Quelques extraits de l’article du DL concernant le bilan de l’ete 2026 à la Berarde
"La saison touristique touche à sa fin dans le Haut-Vénéon. Elle a connu une nouveauté avec le libre accès des visiteurs jusqu’aux Étages, hors juillet et août, pour la première fois depuis juin 2024. Mais pour le maire et une hôtelière, le bilan est mitigé.
Il juge la saison « pas à la hauteur des attentes », après avoir constaté un certain « dynamisme » en début d’été. En marge des Piolets d’or, les Oscars de l’alpinisme décernés la semaine passée dans la vallée , il estimait la fréquentation, en juillet-août, à « 142 personnes par jour en moyenne, contre plus d’un millier avant juin 2024 ». En cause, selon lui, « les navettes, qui ont été un énorme frein » à la venue de touristes. « J’ai eu des échanges quasi quotidiens avec des gens qui déploraient la réservation obligatoire et le prix », assure le maire. Il pointe aussi « la nature, qui ne nous a pas aidés », avec 27 coupures de route recensées à cause de coulées de boue ou d’éboulements.
Des pistes d’amélioration pour 2027
L’élu se réjouit néanmoins d’avoir accueilli le Grand parcours et les Piolets d’or, deux événements majeurs de la communauté montagnarde, qui ont « fait revivre la vallée et lui ont redonné une image positive ». Car le Haut-Vénéon reste encore associé à la catastrophe de La Bérarde, et aux restrictions d’accès qui ont suivi. « La communication sur la réouverture de la vallée a été insuffisante », rebondit Marie-Claude Turc, à la tête de l’hôtel-restaurant La Cordée , à Saint-Christophe ville. Elle en veut pour preuve les nombreux visiteurs qui l’ont interrogée à ce sujet , et considère elle aussi les navettes comme « une contrainte ».
De son côté, Laurent Soullier se projette sur 2027. Il a déjà demandé à la préfecture de « retirer l’obligation de réserver les navettes » et souhaiterait un accès « sans contrainte jusqu’à Champhorent, pour utiliser son parking, vu la réouverture annoncée du refuge de la Lavey », situé dans un vallon face au hameau.
Et du côté des refuges ?
Plus haut, les refuges ont eux aussi fini par être déçus, selon Laurent Soullier. « Après un mois de juin prometteur, celui de Temple Écrins avait de gros espoirs, mais à partir de la mise en place des navettes, sa saison a été quasi catastrophique », renseigne l’élu. La situation est identique au Carrelet et l’Alpe du Pin a « moyennement travaillé », poursuit le maire. De son côté, le refuge du Promontoire a « mieux fonctionné, car il est accessible depuis La Grave », analyse l’élu.
À noter que le refuge d’hiver du Châtelleret sera rendu accessible de décembre à avril par un arrêté municipal pris dans les prochains jours.
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