Sans prendre en compte la neige, la technicité, les aléas du terrain, le manque d’oxygène, si un Jornet-Védrine met 5h, le traileur champion départemental doit mettre 6h, donc moi 12h en courant et 24h en marchant.
Où est didren, l’auteur de cette discussion ? Tu estimes à combien ton chrono sur un 4200d+ en trail non neigeux ?
Chamonix Mont Blanc en un jour
J’irais même plus loin…
En fait il n’y a que deux catégories dans la compétition: le champion et les perdants. Et plus tu te rapproches du champion et plus tu te rends compte que t’es un looser. La pire place est la médaille d’argent. Il y a d’ailleurs des études très intéressants à ce sujet. Le troisième est toujours plus heureux que le deuxième. Car il a réussi à rentrer dans le podium alors que l’autre, il a raté la première place.
La deuxième meilleure place en fait, est celle du dernier… le type qui rentre déjà la nuit, quand l’organisation est en train d’enlever le décor… mais qui arrive pile avant la dernière barrière horaire, après d’avoir bien souffert pendant tout le parcourt. Lui, il nage dans le bonheur 
Je te remercie pour ces infos. Je n’avais pas pris le temps de chercher.
C’est donc encore plus étonnant que Benjamin Védrines mette une mine aux meilleurs de la discipline. Jacquemoud et Jornet ne sont pourtant pas des peintres, surtout dans un terrain aussi facile que la voie normale du Mont Blanc.
Si les infos de Wikipédia sont correctes, on dirait que Benjamin Védrines a bénéficié de très bonnes conditions de neige pour descendre bas à ski et probablement que Jornet a perdu qlqs minutes qd Jacquemoud est tombé. Cela aurait permis à Benjamin Védrines de rattraper les 20 minutes de retard prises à la montée, cad une tôle de 8-9%. C’est déjà plus logique que les gros poumons soient toujours largement devant sur la montée.
Cela signifie donc également qu’il y a encore beaucoup de progression possible en fonction des conditions (cf chrono de William Boffelli à 4h34 dont 1h02 à la descente).
Ca rappelle également l’importance des conditions.
Perso je ne vois pas du tout ma pratique comme une compétition. Je n’ai aucune envie d’être le champion et aucun sentiment d’être un perdant.
Bientôt 1 siècle pour :

On n’a pas tous la même pratique de la montagne, rien de nouveau.
Je pense qu’il y a ceux qui confondent parfois compétition et performance (je ne dis pas que tu le fais). Personnellement, j’aime parfois chercher un peu de « performance » (à un niveau compatible avec mes compétences et ma forme physique) alors que je n’ai jamais cherché de la compétition.
J’ai pas lu le bouquin de Pierre Alain. Il est bien pour quelqu’un qui s’en fout pas mal de la compétition ?
Je dirais pareil pour moi. La performance est importante dans mes motivations (j’aime bien ça ne soit pas trop facile), mais pas la compétition (je m’en fout de faire mieux qu’un autre).
En fait j’aime bien les deux: la performance et la compétition.
De la performance j’aime bien la sensation de progresser.
De la compétition j’aime bien les ravitaillements.
et
+1. Le guide aura envie de savoir à qui il a affaire et il y a fort à parier qu’il impose une course de préparation avec lui. L’autre option, @didren, c’est de partir avec un guide qui te connaît déjà.
Maintenant que la montée au Mont Blanc a la journée se démocratise il serait grand temps de nettoyer la montagne et retirer tous ces amas de métal et béton qui sont les refuges et les remontées mécaniques.
Ça a toujours été une de mes obsessions de gravir les grandes montagnes à la journée, surtout les 4000, en partant de la vallée, sans utiliser de remontées mécaniques et sans dormir en refuge
un peu par choix personnel, un peu aussi parce que les refuges sont souvent tellement bondés qu’il devient presque impossible de bien se reposer
ce qui m’a permis de le faire, c’est la combinaison d’un très bon entraînement pour les marathons (et pour les courses à pied en général) et d’une bonne préparation aux ascensions en haute montagne
au fil des années, j’en ai fait pas mal, Vallée d’Aoste, Suisse, France,…toujours avec la même philosophie: partir d’en bas et tout faire dans la journée
pour le Mont Blanc, j’ai dû revoir un peu mes plans, car je n’ai pas trouvé de compagnons prêts à tout faire réellement en une seule journée
nous avons donc choisi une solution intermédiaire: montée jusqu’au Nid d’Aigle le samedi après-midi et nuit dans un petit hôtel tout près (nous n’étions que sept, gérant compris alors que le Refuge du Goûter était plein à craquer)
le dimanche, nous sommes ensuite montés au sommet du Mont Blanc
j’aurais encore aimé tenter l’ascension par le Refuge Gonella, entièrement à la journée, du bas jusqu’au sommet et retour, mais le temps a passé… et aujourd’hui, dommage, ce n’est plus un rêve que je peux me permettre d’envisager
ah, j’oubliais: j’aime aussi partir de chez moi pour gravir un sommet, parfois en utilisant le vélo, et quelquefois avec les skis sur le sac à dos…
Magnifique !!
Tu t’inscris dans la lignée du grand Ander Heckmair, qui habitait à Munich et s’est rendu dans l’Oberland bernois à bicyclette (300km !) pour réaliser la première ascension de la face N de l’Eiger.
…
… et du grand Göran Kroop aussi !
Ce n’est bien sûr pas un exploit, mais il y a quarante ans, j’ai fait un de mes Mont-Blanc à la journée. A l’Aiguille, la première benne était plus matinale qu’actuellement et nous étions revenus au Plan en début d’après-midi. A deux, sans courir et sans guide
. Était-ce courant à l’époque ? Et actuellement ?
Bon, c’est un p’tit peu hors sujet mais le titre du fil m’y fait penser. Désolé didren.
Je crois qu’on parle de Mont Blanc à la journée depuis Chamonix dans ce fil, pas depuis le sommet de l’Aiguille qui n’a bien sur rien d’un exploit, puisqu’on part de 3800m.
Oui, assez banal. Sans commune mesure en terme d’énergie avec le départ depuis le fond de la vallée.
Peut-être depuis plan de l’aiguille ?
Oui c’est marrant et j’ai aussi relu le message initial. Il s’agit en fait de Chamonix >> Mont Blanc en un jour sans qu’il soit mentionné le mot retour. Donc pas de probleme. 
Ce qui m’épate c’est qu’en plus elle arrête pas de tchatcher et de rigoler…