Ces courses oubliées du Dauphiné et d'ailleurs

Comme la plupart d’entre vous, j’imagine que je suis membre de c2c avant tout parce que j’aime passer du temps en montagne. Et à force, je me rends compte que je développe un plaisir de plus en plus marqué à m’attaquer aux cimes les plus oubliées de mon beau département des Hautes-Alpes, celles dont le nom ne parle qu’à une poignée d’initiés et d’anciens de la vallée. L’isolement et la recherche d’itinéraire qu’on y trouve crée un dépaysement sans commune mesure tout en restant à deux pas de la maison

En parcourant leurs crêtes péteuses et leurs versants croulants typiques du Dauphiné, j’ai à coeur de rendre de leur grandeur à ces sommets injustement tombés dans l’oubli, terrorisant les randonneurs par leur manque d’accessibilité, boudés des alpinistes par leur manque d’intérêt, carrément méprisés des grimpeurs, parfois parcourus par quelques skieurs profitant de la neige recouvrant leur robe minérale qui font leur charme estival.

Quelques exemples : le Pic Godefroy, le Rocher de l’Eissassa, le Roc Termier, la Pointe Gravelotte, la Pointe des Bouchiers, la Pointe Guyard, le Pic de Coste Vieille, la Pointe Balthazar, le Pic des Heuvières, le Pic de Malamort, le Pic de la Moulinière et bien d’autres encore !

Ainsi, j’aimerais simplement savoir s’il y a d’autres personnes dans mon cas, aussi enjoués à l’idée de remonter de raides et glissants pierriers en cherchant son chemin dans un versant pourri que de faire une grande voie en granit ou un beau couloir en neige.

Si vous existez, vous pourrez ici parler librement, et je vous invite à partager votre meilleur souvenir sur ce genre de sommet sous-estimé, où à me donner vos meilleures recommandations sur un sommet qui vous a marqué (pas forcément dans le 05, toute idée est bonne), le tout sans être dénigré par vos pairs rochassiers, glaciéristes ou autres traileurs.

Au plaisir de vous lire !

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Il y a quelques hauts-savoyards sur c2c qui ont ce goût des itinéraires confidentiels, même sur des sommets connus pour une voie hyper fréquentée. Ils ne sont pas très bavards et leurs sorties ne parlent qu’à ceux que ça intéresse.
Trouver LE meilleur souvenir est compliqué, certains jours ce sera « lui », d’autres jours ce sera « celui-là »… ça dépend de l’état d’esprit du jour. Souvenirs partagés ou souvenirs solitaires, c’est toujours aussi fort.

J’avais fait un sujet un peu dans le même esprit Ces courses oubliées

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J’en suis. D’ailleurs les noms que tu cites me semblent bien connus :innocent:
Difficile de sélectionner un meilleur souvenir, comme dit @PetAuCasque, tous sont bons :slight_smile:
, même si des fois on est contente de l’avoir fait et de ne pas y retourner :grin:

@PetAuCasque C’est vrai qu’il y a aussi l’option de trouver un itinéraire peu connu sur un sommet à l’inverse connu. On ne manque pas de ce genre d’itinéraire dans les Ecrins aussi !!
@pire Super ! C’est typiquement le genre de courses que je recherche, il y a dans ce sujet de quoi me donner quelques idées :slight_smile:
@zebrette Si ces noms te parlent, alors tu fais bien partie de notre communauté, pas de doutes :smiley: et c’est vrai qu’il y en a certain qu’on est heureux d’avoir fait, mais dont on est certain de ne jamais y retourner. C’est d’ailleurs souvent ceux qui n’ont ni croix ni cairns au sommet !!

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Je te recommande le pic gazonné, dans le Valgaudemar, un peu au Nord du refuge de Vallonpierre, magnifique belvedere sur tous les sommets alentours car particulièrement central.
Je l’ai découvert en lisant les pages d’intro des 100 plus belles, alors qu’il est quasi invisible sur les cartes, sans aucun sentier balisé. Sentier un peu foireux ressemblant plus à une sente à chamois, mais aucune difficulté particulière, pour un résultat magique si on le fait par une belle journée d’automne avec un poil de neige pour poudrer les hautes pointes.

On peut ensuite poursuivre vers le Château ( un peu plus technique ), et ensuite vers le Pic de Vallon Clos ( encore un cran au dessus, on met un peu les mains, expo ) et descendre sur le col des Chevrettes puis refuge, voire Cros des Chevrettes et cabane de la Lavine ( plus compliqué ).
En tout cas ce coin est splendide !

C’est fusionné… Merci pour le rappel !

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Il y a une multitude de ces sommets parfois peu connus dans ce coin entre Valgo et Champsaur. Je crois que j’en ai fait aucun. A part le Vieux Chaillol hyper connu.

Sinon j’ai adoré le Panestrel mais il est assez connu quand-même. Les Heuvieres me tentent mais ça a l’air limite pour moi.
Au-dessus du refuge Albert 1er l’aiguille du Génépi des Grands ou son antécime très sympa et plutôt peu courue par rapport à la foule en bas et à l’aiguille du Tour.

Dans le Valgo: le grun de Saint Maurice ,il faut mettre les mains sur la fin, Pics des scies de sainte Anne depuis Colombeugne terrain à moutons à la fin, Mourres rouges terrains à chamois , Les Pics des Souffles et Cime d’orgière de l’alpinisme terrain"oisans" Pic du turbat magnifique belvédère sur l’Olan, aiguille de Saffre depuis le refuge de Chalance,Pointe de Charbournéou course de neige depuis le refuge du même nom,Pic de Parriere, et encore plus!!! Avec le topo Labande et le bouquin "hors des sentiers battus "de Laplane il y a de quoi faire.

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Je confirme, c’est superbe et relativement peu couru. Il y a juste 20m un peu raides dans un terrain un peu délité et quelques passages à la fin où on met un peu les mains dans des gros blocs, mais ça se fait en rando avec de bonnes chaussures.

Mince ! Quelqu’un qui cite le Champsaur ! Ça fait chaud au cœur :blush: Bon, le Champsaur, c’est plutôt moyen pour l’alpi (un peu moins pour le ski de rando, surtout le Chaillol, comme tu dis). Mais pour la rando hors sentiers battus (ou hors sentier tout court), c’est infini…

La seule fois où j’y suis allée il y avait foule (bon le groupe dans lequel j’étais devait déjà faire 8 personnes, mais on n’était pas tout seul).

J’ai un peu l’impression que le fond du sujet n’est pas vraiment compris, au vu des sommets cités :wink:

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