devant la porte (qui était installée sur le côté du bâtiment le plus abrité du vent). Bizarrement, ça ne nous avait pas amusé beaucoup…

Dans les parcs d’État, en Californie, quand on se pointe à l’accueil du Ranger avec sa réservation (imposée par les quotas de fréquentation), celui-ci (ou celle-ci, dans mon cas) te tend un sac type Ziplock (sac de congélation) de 3 litres, avec un sachet craft à l’intérieur, qui fait du bruit. La première fois, intrigué, j’ai demandé ce que c’était ; le bruit, c’était de la litière pour chats, et le sac c’était pour redescendre ta merde après ta rando/grimpe. Goguenard, j’ai demandé « Et comment ils font, les ours ? ». La madame elle a pas rigolé du tout, et m’a menacé d’annuler la résa ; soit je prenais le sac (et je m’en servais), soit j’étais (fermement) prié de quitter le lieu illico. Le crédo - bien réel - des parcs : ne pas laisser de trace. Finalement, j’ai bien accepté/apprécié la démarche.

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Et au retour tu dois prouver que tu l’as bien utilisé ?

Difficile, en cas de constipation :yum::roll_eyes:

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Comment transformer un déchet naturel biodégradable en déchet avec du plastique difficile à recycler.

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Non ! :grimacing:

How to Shit in the Woods est un best sellers depuis 1989. Mais il faut savoir raison gardé avec l’approche US, notamment en comprenant la culture US (j’y ai vécu 2 ans). Les américains ont un problème avec le sexe : c’est des puritains affichés. Uriner en public est illégal dans tous les États américains, voire c’est un délit en tant que tel. Les parcs n’ont donc pas d’autres solutions que d’installer des toilettes déjà simplement pour permettre de ne pas uriner en public sur les parkings.
Dans les parcs nationaux, la loi fédérale s’applique et elle est généralement plus stricte. Elle a beaucoup de sens, notamment dans les déserts. Mais le caca n’est pas interdit dans les parcs US d’une manière globale car il ne pose pas de problèmes dans des endroits plus humide : Tétons NP, Smoky Moutains …

En France, ou même partout sur la planète, les impacts du caca humain sont à évaluer en fonction du lieu. Vallot, ça va rester longtemps, éternellement, l’impact est donc « majeur » même s’il n’y a que qlqs caca par an Tout comme au Col du Midi où la consommation de la neige à tjrs été délicate, y compris au précédent millénaire.

Par contre, c’est un non sujet dans 90% de la surface des Alpes, avec bien évidement les « limitations » de la quantité et la proximité d’une source d’eau potable.

Le soucis est surtout culturel : on ne supporte plus notre caca. Chier en public est quasi impensable à nos époques alors les latrines publiques étaient collectives chez les romains : ils chiaient côte à côte en socialisant. Chez Louis XIV, les nobles chiaient derrière les tentures et personne ne s’offusquaient de prendre un parapluie pour traverser sous certaines fenêtres. La mauvaise gestion de la merde tuaient pourtant des centaines de milliers de personnes en Europe. Au siècle dernier, ça chiait encore collectivement dans les forts militaires.

La culture et nos société ont changé. On s’isole pour chier, on s’offusque de la vue et de l’odeur ne notre caca. En 2026, certains vont donc monter au créneau pour une simple merde humaine et un infime bout de PQ sur un chemin. Des zones entières sont balisées de bouses de vaches, de crottes de biques mais ce n’est pas notre caca et c’est donc toléré …

Pour la France en 2026 et hormis qlqs zones (hautes altitudes, glacier, proximité des sources eau …), il y a assurément un juste milieu à trouver entre la réglementation justifiée des déserts US et Louis XIV.

nos connaissances en matière d’hygiène et d’épidémiologie aussi et surtout

Le péril fécal a tué des millions de personnes dans le monde. Le choléra continue de tuer des milliers de personnes chaque année. Mais il faut savoir raison garder : en France, l’eau potable et les réseaux d’assainissement ont réglé le problème. Les premiers systèmes modernes datent du milieu du 19e siècle dans les grandes villes.

Un caca sur ou à côté d’un chemin en France n’est généralement pas un souci épidémiologique, sauf à proximité d’un captage d’eau. C’est surtout culturel, avec une gêne visuelle. Le papier toilette abandonné ne fait qu’indiquer qu’il y a un caca, ce qui renforce l’impression de saleté.

Si on prend un minimum de précautions élémentaires, ce n’est clairement pas la merde humaine qui va nous rendre malades pendant nos sorties dans l’Alpe homicide. Les crottes de renards ou de chiens, la gastro ou la fièvre des troupeaux sont plus problématiques, même s’il ne faut pas en faire une psychose. Avec du bon sens et parfois quelques pastilles, on s’en sort très bien en France.

La principale pollution, c’est le CO2 émis pour s’amuser. Il n’a ni couleur ni odeur, mais les cracras sont sur tous les parkings. C’est culturel avec une acceptation massive de la quasi totalité de la population. Ca pleure sur Fontainebleau mais ça mazoute pour pratiquer ce qui n’est qu’un loisir. Jeter un papier, chier à coté d’un refuge/parking/point d’eau n’est pas intelligent. Mais la nature s’en remet aisément. Le CO2 que nous émettons impacte le climat pour qlqs centaines/milliers d’années.

2026 est l’été le plus frais que nous vivrons pour le restant de notre vie ! Combien d’entre nous vont changer, et pas juste pour une clim ? Faire la leçon sur le caca tout en prenant l’avion pour s’amuser s’apparente à de la schizophrénie.

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je soulignais juste le fait que, si on ne « chie plus tous les uns à côté des autres », c’était principalement pour des raisons hygiéniques plutôt que culturelles.
Je n’ai jamais dit qu’il y’avait un « risque épidémique » ou écologique à un « caca sur le chemin ».

C’est le contact, la contamination physique, qui pose des soucis d’hygiène, pas la vue.

merci je suis au courant :sweat_smile:
faudrait voir à ne pas interpréter les propos des autres. A aucun moment je n’ai écrit ça. Le risque de contamination n’est pas lié à la vue, mais existe dans la promiscuité avec les autres (« chier tous les uns à côté des autres » Ici je reprenais simplement ton exemple des forts militaires et latrines publiques. encore une fois, rien à voir avec « chier en extérieur ». Je rebondissais seulement sur ta disgression à ce sujet).

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