Objectif bivouac 3/4 jours

Encore faut-il arriver à la récupérer. En tirant la langue toute la journée ca suffit pas. :wink:
Même s’il tombe 100 mm en 24 h ce qui est énorme, et en pendant bien langue, pour offrir disons 5 cm carrés à la nature, ça fait toujours que 10 fois 5 soit 50 cm cube d’eau par jour. Si je me trompe pas ça fait 5 cl, soit un fond de verre :wink:

Sinon, si vous avez un doute sur la potabilité de l’eau, des filtres à eau comme celui-ci sont une solution légère et bon marché.
Autre conseil, je ne sais pas si vous avez l’habitude de marcher avec des bâtons mais lorsque l’on porte un sac lourd ça diminue nettement le risque de blessure. Beaucoup de randonneur habitués à la rando à la journée ne prennent pas de bâtons quand ils partent plusieurs jours en pensant que c’est pour les vieux et le regrettent durant la rando.

Merci à tous pour vos retour rapide.

Je suis d’accord avec la nécessité de gérer l’eau (actuellement sur une randonnée de 7h en été avec soleil, nous avons consommé un peu plus de 4L à deux) Je sais que je pourrai pas trop en porter, surtout que 1L = 1Kg

Pour le filtre j’y ai pensé, ainsi qu’à prévoir les points d’eau sur le trajet (GR68 tour du Mont-Lozère).

La partie qui me fait peur c’est que pour les randos nous avons un peu trop tendance à charger les sacs de « au cas où… » et c’est sur cette partie là que j’aimerai gagner en place et poids…

Pour le découpage des étapes il y aura une partie au feeling vu que nous serons en autonomie mais je pensai aussi faire des sorties testes et des bivouacs test. Par contre je ne sais comment convertir de la D+ en Kms

Je m’explique : une rando de 8km et 1200 de D+ par rapport à disons 15km 500 de D+ ?

C’est pareil, ça fait une demi-journée de marche :wink:
Pour le poids utilise un tableur et pèse tout, ensuite tu choisis un objectif et tu élimines le superflu, pour 3-4 jours par exemple 7 ou 8 kg devraient suffire.

Pourquoi veux-tu convertir de la D+ en km ???

Une manière de faire pour évaluer la difficulté d’un parcours est la notion de Kilomètre Effort (kme). Grosso modo, tu prends le nombre de km auquel tu additionnes 1 par 100m de D+ et 1 par 300m de D-.
Du coup, une rando de 8km 1200m D+ ça donne: 8 + 12 = 20 kme
Une rando de 15km 500m D+ : 15 + 5 = 20 kme aussi.
Ensuite tu peux ajuster les valeurs de correspondance entre D+, D- et km selon ton feeling et les conditions. Une descente raide sera potentiellement plus traumatisante qu’un faux plat descendant. D’autant plus si tu as un sac lourd.

Merci pour la notion de Kilomètre Effort, c’est ce que je cherchais en « convertion D+, Km » l’idée c’est que ma zone de randonnée et d’entrainement habituelle est avec plus de dénivelé que ma destination pour le bivouac.

Il me reste la question de l’autonomie en nourriture (passage devant des superettes) mais là c’est à voir avec madame si elle veut bien manger lyophilisé pendant 4/5 jours :smile:

Merci à vous pour les retours

Sur 3/4 jours, pas besoin de lyophilisé : soupes, semoule, pâtes 3 min, etc.
D’une manière générale, tu trouveras des idées de menus et pour alléger ton sac sur randonner léger (parfois un peu extrémiste…).
Généralement, en dehors du « au cas où il pleut », et « au cas où il fait froid », le « au cas où » est superflu.

À l’exception des éléments de sécurité… Quand je fais du ski de rando, je prends quand même mon Arva « au cas où ».
Mon exemple est un peu extrême mais je trouve que certains équipements comme une trousse de secours ou un téléphone sont quand même des indispensables.

Ok pour la trousse de secours. Le téléphone c’est pas indispensable, ou alors on était tous des inconscients il y a à peine quelques années.

Pas du tout fan de cette notion. Perso je regarde le dénivelé. Après je regarde s’il y a ou pas des longues portions de plat et je module en fonction le cas échéant. J’arrive en général à une très bonne estimation de mon temps de parcours en tenant compte aussi d’autres facteurs comme la nature du terrain (hors sentier c’est pas pareil que sur un GR) et la difficulté technique.
Notamment je comprends pas qu’on rajoute 1 km effort pour 300 m de dénivelé négatif. Perso je fais plus d’effort sur 1 km de plat que sur 1 km en descente

Pr le téléphone, j’ai une brique qui fait que téléphone. Tu le charge avant de partir, il durera 2 semaines sans pb.

Tu peux gagner du poids sur les vêtements. Tout dépend de ton confort, mais réduit au max le nb de t-shirt, sous-vêtements etc. Garder les mêmes va vetements 2-3 jours c’est pas la mort.

Sauf si tu as des besoins particuliers, un quart de savon et une brosse à dents seront sufissant pr la trousse de toilette avec une petite serviette micro fibre.

J’avais l’habitude de partir avec une gamelle complète, je pars maintenant avec un verre un peu large qui s’aplatit avec une « cuillèrchette ».
Pr le réchaud, prend juste un emploi petite bonbonne de gaz, ça suffit largement.

Voilà qq idées.

… mais qui est plus lourd qu’un bol du genre tupperware de 1,5L, à 5€ les 3.

Le matériel a évolué et les standards aussi. Je sais que le téléphone en montagne est encore un sujet qui divise mais très franchement je pense que tu dois te sentir bien con quand tu as un blessé et pas de téléphone pour prévenir des secours.

Tout dépend de la descente. 50m de D- sur 1km ce n’est pas fatiguant, ça aide même. 200m de D- sur 1 Km c’est nettement plus traumatisant, surtout avec un sac lourd. C’est une des limites de l’approche kme. Et en effet, cela va dépendre aussi du terrain mais avec un peu d’expérience je trouve cette approche très utile pour comparer d’une rando à l’autre.

Pourquoi pas, il faut avoir l’habitude de l’utiliser alors car par exemple moi si je calcule 35 kme ou 47 kme, ça ne me parlera pas. Par contre si je sais qu’il y a 2000 m de D+ et D-, et pas trop de plat, là oui ça me parle, je sais que je peux le faire à la journée même si ça sera une belle bavante.
Après mes références sont plutôt alpines où il y a en général peu de plat dans les randos que je choisis (sauf exceptions type Vercors par exemple) mais c’est sûr que si on randonne dans les causses par exemple, mon raisonnement uniquement par le dénivelé a ses limites. J’aime pas trop randonner sur le plat de toute façon donc j’évite :wink:

Pour ma part, jusqu’à 3 jours, je prends deux jeux de vêtements (caleçons et T-shirt) : un pour la journée et un pour le soir.
Au delà, je rajoute un jeu pour faire une rotation : propre -> nuit -> jour -> lessive + séchage sur le sac (tellement glamour ! )
Pour la trousse de toilette, avec une savonnette d’hôtel, on tient une semaine à deux (douches + lessives).
J’ai récupéré aussi dans un hôtel une petite bouteille de gel douche pour du liquide vaisselle à faible impact sur l’environnement trouvé en magasin d’accastillage.

1 Like

C’est sûr qu’il faut avoir l’habitude de l’utiliser sinon ce n’est pas très parlant. Quand on randonne toujours sur des massifs aux profils similaires ce n’est pas très utile si on a l’habitude. Par contre quand tu change de profil justement ça te permet d’évaluer à la louche les difficultés.

Ouais. Bon définitivement c’est pas pour moi. Je regarde une carte et je me fais une idée au moins aussi juste qu’avec cette méthode.
Faut savoir lire les cartes certes.
Même en course d’orientation je vois pas. Le temps de parcours est tellement dépendant du type de terrain. C’est pas en additionnant des km et des m de dénivelé qu’on peut juger de la meilleure option.

L’idée d’une grandeur permettant d’évaluer le temps ou l’effort nécessaire, c’est de pouvoir filtrer sur cette grandeur pour trouver des itinéraires adaptés, sans avoir à regarder la carte pour chacun des 450 itinéraires d’une région.
Bien sûr que si on regarde la carte on aura une bien meilleure idée de l’itinéraire. Mais toutes les infos du type cotation, déniv, etc, c’est pour pouvoir filtrer automatiquement, et non à la main.

En ski, ce qui est utile, c’est le dénivelé des pentes > 25° (pentes intéressantes à skier avec 20cm de poudre), le nb de kilomètres de pente < 10°, ainsi que le dénivelé en forêt.
J’ai une base de donnée avec ces infos pour la Savoie et l’Isère :slight_smile:

Je n’ai jamais choisi mes sorties de cette façon, en filtrant dans une liste. D’autant que j’aime bien faire des trucs pas courus donc ils ne seront pas forcément sur C2C ni même ailleurs. Bon je pratique essentiellement la rando l’été. Mes itinéraires je les imagine en général d’abord moi même, sur la carte et après je regarde si je trouve des infos ici ou là. Ça m’arrive bien sûr aussi de suivre tout simplement un topo qui m’a donné bien envie, mais que j’ai découvert au hasard de mes recherches, pas en filtrant sur des critères.
Par exemple je ne connaissais pas trop le Ruitor, je me suis dit qu’on devait bien pouvoir en faire le tour, j’ai rien trouvé de bien convaincant à mon goût et je me suis fait mon propre itinéraire, avec pas mal de passages où j’avais peu d’infos. Idem pour la traversée du col du Pigne. Le Buet par Très les Eaux j’avais juste envie de le faire, les topos existent, j’en ai profité.
En fait j’ai d’abord envie d’un sommet, d’un secteur, après j’approfondis la question et Internet est bien pratique pour ça. Mais j’ai jamais eu ce dilemme de me dire mince alors, qu’est-ce que je pourrais bien faire, je vais faire un filtre pour voir ce qu’Internet me propose. C’est moi qui propose. De toute façon j’ai pas de critères précis, tant que c’est bien bourrin et sauvage ça me va. Pas vu ces critères dans C2C.
La traversée du col du Pigne c’est un bon exemple. En km effort c’est que dalle, enfin pas grand chose, et pourtant j’en ai bien bavé physiquement et moralement dans la descente à flanc vers le refuge invisible. Et au final c’était génial.
Le Buet par Très les Eaux en km effort c’est pas mal. Et ça rentre aussi dans mes critères parce que c’est sauvage, long, beau…