Le magazine a été retiré des ventes internet et numériques car certaines vérités (principalement que le matériel n’était jamais fiable à 100% et que des institutions - UIIA entre autres - étaient trop laxistes quant à leur certification - article de Claude Remy) n’ont pas plu à des fabricants et évidemment à l’UIAA… L’éditeur a donc fait le choix de privilégier ses (rares) annonceurs au lieu de se caper du rôle de lanceur d’alerte envers la communauté.
Il s’avère que l’article de Remy pointait principalement du doigt une marque grecque (mais pas que elle, une anglaise et une espagnole aussi) de matériel d’équipement. Ce texte avait été écrit plusieurs mois avant sa sortie dans Vertical et l’UIIA (sans aucun doute au courant de la publication à venir du 18/10/2025) s’est empressé d’émettre une alerte (le 26/09/2025) sur la dangerosité de ces produits précis alors que depuis des années les frères Remy mettaient en garde sans être particulièrement écoutés. L’accident mortel à Kalymnos 6 mois plus tard (mars 2026 et la fermeture immédiate de nombreux secteurs) a malheureusement donné raison au fond de l’article très documenté du magazine (même si, à priori, il ne s’agissait pas de produits de cette marque précise).
Un autre article alertait également sur la mode actuelle, favorisée par les instructions de TOUS les fabricants, de fixer TOUS nos équipements de sécurité (enfin de survie…) sur le pontet : descendeur, longe ET SURTOUT la contre-assurance en rappel !
L’article mentionnait cette totale hérésie allant à l’encontre du principe fondamental de redondance que l’on apprend dès nos débuts en escalade tout en exposant des cas précis de rupture de pontet après plusieurs accidents consécutifs en canyon sur des monopoints d’assurage (= pontet) sur du matériel datant que de 3/4 ans, certes bien utilisé et pas entretenu correctement mais bon… Au final les tests de l’ENSA ont démontré que ces baudriers n’étaient qu’à 13 % de la résistance de certification donc pas étonnant qu’ils aient cassé sous le simple poids du pratiquant ! Par une chance incroyable, il n’y a eu aucune chute importante et, dans les trois cas, cela s’est soldé par une belle frayeur.
Un autre cas revient sur la rupture d’une sangle par un pratiquant individuel en canyon également qui, la veille avait effectué des grands rappels avec ce même matériel…
Et de rappeler la préconisation des professionnels nord-américains qui considèrent que l’on ne fixe sur le pontet QUE DU MÉTAL (mousqueton assureur-descendeur) et que TOUT ce qui est textile (corde évidemment mais longe, daisy-chain, contre-assurage…) va sur les deux points d’encordement.
L’explication tordue de certains fabricants mentionnant que « Ce n’est pas confort » est plutôt stupide face à la prise de risque de confier sa vie un minuscule anneau de sangle et de souligner que, dans quelques années, quand les pontets auront été bien sollicités (mais pas que puisqu’il est prouvé un vieillissement accéléré des fibres simplement par les UV) il y aura immanquablement des accidents par rupture (cas connu de Todd Skinner qui a sûrement influé dans les nouvelles consignes nord-américaines). Reste à savoir si la justice ne se retournera alors pas vers les fabricants qui auront ouvertement conseillé aux pratiquants ce type de montage totalement aberrant concernant notre sécurité individuelle ?
On peut d’ailleurs se reporter à de nombreuses discussions sur ce forum concernant les doutes de quasiment tout le monde sur la réelle solidité du pontet…
Il était également exposé les nombreux cas de malfaçons à la fabrication (cas des longes de via ferrata/cf accident à celle de Grenoble) rappelant que l’UIAA procède à une dizaine de rappels de produits chaque année (tous les fabricants étant concernés, le dernier en date étant Simond avec ses mousquetons défectueux vendus depuis 4 ans…).
Tout cela pour bien rappeler que nos équipements ne sont donc pas fiables à 100 % !
Dans ce cadre de la redondance, était également exposée la problématique de se retrouver pendu sur un seul maillon au relais - moulinette ou rappel - alors que tout le reste de la chaîne d’assurage est doublée… Cela concernant les montages de relais en Europe alors que la plupart des relais en Amérique du nord sont construit à base de 2 points, 2 chaînes et 2 maillons distincts, ce qui apparaît comme nettement plus logique pour la continuité de la redondance.
Plusieurs sites internet ont présenté le magazine dont celui ci : https://sportescalade.com/vertical-n103-le-dossier-securite-indispensable-octobre-novembre-2025/
et une partie de l’article de Claude Remy est disponible ici : https://sportescalade.com/problemes-de-spits/