Intempéries du côté de La Bérarde et Saint-Christophe

La coulée de boue a eu lieu dans la Combe de la Trappe, dont le ruisseau traverse la route 100m en amont du pont du camping. Mais surtout le cône de déjection (l’ancien, d’avant la coulée) s’étend sur 200m de large et domine la bifurc du pont du camping.

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Oui, et d’ailleurs, vers la mi-juillet 2023, on s’était déjà retrouvés bloqués au camping par une coulée de boue à 100 m du pont en aval. De toute évidence, c’est récurrent. Il y avait eu un gros orage. Une tranchée avait pu être aménagée entre les gravats pour qu’on descende. Il y en avait jusqu’au toit de la voiture.

Le phénomène est ancien à cet endroit. Peut-on dire que ces dernières années en été, ces coulées, à divers niveaux de la route, sont devenues plus fréquentes lors des orages ?

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Oui, en quelque sorte, c’est le mot !

Pour les zones avec gué aménagé comme dans ton cas, ça arrive presque tous les ans depuis des décennies. Comme sur la route du Lautaret au niveau des tunnels du Rif Blanc et des Vallois.

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C´est pas fini lu sur le groupe FB « entre alpinistes »

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ne pas parler de dérèglement climatique mais de « changement » climatique, c’est plus juste. Quand nos ancêtres peignaient dans la grotte Cosquer (à 35 m sous l’eau à Marseille), la mer Méditerranée était 150 m plus basse ! Et pourtant l’humanité était déjà là…

La Bérarde, malheureusement, va devenir un souvenirs pour beaucoup; il me semble que le plus urgent serait de sécuriser les lieux qui sont très dangereux pour les curieux, c’est à dire qu’il faut détruire tout ce qui reste et araser les lieux…(je ne vais pas me faire que des amis et pourtant j’adore ces lieux)

vous avez eu très très chaud ! C’était quand ? Bravo pour votre lucidité et votre sens de la montagne ! Vous pourrez encore faire de belles courses

C´est pas moi du tout. D´où la presentation en citation

comme ça

et le « lu sur ».
:slight_smile:

Le changement climatique à cette vitesse (qq dizaines d’années) c’est bien du dérèglement. Catastrophique, en plus.

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Meuh non meuh non… y´a déjà eu plein de changements de climat sur terre.
On s´adaptera.
On ira vivre dans des grottes dans le Pas de Calais et on chassera l´antilope pour se nourrir.

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D’ailleurs, en 1976…

non rien…

Tout démolir pour que les vestiges n’attirent plus les curieux et les nostalgiques ? Ça me semble une excellente idée, mais trop bourrine pour notre petit monde de bisounours.

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En espérant que le dérèglement ne se transforme pas en changement…brutal

Non, rien …? Ou juste une tentative de nier le réchauffement ?
Pour info, la « canicule » de 1976, si elle a marqué les esprits de l’époque parce qu’elle était exceptionnelle pour l’époque, passerait complètement inaperçue de nos jours: un été comme celui de 1976 est devenu la norme.
Depuis 2010, presque un été sur deux est plus chaud que celui de 1976. La canicule actuelle semblerait monstrueuse aux Français de 1976… s’ils étaient objectifs, et n’avaient pas entre temps re-calibré leur perception en fonction de l’évolution du climat.

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Je pense que c’est justement @PetAuCasque qui tient la même position que toi, et qui satirise des propos antérieur (« 1976 » étant un « argument » favori des climato-négationistes.)

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Ce n’est pas comme cela que je l’ai compris (d’autant qu’aucun propos antérieur de cette discussion ne parle de 1976), mais je peux me tromper.
Autant pour moi dans ce cas.
Reconnaissons qu’une formulation aussi laconique est pour le moins ambigüe et méritait peut-être une clarification. Surtout quand il s’agit, comme tu le soulignes, d’un des « arguments » favoris des climato-négationistes.

C’était effectivement de l’humour, je mets rarement des smileys pour le préciser car je m’amuse souvent de l’ambiguïté de certains de mes propos.

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Pour en revenir à la Bérarde, mettons-nous dans la tête que le village tel que nous l’avons connu, c’est foutu. Il faut faire preuve de réalisme. L’état ne va pas injecter des millions d’euros pour sauvegarder une dizaine d’emplois pendant les deux mois de la saison.

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pas faux 1976…

Je m’en souviens très bien car j’ai commencé l’alpinisme en 1973, temps pourri (un mètre de neige tombée en juillet, les glaciers étaient remplis et lisse…merveilleux).
Puis en 1974, très moyen, il fallait jongler avec les périodes de pluie; heureusement que sous la tente à Chamonix, on avait des jeux de cartes…
Puis 1975, là ça a commencé très fort et l’été à Cham et à la Bérarde fut super mais très chaud
Arriva 1976, la chaleur fondait les ponts de neige, ouvrait grand les rimayes et rendait les départs de voies et de faces nord délicates, le couloir Whymper ruisselait…
Et les décennies qui suivirent jusqu’à 2003 furent moyennent, on va dire conformes à une météo estivale en montagne; l’alpiniste s’adaptait

Il faut reconnaître que depuis 5 à 6 ans, les chaleurs en altitudes se multiplient et l’alpiniste s’adapte moins bien…(on fait les grandes courses des faces nord plus tôt dans la saison, les guides demandent à leurs clients de prendre leurs vacances à Pâques ou à la Toussaint); bref à nouveau l’alpiniste s’adapte, obligé !

Ça m’esbaubit les gens qui se souviennent de la météo du jour des années après. Je ne me rappelle déjà pas de celle de la semaine dernière… vous notez tout sur un cahier ?

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Mais pourquoi tant de haine envers ce qui peut entretenir un minimum la mémoire de ceux qui ont vécu à cet endroit ?
Tu préconises aussi de couper tous les arbres sous prétexte qu’on ne peut pas garantir que toutes les branches sont assez solides au cas où des curieux montent dedans ?
J’hallucine de lire de telles propos !
Il y a quantité de ruines en montagne et en plaine, au pire il y a un panneau indiquant qu’il ne faut pas monter de dessus, et c’est tout.
C’est le cas des hameaux de Navette dans le Valgau, de Molines dans le Champsaur, du Puy d’Oulles près de Bourg d’Oisans, de Serre, l’Eglise, et Reychas dans le Diois, etc. Et des ruines de 2 hameaux dans le Valbonnais que j’ai découvert aujourd’hui et qui ne sont pas sur IGN. Heureusement que c’est accessible qu’à pied, évitant le zèle de personnes dans ton genre qui voudraient détruire les murs de 2m encore debout.

Par contre le village de Chaudun dans le Buëch a subi la « sécurisation » que tu préconises : toutes les ruines ont été rasées à l’herbe en 2006, sous prétexte qu’on pouvait se faire mal en montant dessus. Résultat, plus rien ne laisse penser qu’il y avait ici un village de 20 maisons dont la plupart avec 2 étages. Plus aucun intérêt à aller là-bas pour voir des restes du village. C’est juste un fond de vallée, carrefour de sentiers/piste, avec 2 bâtiments ONF comme on en voit un peu partout. J’y suis passé ce printemps, on y est resté 10min. On devait y bivouaquer, mais heureusement que la veille on n’a pas eu le temps de l’atteindre, le bivouac qu’on a fait en route était bien mieux !

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