Il y a des chances, pour que @didren l’ait vu…
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N’est pas Gerardi qui veut, cela dit. Et elle a bénéficié de tout un staff, avec des dépôts de matos. Elle monte léger, mais pour autant, ne termine pas l’ascension en short, comme on peut le voir.
Chamonix Mont Blanc en un jour
Glacier = Crevasses
100% des gagnants ont tenté leur chance
100% des perdants aussi hélas
Tant que ça ? Ça devrait être moins cher qu’en deux jours non?
Faut l’entraînement adéquat quand même.
En montant par le Nid d’Aigle, refuge du Gouter et l’arête des Bosses, le risque crevasse reste raisonnable. Camptocamp.org C’est plus long, à fortiori en partant du fond de la vallée. C’est également moins emblématique que de partir de Chamonix.
Mais c’est une meilleure option pour y aller sans partenaires. On y est rarement vraiment seul, ce qui est un avantage ou un inconvénient suivant ce que l’on recherche.
Oui, je pense que la jonction c’est toujours dégueu. En tous cas il y a encore 2-3 ans ça restait clairement le passage clé. C’est marrant (ou déprimant), j’ai l’impression d’avoir Peillex dans ma tête qui râle : « encore un hurluberlu ».
En gros je pense que pour passer par la-bas, il faut y aller pendant la saison de ski, mais quand la neige est suffisamment dure pour ne pas trop s’enfoncer à pied (comme dans le film quoi).
Mais du coup il faut deux guides qui descendent du refuge jusqu’à la gare des glaciers pour attendre le traileur, sachant que l’un des deux devra attendre au refuge jusqu’à la descente pour faire remonter le deuxieme si les guides dorment la-haut une nuit de plus…
Bon au moins entre les deux guides, il devraient accepter de porter le matos. Parce qu’avec un sac d’alpi rempli, le « mode trail » c’est pas si simple.
Il faut aussi que l’arête N soit en bonne condition pour la montée (risque de de chute sérac sur les plateaux) et que les plateaux soient en bonne condition pour une descente rapide.
Bref, passer par un guide local qui va gérer l’organisation me parait clairement nécessaire pour avoir une chance pas trop mauvaise de réussir. Si on a pas les sous, ben soit il faut économiser, soit il faut se former et pratiquer pour être capable de gérer ce type de course en autonomie.
c’est quand même un peu tordu cette demande je trouve. ou alors il faut un gros coup de bol : tomebr sur un guide qui relargue ses clients la veille aux grands, et que du coup y soit dispo.
parce que sinon, il va lui aussi se faire l’accès refuge, donc devra t’en refacturer le coût. cette montée au refuge, c’est du temps qu’il facturerait si il prenait un autre engagement sur le même créneau.
Quand prévois-tu cela ? Quel timing d’ascension envisages-tu ? Quel stratégie en terme de matériel et donc de poids ?
Je serais éventuellement intéressé par le trip. Partir de l’église St Michel a effectivement de l’allure.
Où es-tu basé ? Je suis dans l’Isère. Avant de partir sur la grosse bosse, nous pourrions par exemple nous tester sur une course facile comme l’Aiguille d’Argentière à la journée. Dans une ancienne vie, je l’avais fait à la journée depuis le fond de vallée pour me faire la caisse à ski avec du matériel standard : Camptocamp.org
A l’époque, ça le faisait plutôt bien en avril à ski. A voir si le glacier complique en 2026 !
Un peu compliqué de rebosser dès le lendemain quand même, non?
Oui sûrement, même pour un guide. Et peut-être qu’ils ne sont pas tous capables de le faire ?
Il n’y a « que » 3 800 m de dénivelé, pris rapidement et efficacement. Ce n’est pas non plus extraordinaire de réaliser cela en 24 h si l’on est en forme, pas trop âgé, que l’on connaît et pratique la montagne, que l’on dispose du matériel adapté et que l’on est acclimaté. Les spécialistes confirmeront, ou non, mais l’acclimatation reste primordiale, même si elle ne pose généralement pas de problème à quelqu’un qui évolue régulièrement dans ce massif.
Cela fait longtemps que la performance ne consiste plus à monter la « grande bosse » en une journée. Le record aller‑retour est d’ailleurs inférieur à 5 h (à skis). Réaliser l’aller‑retour en une journée, c’est faire cinq fois moins bien que les meilleurs. Ce ratio reste relativement raisonnable si on le compare aux KOM sur Strava. Par analogie, c’est un peu comme courir un marathon en 10 h alors que les meilleurs flirtent avec les 2 h. L’analogie n’est pas parfaite, car les athlètes professionnels utilisent du matériel spécifique et bénéficient d’une organisation dédiée. Néanmoins, cela donne un ordre de grandeur.
Pour donner un autre repère, les parapentistes mettent généralement 10 à 12 h pour monter au Mont Blanc depuis Bionnassay (1300m).
Mauvaise comparaison à mon avis. Effectivement, à ski, par bonnes conditions, faire le mont-blanc depuis le bas en moins de 24h, beaucoup en sont capables.
A pied, en portant son matos du haut en bas, en comptant les aléas des conditions et de la meteo tout en restant dans les temps pour avoir une marge de sécurité sur les horaires et en étant frais le lendemain pour bosser, je suis beaucoup moins sur.
Tous les guides ne sont pas dans la forme de leur vie et il y a des limites physiologiques pour tout le monde.
On fait ce genre de chose en mettant généralement tout les atouts de son coté. Si on est chargé, qu’on n’utilise pas les moyens les plus efficaces et qu’on y va par mauvaises conditions … c’est effectivement plus difficile.
L’échange entre julien et pasinvite parlait du prix et des guides. Si ils offrent une prestation, ils doivent être capable de la livrer dans une plage de condition relativement large. En tant que guide en service, ils ne peuvent pas non plus y aller en slip.
Bref, comparer 5h à ski en mode record ultraléger ou en trail avec une équipe de support et un guide qui devra avoir de la marge, du matos (notamment une corde) et pas forcement des conditions optimales du haut en bas, puis dire que c’est ok en faisant une analogie avec un marathon (où tout le monde est en short-baskets), ça me parait pas très judicieux.
Tes critères sont un peu bizarre, tout de même, c’est quoi âgé pour toi ? Parce que je connais des personnes qui ont passé la soixantaine qui sont bien plus en forme et avancent bien mieux que des trentenaires.
En règle générale la performance physique diminue avec l’âge. Ca va dépendre de la personne, de l’activité et de bien d’autres paramètres … mais c’est tout de même assez général qu’une personne avance moins bien à 60 ans qu’à 30 ans.
Cela n’empêche bien évidement pas qu’une personne de 60 ans puisse mieux avancer qu’une autre personne de 30 ans, à fortiori avec 50% de la population en surpoids/obèses.
Justement, 5h versus 24h, un facteur 5.
Je vais le dire autrement. De part mon expérience et ma pratique, je ne trouve pas que 24h pour un AR à la grande bosse soit une prouesse de haut niveau. Compte tenu du dénivelé total et la faible technicité de l’itinéraire, 24h permettent d’avancer à une vitesse moyenne relativement faible, de faire des pauses et donc de durer. Par contre, l’acclimatation est un élément essentiel, souvent le point critique quand on n’est pas constamment dans le massif. J’avais fait 2 saisons avec le forfait annuel du massif du Mont-Blanc, et donc tjrs en altitude et donc acclimaté => ça change beaucoup de chose.
Aujourd’hui, les tentes hypoxiques se démocratisent, et permettent de s’acclimater en étant loin du massif.
J’avais compris. C’est pour ça que j’ai écris « moins de 24h », même si il y a d’autres limites pendant les 24h (la nuit, le sommeil, l’eau, la bouffe).
Non, ce n’est pas une prouesse de haut niveau. C’est pour ça qu’il y a tous les ans un paquet d’amateurs qui le font soit à ski soit à pied depuis à peine plus haut que l’eglise. A ski c’est vraiment abordable pour beaucoup de pratiquants un peu affûtés alors que les traileurs sont souvent moins bons pour porter un minimum, résister au froid et cramponner.
Ça n’empêche que ce n’est probablement pas un effort débonnaire pour une part non négligeable des guides.
L’acclimatation est effectivement essentielle, mais ce n’est pas tout non plus.
Ceci dit, si c’est vraiment pour le faire en plus de 12h, autant prolonger le plaisir et dormir au refuge. Ça n’empêche pas de faire l’aller retour depuis l’église et ça rendra juste l’une des pauses un peu plus longue et confortable.
Je suis bien d’accord, la classique est de partir à minuit du tunnel et de finir le ski de jour,
compte à 19h, donc table le sur 21h pour arriver en bas à ta voiture. un peu moins de 24h.
partons sur 21h voiture/voiture, donc ta marge est x4 par rapport aux champions avec assistance avec montagne en top condition (en 5.5h).
sans assistance, si les gars avait du faire la même chose en portant leurs crampons, piolets, corde, gore-tex doudoune, baudrier, bonnet, lunettes, bouffe et eau (on ne parle pas évidement de réchaud, bivouac secu, pharmacie, ARVA, broches, kit crevasse, les traileurs sont au dessus de tout ça), depuis le bas, tu dois être sur du x2, en gros ça doit vite être 10/11h pour monter là haut pour eux. Le poids est le pire ennemi de l’opération.
détériore les conditions passe en mode : conditions non reconnues et forcement différentes d’un jour de perf, avec neige plus molle, trace pas trouvée, pas faite ou je ne sais quoi, les gars mettraient plutôt 12h/15h
ta marge passe alors à 6h/15h = 40%
Sur base 2h,
Pour ton analogie c’est plus un marathon en 2h48 qu’il faut claquer…un peu plus sélectif qu’en 10h 
Mais comme tu le dis c’est pas impossible, beaucoup le font, c’est fréquemment tenté et assez réussi, j’ai un bon copain Traileur qui l’a fait, avec guide, il était très content de l’encadrement, et m’a confié que seul il aurait buté, pas certain que le mic-mac de faire dormir le guide aux gd mulets te gagne beaucoup. Les gars avaient dormi à Torino la veille (encore du budget), pour s’acclimater, tu peux peut-être dormir aux cosmiques ça évite le tunnel. Appelle des guides de la vallée ils te réorienteront vers ceux qui font ça, ils se connaissent tous, c’est peut être un peu moins cher que par le bureau, mais oui il faut compter plus de 1000€.
Bon courage, hâte de lire le CR !
La question est sur une ascension en été. Donc les skis c’est hors sujet.