L'Andalousie à VTT

Tarifa, à l’extrémité sud de l’Europe avec en face, incroyablement près, l’Afrique. Monique, moi, nos 2 vtt, sommes sur la plage du paradis mondial du kitesurf .
Toutes les traces et infos techniques sur Le Fil de l’Europe ou Continental Divide


Nous enfourchons nos montures pour traverser la citadelle blanche, puis nos premiers sentiers sur le fil. Florence et Patrick nous assistent pour la logistique. Un très grand merci à eux qui en assurant les navettes, hôtels et alimentation, ont permis la réussite de ce tout premier épisode. Quel bonheur de les retrouver et de se faire chouchouter, alors que nous nous sommes heurtés aux premières difficultés : pannes techniques (et ce n’est pas vraiment notre point fort !), sentiers disparus, finca privée nous interdisant le passage, pluie, problèmes GPS, poussettes sur les zones raides ou karstiques…

Cette aventure ne peut se concevoir pour moi que si le plaisir et la découverte l’emportent. Nos deux logisticiens hors pair ont largement participé à adoucir les efforts de l’aventure et à en partager le bonheur.

Comme supposé, les paysages ont été d’une grande variété : méditerranéens, couverts de chênes liège ou d’oliviers à l’infini, de cultures multicolores, mouchetés de villages blancs, de fleurs, blancheur des murs, touches de rouge, de bleu azur, d’ocre. Et puis des montagnes, des réserves naturelles comme celle de Grazalema , ses karts calcaire et sa vallée suspendue, ou le parc des Alcornocales et son stock inépuisable de liège, réserve de bouchons du monde entier. Cervantes et son Don Quichotte soufflaient sur les champs d’éoliennes sans fin. Il y eut des rencontres éphémères avec les biches, une reconduite manu militari par un propriétaire mafieux, mais le plus souvent un accueil chaleureux, d’une rare gentillesse et convivialité.

Le soir, nous avons apprécié le confort de petits hôtels tip top après douche, nettoyage et graissage des vélos, travail de l’itinéraire du lendemain sur l’ordinateur. Et tourisme, sangria, tapas, paella, Rioja bien sûr! Mention spéciale à Ronda, cette ville magnifique, au passé florissant et à la culture incroyable. Nous avons déambulé dans les ruelles, flâné dans les tiendas, admiré le coucher de soleil de ses remparts, et apprécié en connaisseur le canyon et les falaises qui ont protégé cette cité de toutes les invasions. C’était aussi la fête annuelle, dite romantique. Quarante villages alentours avaient préparé un carnaval avec des costumes traditionnels, retraçant l’histoire des lieux. Nous nous sommes pénétrés de la vie andalouse, du marin jusqu’au taurin avec de très beaux souvenirs en couleurs, en flamenco et en castillan.

Notre première partie andalouse s’est arrêtée à Capileira, sur les flancs de la Sierra Nevada. Hasta luego !

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C’est pas Ronda la dernière photo?

Si Senor

Magnifique