Catastrophe au Népal

(message supprimé par son auteur, sera supprimé automatiquement dans 100 heures à moins qu’il ne soit signalé)

C’est plutôt l’endroit où le front de crue semblait être le plus brutal: Client Challenge

C’est certainement une erreur: le poste frontière précis est dans la localité de Rasua (Rasuwa), qui se trouve être aussi exactement au confluent entre la Lende Khola emprunté par le mur d’eau et la rivière venant de Kyirong qui est entièrement en territoire chinois (jette un coup d’oeil sur OpenTopoMap).
Les images effroyables que l’on voit sur le net viennent de Rasuwa (qui avait déjà subi un truc du même genre qui avait emporté le pont célébrant l’amitié sino-népalaise.

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Merci pour les précisions!

Si mes souvenirs sont exacts :
Gyirong est le nom tibétain, la frontière ‹ Gyirong port › est à 1800m et le village Gyirong à 2700m.
Rasuwa le village népalais sous Gyirong port

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Il y a surement une conjonction de phénomènes.

Dans une vidéo, on voit que la vague fracasse un barrage à un endroit

Mais comme pour la Bérarde, mon avis personnel, c’est qu’il y avait probablement aussi un lac sous glaciaire.

Sur cette vidéo du poste frontière (à la jonction des 2 vallées dont la vallée d’ou arrive la lave) on voit que la rivière coule de droite à gauche, puis on voit le tsunami de boue/roche/flotte/glace pilé arriver plein pot dans le sens contraire du courant, en remontant l’autre vallée (probalble ment jusqu’à assez loin?)… Hallucinant la puissance du truc…

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Je pense que c’est un phénomène de lave torrentielle ou similaire : quand dans les bonnes proportion, le mélange,eau terre, roche de différente granularité/taille devient fluide et donc s’écoule…

Ça parait « irréaliste » mais c’est bien cela une lave torrentielle : https://www.youtube.com/shorts/S-8db1cQmu8
Une des raison d’apres le wiki

L’eau et les sédiments fins forment une boue d’une densité suffisante pour la mise en suspension et l’entraînement des éléments rocheux. Cette boue, appelée matrice, peut atteindre une densité élevée (1,8 à 2,2 t/m3) ce qui lui permet ainsi, avec une pente assez forte, de déplacer des blocs de plusieurs tonnes.

Le phenomene est probablement identique a Blatten, mais en bcp plus gros. sur les images landsat9, on peut mesurer la « cassure » qui fait environ 2.2km, et une partie est de la roche qui a lache et le glacier qui s appuyait dessus. le haut de la cassure est a 5200m et ce qui semble la base du masdif rocheux qui est parti a 4500m. la vallee en bas est a 3000m. L energie lors de la chute est telle (frottement) qu une partie de la glace fond et fait un gros melange type lave torrentielle. faut voir egalement sur les images que c est tombe sur bout de glacier qui a ete pulverise. on voit bien sur l image copernicus un lac a la place…

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Pas tout à fait.
A Blatten, ce sont les éboulements du petit Nesthorn qui en tombant sur le glacier l’ont « lesté » et fini par provoquer son effrondrement; au Népal, c’est l’effondrement du support du glacier qui a causé son propre effondrement.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/27/inondations-au-nepal-et-au-tibet-l-origine-du-drame-est-un-glissement-de-terrain-qui-a-entraine-avec-lui-un-glacier_6758468_3244.html

Non non là ça rejoint la rivière au nord puis le poste frontière. C’est quand tu as donné le glacier versant sud que ça marchait pas

C’est ça

je parle de l’écoulement, pas de la source de la rupture

Tout le monde semble s’accorder sur une lave torrentielle.
-Densité granit - gneiss - calcaire compact : 2,2 à 2,35 : roches usuelles
-Densité famille gabbros basalte 3-3,3 élevée mais assez rare, qu’on oubliera ci aprés.

Donc on dit qu’une lave torrentielle peut atteindre en théorie 2,2 , ce qui revient à dire qu’il n’y a guère que du caillou à 2.3 (densité eau :1) : si l’on veut… , bien considérer l’élément de volume représentatif, variable selon la coulée ( disons métrique)

Mais la densité de la matrice ( boue) de la lave ne peut guère excéder celle d’un sol poreux de type argilo sableux saturé en eau : disons 1,9.

Ceci dit hors effets dynamiques, une boue à 1,8 déjauge un bloc à 2.3 en ne laissant qu’une « densité » résiduelle à 0.5

Donc une pichenette, un peu de pente, et hop rien n’ arrête le bloc, porté par la boue.

( PS : En français, la densité est le rapport des masses volumiques du matériau/masse vol de l’eau, sans unité donc. La density anglosaxonne est notre masse volumique qui s’exprime en kg/m³ : facteur 1000 entre les 2)

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Les touristes victimes, c’est une chose, mais vu les images particulièrement impressionnantes, je me demande combien ça fait de victimes en tout. On dépasse malheureusement inévitablement les milliers de morts vu l’ampleur de la catastrophe…

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Des photos récente de la zone du glacier qui s’est effondré.

Chose assez unique c’est que le glacier ainsi coupé va reprogresser vers le bas. En espérant juste que les chutes de séracs, inévitables vu la cassure, restent dans des proportions raisonnables.

C’est un phénomène de mascaret qui s’est produit à la confluence du Lhende Khola et du Kyirong Tsangpo à Rasuwa.
Ce phénomène est une hypothèse envisagée en France par exemple en cas de rupture du barrage de Vouglans sur la rivière d’Ain .
En arrivant à la confluence avec le fleuve Rhône la vague qui déferle pourrait générer un mascaret qui remonterait vers l’amont du fleuve. Ce mascaret pourrait endommager et noyer, entre autres, le système de refroidissement des 4 réacteurs du CNPE de Bugey situé bien en amont de la confluence de l’Ain et du Rhône.

Ça serait peut être à nuancer : chaque kilos de CO2 émis par l’activité humaine en plus que ce que peut régénérer l’ écosystème terrestre.
Ef donc il y a ceux qui dégaze à gogo et ceux qui trinquent pour les autres.
L’indicateur, certes imparfait mais qui a le mérite d’exister, donne pour la France la date de son jour de dépassement écologique à la mi-avril 2026.
Ce même indicateur précise que les français n’utiliseraient que 55 % des ressources terrestres annuelles si nous avions le train de vie des Népalais.

La page Wikipedia résume tout le déroulé de cette tragique catastrophe ici

ça tient aussi à la topographie; la vague torrentielle est arrivée à pleine vitesse d’une vallée étroite et encaissée orientée NE/SO sur une vallée N/S; il est mécanique qu’une partie se soit aussi propagée au nord alors que le gros du flot descendait dévaster la vallée au sud.
Les images du glacier effondré et la vidéo postées par @jewok sont intéressantes mais on a du mal à mesurer l’ampleur faute de références (c’est l’Himalaya…). Ce qui est certain, c’est que la hauteur de chute et la raideur de la pente entre le bassin glaciaire et le cours de la rivière tout en bas ont dû considérablement accélérer la vitesse du flot.
Reste à savoir quelle a été la cause du glissement de terrain sur lequel reposait la partie du glacier qui s’est effondrée, et la raison d’un tel volume liquide ensuite, qui semble excéder celui du glacier effondré.

Je met le lien d’une vidéo de France Info que je trouve très pertinente et synthétique: