Bâches géotextiles pour ralentir la fonte glaciaire

C’est assez justifié.

Si on voulait pas que les gens viennent, il fallait pas construire de train ni de télécabine.
C’est pas 3 bouts de bâche qui vont changer grand chose au tourisme de masse.

Je ne sais pas ce qu’ils feront lorsque le glacier aura disparu. Peut-être une grande grotte en plastique ?

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Pouce en l’air pour CHNOS5808

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Oui mais si demain tous les touristes (des milliers) qui montent aujourd’hui au Montenvers, engraisser les gestionnaires, doivent faire comme toi, combien seront-ils à aller visiter les vestiges d’une grotte de glace artificielle. La solution serait peut-être de s’améliorer, bien évidemment, mais de laisser la nature faire sa vie.

Le train du Montenvers date de 1909. Surtout, il est électrifié et donc en grande partie décarboné compte tenu du mixte électrique français. Idem pour le téléphérique, qui reste un transport en commun décarboné. Grosso modo, c’est donc un loisir grand public déjà largement décarboné. J’ai donc un peu de mal à voir où serait le problème à essayer, dans la mesure du possible, de le maintenir, y compris avec une tonne de non‑tissé. Plus globalement, si le transport individuel français ressemblait au Montenvers, on aurait déjà fait un immense pas en avant.
Le français a oublié que le genre homo n’a pas conquis la planète en Hummer climatisé mais à pied. À de rares exceptions près, on ne va donc pas lui demander d’aller à Chamonix à vélo. Néanmoins, s’il arrivait simplement à s’y rendre en transport en commun décarboné, on aurait déjà fait un gros pas en avant, et même commencé à réduire les 15 à 20 % que représente la voiture individuelle dans les émissions d’un français.

Les pratiquants d’APPN (activités physiques pleine nature) me semblent globalement particulièrement polluants, que cela soit par leurs déplacements loisirs massivement motorisés mais également plus globalement par leurs niveaux de vie, tout en se complaisant dans les mauvaises leçons sur l’impact des autres. Ce sujet en est un exemple.
La paille, la poutre et passer le balai devant sa porte.

Le snowfarming avec des bâches ne me fait pas plus rêver qu’avec de la sciure. Mais s’il n’y avait que cela à traiter, on aurait sortie le cul des ronces depuis un moment.

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26 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Postécolo 2 (ouvert par Oli974)

Il ne t’a pas échappé que le sujet du fil était les bâches.
Je ne vois pas en quoi discuter ad nauseam du co2 et des bagnoles interdirait de discuter aussi des bâches. Je comprends tout à fait que tu fasses une fixation sur les bagnoles (moi aussi, mais dans une moindre mesure) mais ça n’interdit pas de parler d’autres choses sans se faire incendier.

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Ça reste réellement un détail quasi insignifiant.

En fait le problème des bâches sera que la grotte de glace va survivre un peu plus longtemps, et donc les gens viendront la voir un peu plus longtemps en voiture.

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Tiens, une question que je connais pas la réponse: la grotte de la Mer de Glace, qui la gère ?

La famille Claret :(surnommés les « Grottus » ) De génération en génération depuis 1946, elle détient la concession historique pour sculpter et creuser à la main cette grotte artificielle directement dans la glace du glacier. La Compagnie du Mont-Blanc : Elle exploite le train à crémaillère du Montenvers et les remontées mécaniques qui permettent aux visiteurs d’arriver au pied du site

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Je crois quand même que les « grottus » se dont un peu équipés depuis leurs débuts

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Non et déjà écrit : le département en a repris l’exploitation en direct en 2024.

C’est marrant (presque) à cette période les transports carbonés réchauffé déjà le climat
(Source Wiki) La première grotte est creusée d’avril 1863 à la fin juin et connaît immédiatement un grand succès. Elle est alors appelée « grotte de cristal » ou même « palais de cristal ». À cette époque, la Mer de Glace descendait jusqu’au fond de la vallée et s’appelait glacier des Bois, du nom du village où elle se terminait et où se trouvait la grotte. Néanmoins, le glacier était dans une phase de recul rapide et, à partir de 1870-1871, ce front glaciaire se trouve dans une zone plus accidentée où même l’arche naturelle de la source ne se forme plus[2].

À partir de 1872, la grotte est alors creusée au glacier des Bossons sous le nom de « grotte du Mont-Blanc »[2].

C’était la fin du petit âge glaciaire, j’imagine.

Oui mais à cette période, en termes de pollution, il n’y avait que les pets de vaches, les locomotives à vapeur, et le chauffage au bois.

(message supprimé par son auteur, sera supprimé automatiquement dans 100 heures à moins qu’il ne soit signalé)

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Pour les bâches c’est surtout les microplastiques qui vont poser problème. mais il faudrait comparer à l’usure des pneus pour aller à Cham.

Les microplastiques me font penser au caca. C’est emmerdant, mais ce n’est pas la fin du monde. Les niveaux d’exposition actuels et les risques ne relèvent pas d’une urgence sanitaire, hormis peut être les poussières des centres urbains.

Ces non‑tissés ne sont pas fabriqués dans des matières plastiques abominables : du PP, du PES, voire même un poly‑jenesaisplusquoi biosourcé et biodégradable. Le Gurschenfirn, au Gemsstock, a été l’un des premiers recouverts vers 2005. c’est pas hier et ça semble bien fonctionner pour un impact probablement bien moindre que celui de canons à neige. À raison de 500 g/m2, les quantités de plastiques utilisées sont insignifiantes à l’échelle des millions de tonnes consommées annuellement en Suisse, en France et en Autriche. C’est toujours trop, ça ne fait pas rêver, mais il s’agit d’une approche relativement low‑tech et peu énergivore.

Comme pour le caca, une pollution visuelle fait bien plus monter au créneau que les 10t de CO2 incolore et inodore que nous émettons tous les ans, et que la plupart d’entre nous n’essaie pas de réduire, hormis de manière symbolique à la marge.
Le pratiquant montagne est particulièrement représentatif avec sa schysophrénie de bagnolard mazoutant pour faire son sport dans un milieu qu’il contribue à dégrader. Alors qu’il pourrait faire du sport en allant en montagne sans mazouter et ainsi « protéger » le milieu qu’il dit souhaiter défendre.

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Reste que tout ce plastoc ne va pas se dissoudre dans le néant. Je parle en général, pas spécialement des bâches. Mais comme on dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières.

C’est saoulant de tout ramener aux ges et à la pratique vertueuse de Monsieur qui va en vélo à la Berarde (on commence à le savoir). Je l’ai déjà dit mais mon message a été déplacé.
On peut encore dire que ces géotextiles sur un glacier on n’en veut pas tout simplement ? Ou il faut être monté à la Berarde en vélo avant?

Édit : d’ailleurs je crois que je suis monté à la Berarde en vélo un jour

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Ca ne suffit pas, il faut y aller tous les mois.
D’ailleurs je te conseille d’y aller demain ou vendredi pour avoir le vent dans le dos jusqu’au col d’Ornon.

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