La stanza di Anna

qualche giorno fa sono stata sul lago di garda, vicino a malcesine, in un piccolo posto che si chiama cassone
nei paesi lungo il lago c’era un botto di gente, quasi tutti tedeschi… a tratti sembrava di non essere nemmeno in italia
locali pieni, rumore, biciclette, barche, movimento continuo, soprattutto nei vicoli dove c’ erano tante attrazioni per lo shopping nei mille negozietti
c’è anche una lunga pedonale-ciclabile che unisce i vari paesini sul lago ed è davvero bella per passeggiare piano, guardando l’acqua e respirando aria di vacanza
però la convivenza tra bici e pedoni non è semplicissima da gestire: diciamo che è più una ciclabile “da passeggio” che da pedalata sportiva
ma a un metro dalla confusione verso l’ alto non c’era più anima viva, solo silenzio, pace e il rumore del vento
lì la montagna sale subito ripida sopra il lago, senza mezze misure: una conformazione che mi piace assai, perché in poco tempo ti ritrovi già immersa nella natura vera
e dopo un bel tiro verso l’ alto, quando il panorama si apre, il sentiero diventa meno ripido e permette di godere appieno la bella vista sul lago
nonostante la pendenza i sentieri sono sempre molto agibili e piacevoli da percorrere, tenuti benissimo e ben segnalati
sono andata proprio lì anche per la presenza della funivia, che copre circa 1700 metri di dislivello: una meraviglia per chi, come me, ama le salite lunghe ma non la discesa :smile:
la discesa non mi piace molto e, soprattutto, mi fa male alle ginocchia e alla schiena
al contrario la salita invece mi garba parecchio: sento che rinforza i muscoli, rimette in moto il corpo nel modo giusto e mi dà un grande beneficio fisico e mentale
in più succede sempre una cosa bellissima: più sali, più il panorama si estende… e insieme al panorama si alleggeriscono anche i pensieri
le case diventano piccole, il lago si apre sotto gli occhi, il respiro cambia ritmo e tante cose che sembravano pesanti perdono importanza
forse è anche per questo che amo andare in montagna: mentre salgo, in qualche modo, mi sembra di lasciare a valle anche un po’ di fatica della vita 🙋​

il y a quelques jours, je suis allée au lac de garde, près de malcesine, dans un petit endroit qui s’appelle cassone
dans les villages au bord du lac, il y avait énormément de monde, presque tous allemands… par moments, on avait l’impression de ne même plus être en Italie
les cafés étaient pleins, il y avait du bruit, des vélos, des bateaux, du mouvement partout, surtout dans les petites ruelles où se trouvaient mille petites boutiques et attractions pour le shopping
il y a aussi une longue promenade piétons-vélos qui relie les différents villages du lac; elle est vraiment agréable pour marcher tranquillement, regarder l’eau et respirer un air de vacances
mais la cohabitation entre vélos et piétons n’est pas toujours très simple :smile: disons que c’est davantage une piste cyclable “de promenade” qu’un endroit pour faire du vélo sportif
par contre, il suffit de monter un peu au-dessus de cette agitation et il n’y avait plus âme qui vive: seulement le silence, la paix et le bruit du vent
là-bas, la montagne grimpe tout de suite très raide au-dessus du lac, sans transition
une configuration que j’aime beaucoup, parce qu’en très peu de temps on se retrouve déjà plongé dans la vraie nature
et après une bonne montée bien raide, quand le paysage commence à s’ouvrir, le sentier devient plus doux et permet de profiter pleinement de la magnifique vue sur le lac
malgré la pente, les sentiers sont toujours très praticables et agréables à parcourir, parfaitement entretenus et très bien balisés
je suis allée là-bas aussi pour la présence du téléphérique, qui couvre environ 1700 mètres de dénivelé: un vrai bonheur pour ceux qui, comme moi, aiment les longues montées mais beaucoup moins les descentes :smile:
la descente ne me plaît pas beaucoup et surtout elle me fait mal aux genoux et au dos
au contraire, j’aime énormément la montée: j’ai l’impression qu’elle renforce les muscles, remet le corps en mouvement de la bonne manière et m’apporte un grand bien-être physique et mental
et puis il se passe toujours quelque chose de magnifique: plus on monte, plus le paysage s’élargit… et avec lui, les pensées deviennent aussi plus légères
les maisons deviennent petites, le lac s’ouvre sous les yeux, la respiration change de rythme et beaucoup de choses qui semblaient lourdes perdent de leur importance
c’est peut-être aussi pour cela que j’aime tant aller en montagne: pendant que je monte, d’une certaine façon, j’ai l’impression de laisser dans la vallée une partie de la fatigue de la vie 🙋

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J’ai liké mais moi j’aime beaucoup la descente (à pied :wink: )

ieri ho fatto un bellissimo giro ad anello in valle maira, (chiappera-colle nubiera-chiappera)
pur essendo una valle che conosco e frequento da tanti anni, sono riuscita ancora a trovare un angolo per me inedito, e questa è una delle cose che più amo della montagna: in qualche maniera riesce sempre a sorprenderti
giornate come queste hanno davvero qualcosa di speciale: il cielo terso, le montagne nitide e quei panorami che sono talmente belli!
metto questa foto delle cascate di stroppia, che adesso buttano giù a manetta, per regalarci almeno un po’ di fresco con gli occhi, visto che nei prossimi giorni è previsto dinuovo tanto caldo
certo, tanta stabilità ha anche il suo rovescio della medaglia nella siccità che comincia a farsi sentire, ma oggi mi piace soprattutto godermi la bellezza di questa acqua che scende e porta un po’ di freschezza
buone montagne a tutti 🙋​

hier, j’ai fait une très belle randonnée en boucle dans la vallée maira (chiappera – colle nubiera – chiappera)
bien que je connaisse cette vallée et la fréquente depuis de nombreuses années, j’ai encore réussi à découvrir un coin qui m’était inconnu
c’est l’une des choses que j’aime le plus en montagne: d’une manière ou d’une autre, elle parvient toujours à nous surprendre
des journées comme celle-ci ont vraiment quelque chose de spécial: un ciel limpide, des montagnes aux contours nets et des panoramas d’une beauté incroyable
je partage cette photo des cascades de stroppia pour nous offrir au moins un peu de fraîcheur pour les yeux, alors que les prochains jours s’annoncent à nouveau très chauds
en ce moment, elles dévalent la montagne à plein débit
bien sûr, cette longue période de beau temps a aussi son revers de la médaille, avec la sécheresse qui commence à se faire sentir
mais aujourd’hui, j’ai surtout envie de profiter de la beauté de cette eau qui descend de la montagne et nous apporte un peu de fraîcheur
bonnes montagnes à toutes et à tous ! 🙋

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Merci Anna pour cette douche rafraichissante :slight_smile:

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e valà che anche il giorno più lungo dell’anno è passato
quest’ anno è coinciso anche con il periodo in cui il caldo è cominciato a farsi sentire davvero
qui siamo oltre i 30 gradi
non nego che si sentano, ma negli anni ho imparato ad adattarmi
cerco di fare le mie uscite molto presto al mattino, quando l’aria è ancora fresca
in più, durante il giorno abbasso le tapparelle per tenere fuori il calore e, appena il sole tramonta, apro tutto per lasciare che la casa si rinfreschi durante la notte
al mattino presto l’aria è ancora piacevole e la casa conserva un po’ di quella freschezza
forse mi aiuta anche un po’ a sopportare, il fatto che soffro molto più il freddo che il caldo
certo, i cambiamenti di temperatura si fanno sentire, ma piano piano trovo che il corpo si abitua e trova il suo equilibrio
mi sorprende sempre la capacità che abbiamo di adattarci a condizioni diverse, un po’ come accade in natura
in questi giorni, di luce che non finisce più, e di sole (fin troppo) generoso, però, guardandomi intorno noto che tutto comincia a essere un po’ secco
i prati hanno perso parte del loro verde brillante e la terra sembra avere sete
per questo, mentre mi godo queste giornate estive, spero anche che arrivi un po’ di pioggia: una pioggia tranquilla, di quelle ristoratrici, rinfrescanti, rigeneranti, profumate di pioggia appunto, che penetrano nel terreno e restituiscono respiro alla natura, ahhhhh che meraviglia sarebbe :ok_woman::blush:
chiedo troppo? dopo tutto questo sole, credo che sarebbe il regalo più bello che il cielo possa farci :slightly_smiling_face:

et voilà, le jour le plus long de l’année est déjà passé!
cette année, il a aussi coïncidé avec la période où la chaleur a commencé à vraiment se faire sentir
ici, on dépasse bien les 30 degrés
je ne vais pas prétendre que je ne les sens pas, mais avec les années, j’ai appris à m’adapter
j’essaie de faire mes sorties très tôt le matin, quand l’air est encore frais
et puis, pendant la journée, je baisse les volets pour garder la chaleur à l’extérieur
dès que le soleil se couche, j’ouvre tout pour laisser la maison se rafraîchir pendant la nuit
au petit matin, l’air est encore agréable et la maison conserve un peu de cette fraîcheur
peut-être que le fait de supporter beaucoup moins bien le froid que la chaleur m’aide aussi un peu
bien sûr, les changements de température se font sentir, mais je trouve qu’avec le temps, le corps s’habitue et finit par retrouver son équilibre
je suis toujours étonnée par notre capacité à nous adapter à des conditions différentes, un peu comme le fait la nature
ces jours-ci, avec cette lumière qui semble ne jamais finir et ce soleil (ehm peut-être un peu trop…) généreux, je remarque pourtant que tout commence à devenir un peu sec
les prés ont perdu une partie de leur vert éclatant et la terre semble avoir soif
alors, tout en profitant de ces belles journées d’été, j’espère aussi voir arriver un peu de pluie: une pluie douce, de celles qui apaisent, rafraîchissent, régénèrent, avec cette merveilleuse odeur de pluie qui remplit l’air, une pluie qui pénètre la terre en profondeur et redonne du souffle à la nature
aaaah quel bonheur ce serait! :ok_woman::blush:
est-ce que j’en demande trop?
après tout ce soleil, je crois que ce serait le plus beau cadeau que le ciel pourrait nous offrir :slightly_smiling_face:

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gli alberi fanno davvero la differenza
in questi giorni di caldo intenso basta fare pochi passi per accorgersene: sotto gli alberi si respira, sull’asfalto il caldo sembra salire da terra e avvolgere tutto
non sono solo belli da vedere: sono climatizzatori naturali, silenziosi e gratuiti
regalano ombra, rinfrescano l’aria e rendono più vivibili paesi e città
dove il verde viene rispettato e valorizzato, si vive meglio
le nostre latifoglie poi sono straordinarie
in estate aprono le loro chiome e ci proteggono dal sole più forte; in inverno lasciano cadere le foglie e permettono ai raggi del sole di arrivare fino a terra e alle case: una soluzione semplice che la natura ha perfezionato molto prima di noi
e poi c’è l’acqua
durante le camminate lo noto spesso: quando il sentiero passa vicino a un torrentello, a una sorgente o in una piccola conca dove scorre l’acqua, l’aria cambia, diventa più fresca, più leggera
è come entrare in una stanza naturale dove qualcuno ha abbassato la temperatura
alberi e acqua lavorano insieme da sempre, rendono il paesaggio più bello, ma soprattutto più vivibile
sono un aiuto per tutti e ancora di più per chi non può permettersi un climatizzatore o semplicemente cerca un po’ di sollievo nelle giornate più torride
forse, mentre affrontiamo estati sempre più calde, vale la pena ricordare che alcune delle soluzioni migliori sono già qui: una chioma verde sopra la testa, il mormorio di un ruscello e un po’ di ombra lungo il cammino
sono cose semplici che però fanno una differenza enorme 🙋​

les arbres font vraiment la différence
pendant ces journées de forte chaleur, il suffit de faire quelques pas pour s’en rendre compte: sous les arbres, on respire
sur l’asphalte, la chaleur semble monter du sol et tout envelopper
les arbres ne sont pas seulement beaux à regarder: ce sont des climatiseurs naturels, silencieux et gratuits
ils donnent de l’ombre, rafraîchissent l’air et rendent les villages et les villes plus agréables à vivre
là où la nature est respectée et valorisée, on vit mieux
nos arbres à feuilles caduques sont vraiment extraordinaires
en été, ils déploient leur feuillage et nous protègent du soleil le plus fort
en hiver, ils perdent leurs feuilles et laissent les rayons du soleil atteindre le sol et les maisons: une solution simple que la nature a perfectionnée bien avant nous
et puis, il y a l’eau
pendant mes promenades, je le remarque souvent: quand le sentier passe près d’un petit ruisseau, d’une source ou d’un petit vallon où l’eau coule, l’air change
il devient plus frais, plus léger
c’est comme entrer dans une pièce naturelle où quelqu’un aurait baissé la température
les arbres et l’eau travaillent ensemble depuis toujours
ils rendent le paysage plus beau, mais surtout plus agréable à vivre
ils sont une aide pour tout le monde, et encore davantage pour ceux qui ne peuvent pas avoir de climatiseur chez eux ou qui cherchent simplement un peu de fraîcheur pendant les journées les plus chaudes
alors que nous connaissons des étés de plus en plus chauds, il vaut peut-être la peine de se rappeler que certaines des meilleures solutions sont déjà là: une belle voûte verte au-dessus de nos têtes, le murmure d’un ruisseau et un peu d’ombre le long du chemin
ce sont des choses simples, mais elles font une énorme différence 🙋​

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reportage di mezza estate
adesso, qui in bassa valle, è tutto verde
i colori della primavera hanno lasciato il posto a un unico grande colore: il verde
i fiori sono quasi spariti e, al loro posto, sono arrivati i frutti; è il momento in cui la natura smette di promettere e comincia a mantenere
i fiori hanno concluso il loro compito: adesso tutta l’energia della pianta è nei frutti
quest’anno i ciliegi hanno prodotto davvero a manetta: le volpi fanno delle vere scorpacciate di ciliegie; basta osservare le loro tracce lungo i sentieri per capire quanto abbiano apprezzato questo raccolto abbondante
anche io non mi sono fatta mancare niente :yum:​: ho fatto delle belle scorpacciate di fragole e ciliegie; adesso stanno iniziando i lamponi e, tra poco, arriverà il turno dei mirtilli
è uno dei periodi più generosi dell’anno
quest’anno, però, sembra che tutto sia arrivato con un po’ di anticipo
in alta valle la neve è scomparsa prima del previsto
eppure si pensava che sarebbe rimasta molto più a lungo, perché durante l’inverno ne era caduta davvero tantissima
invece il caldo intenso delle ultime settimane l’ha fatta sciogliere rapidamente e oggi, in quota, ce n’è meno rispetto ad altri anni
per fortuna, nei giorni scorsi sono arrivate delle belle piogge in montagna; hanno rinfrescato la terra senza provocare i danni che, purtroppo, si sono visti in pianura
così, adesso, lassù la natura è nel pieno della sua fioritura: prati ricchi di colori, erbe rigogliose e una vitalità che sembra esplodere a ogni passo
forse quasi tutti voi avrete già notato questi cambiamenti…
io, però, amo raccontarli ogni anno
mi piace osservare come le stagioni si ripetano seguendo il loro ritmo e, allo stesso tempo, trovino sempre un modo nuovo per sorprendere: non ce n’è mai una uguale alla precedente
è proprio questo che rende la natura così affascinante: cambia continuamente, anche quando sembra fare sempre le stesse cose e, se impariamo a guardarla con attenzione, ci racconta ogni volta una storia diversa ​🙋​

reportage de la mi-été
en ce moment, ici, dans la basse vallée, tout est vert
les couleurs du printemps ont laissé place à une seule grande couleur: le vert
les fleurs ont presque disparu et, à leur place, les fruits sont arrivés
c’est le moment où la nature cesse de promettre et commence à tenir ses promesses
les fleurs ont accompli leur mission: désormais, toute l’énergie de la plante est consacrée aux fruits
cette année, les cerisiers ont produit en abondance
les renards en profitent pleinement et se régalent de cerises: il suffit d’observer leurs traces le long des sentiers pour comprendre à quel point ils apprécient cette récolte généreuse
moi aussi, je ne me suis pas privée :yum:​: je me suis régalée de fraises et de cerises
maintenant, les framboises commencent à mûrir et, bientôt, ce sera le tour des myrtilles
c’est l’une des périodes les plus généreuses de l’année
cette année, pourtant, tout semble être arrivé un peu en avance
dans la haute vallée, la neige a disparu plus tôt que prévu
pourtant, on pensait qu’elle resterait beaucoup plus longtemps, car il en était tombé une quantité impressionnante pendant l’hiver
mais la chaleur intense de ces dernières semaines l’a fait fondre très rapidement et, aujourd’hui, il en reste moins en altitude que les autres années
heureusement, ces derniers jours, de belles pluies sont tombées en montagne
elles ont rafraîchi la terre sans provoquer les dégâts que l’on a malheureusement vus dans les plaines
là-haut, la nature est maintenant en pleine floraison: des prairies riches en couleurs, une végétation luxuriante et une vitalité qui semble éclater à chaque pas
vous avez sans doute, pour la plupart, déjà remarqué ces changements…
moi, pourtant, j’aime les raconter chaque année, j’aime observer comment les saisons reviennent, fidèles à leur rythme, tout en trouvant toujours une nouvelle façon de nous surprendre: Il n’y en a jamais une qui ressemble tout à fait à la précédente
c’est précisément ce qui rend la nature si fascinante: elle change sans cesse, même lorsqu’elle semble refaire les mêmes choses
et, si nous apprenons à la regarder avec attention, elle nous raconte chaque fois une histoire différente 🙋

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ci sono cose della natura che non mi hanno mai dato l’impressione di essere vive; la pioggia, la neve, le rocce …
il vento, invece, è diverso; da sempre mi dà la sensazione di avere un’ anima; so ben che non è vero, ma questa impressione mi rimane in testa
quando arriva il vento, non « passa e basta »
guarda, sceglie, prova, insiste
a volte sembra prendere di mira qualcosa: un ramo, una persiana, un vecchio cartello, una tenda; comincia piano, quasi per capire, la spinge, la gira, cerca il lato giusto
se non ottiene quello che vuole, cambia direzione, si infila dove trova una fessura, aggira un ostacolo, riprova
come se stesse cercando il punto esatto in cui tutto diventa più facile da muovere, da strappare, da spingere, da far rotolare
e quando lo trova non lo lascia più
continua, con una pazienza che sembra infinita
mi sono chiesta tante volte quanta caparbietà serve per far sbattere una persiana con lo stesso ritmo per tutta una notte, o per far dondolare un ramo per ore
il vento sembra non conoscere la fatica
anni fa, sono stata in campeggio in corsica, dormivo in tenda
avevo sentito una frase che pensavo fosse solo un modo di dire: « quando arriva il vento, resta tre giorni »
poi una sera arrivò… per tre giorni ho avuto l’impressione che avesse deciso di smontare la mia tenda
provava da un lato e poi dall’altro, faceva vibrare il telo, tirava i tiranti, cercava di infilarsi sotto il catino
ogni tanto sembrava fermarsi, giusto il tempo di riprendere fiato
poi ricominciava, con la stessa ostinazione, la stessa perseveranza, una pazienza senza fine
e che dire di quando sceglie una sola foglia di un albero, tra migliaia, e la fa danzare mentre tutte le altre restano quasi immobili?
da allora, ogni volta che sento il vento lavorare intorno a qualcosa, mi viene spontaneo pensare che non stia semplicemente passando: mi sembra che stia facendo un tentativo, che abbia un’idea, che voglia riuscirci
forse è solo una mia impressione, ma, tra tutte le cose della natura, il vento continua a essere quella che più di ogni altra mi dà l’illusione di avere una volontà tutta sua 🙋​

il y a des choses dans la nature qui ne m’ont jamais donné l’impression d’être vivantes: la pluie, la neige, les rochers…
le vent, en revanche, est différent
depuis toujours, il me donne l’impression d’avoir une âme; je sais bien que ce n’est pas vrai, mais cette idée ne me quitte jamais
quand le vent arrive, il ne fait pas que passer
il regarde, il choisit, il essaie, il insiste
parfois, on dirait qu’il prend quelque chose pour cible: une branche, un volet, un vieux panneau, une tente. Il commence doucement, comme pour comprendre; il pousse, il fait tourner, il cherche le bon angle
s’il n’obtient pas ce qu’il veut, il change de direction, s’engouffre dans la moindre ouverture, contourne un obstacle et recommence
comme s’il cherchait le point précis où tout devient plus facile à déplacer, à arracher, à pousser ou à faire rouler
et lorsqu’il l’a trouvé, il ne le quitte plus
il continue, avec une patience qui semble infinie
je me suis souvent demandé quelle ténacité il fallait pour faire claquer un volet au même rythme pendant toute une nuit, ou pour faire osciller une branche pendant des heures
le vent, lui, semble ne jamais connaître la fatigue
et que dire de ces moments où il choisit une seule feuille dans tout un arbre, parmi des milliers, et la fait danser alors que toutes les autres restent presque immobiles ?
il y a des années, je faisais du camping en corse et je dormais sous une tente
j’avais entendu une phrase que je prenais pour un simple dicton « quand le vent arrive, il reste trois jours »
puis, un soir, il est arrivé…
pendant trois jours, j’ai eu l’impression qu’il avait décidé de démonter ma tente
il essayait d’un côté, puis de l’autre; il faisait vibrer la toile, tirait sur les haubans, cherchait à s’infiltrer sous le tapis de sol
par moments, il semblait s’arrêter, juste le temps de reprendre son souffle
puis il recommençait, avec le même entêtement, la même persévérance, la même patience sans fin
depuis ce jour, chaque fois que j’entends le vent s’acharner autour de quelque chose, je ne peux m’empêcher de penser qu’il ne fait pas simplement que passer; j’ai l’impression qu’il tente quelque chose, qu’il a une idée en tête, qu’il veut absolument y parvenir
ce n’est sans doute qu’une impression, mais, parmi toutes les choses de la nature, le vent reste celle qui me donne le plus l’illusion d’avoir une volonté qui lui est propre 🙋

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C’est curieux mais je n’ai jamais eu cette impression.
Ton texte est très beau pour autant.

mi è venuta ancora una riflessione sul vento
i velisti mi hanno sempre colpito per una cosa: per loro l’importante è che il vento ci sia
certo, quello che soffia nella direzione giusta rende tutto più facile, ma anche quando è contrario non si fermano
sanno sfruttarlo lo stesso e, a dirla tutta, chi riesce a usare bene anche il vento contrario parte con un bel vantaggio
non è semplice, bisogna conoscere il mare, le vele e fare le scelte giuste
richiede impegno e un po’ di esperienza, però si può fare
forse vale anche fuori dall’acqua
non sempre possiamo scegliere il vento che ci capita, ma possiamo imparare a usare anche quello meno favorevole per continuare ad andare avanti nella direzione che vogliamo
vado qualche giorno in val d’ aosta, e così devo abbandonare i miei posti qui :pensive:
per amor di pace… questo ed altro :innocent:​ 🙋​

une autre réflexion sur le vent m’est venue
il y a une chose qui m’a toujours frappé chez les navigateurs à voile: pour eux, l’important, c’est qu’il y ait du vent
bien sûr, quand il souffle dans la bonne direction, tout est plus facile
mais même lorsqu’il est contraire, ils ne s’arrêtent pas
ils savent quand même en tirer parti et, à bien y réfléchir, celui qui sait utiliser un vent contraire part avec un bel avantage
ce n’est pas simple
il faut connaître la mer, les voiles et savoir faire les bons choix
cela demande de l’engagement et un peu d’expérience, mais c’est possible
peut-être que cela vaut aussi en dehors de l’eau
nous ne pouvons pas toujours choisir le vent qui nous est donné, mais nous pouvons apprendre à utiliser même le moins favorable pour continuer à avancer dans la direction que nous avons choisie
je pars quelques jours en valle d’aosta, alors je vais devoir abandonner mes petits coins d’ici :pensive:
pour la paix des ménages… il faut savoir faire quelques concessions aussi! :innocent:🙋

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Merci Anna pour ce beau message :slight_smile:
Oui, on peut remonter au vent. Il ne faut bien sûr pas essayer d’y aller directement contre, il faut louvoyer, tirer des bords, cela demande de la souplesse, de savoir s’adapter, surtout lorsqu’il y a des raffales. Et on arrive à naviguer et à avancer dans la bonne firection :slight_smile:
Je te souhaite un bon séjour dans la belle vallée d’Aoste.

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questo, mentre il forum era in panne 🙆​

le stelle alpine mi sono sempre piaciute, fin da quando ero bambina
forse oggi sono un po’ passate di moda, forse piacciono le cose più eclatanti
a me, però, continuano a piacere come allora
non sono vistose, ma hanno qualcosa di speciale
crescono dove poche altre piante riescono a vivere e, senza fare rumore, sono diventate il simbolo della tenacia
forse è stato anche un bene che siano finite un po’ meno sotto i riflettori
così hanno avuto più pace e si sono salvate, almeno in parte, da quella raccolta indiscriminata che per anni le aveva messe in difficoltà
quando ne incontro una lungo un sentiero, mi fermo ancora a guardarla con lo stesso piacere di tanti anni fa
qualche giorno fa, ho fatto il giro dello chambeyron
sono salita in quota (anche) per cercare un po’ di fresco
non ricordo un’estate con un caldo così persistente: ci sono sempre state giornate molto calde, ma periodi così lunghi faccio fatica a ricordarli
questo caldo mi ha fuso anche i pensieri, ho fatto difficoltà a trovarne qualcuno valido da mettere qui :sweat_smile:
mentre vagabondavo su, intorno allo chambeyron, ho scattato questa fotina:

les edelweiss m’ont toujours plu, depuis que je suis petite
peut-être qu’aujourd’hui elles sont un peu passées de mode, peut-être qu’on aime davantage les choses plus voyantes.
moi, pourtant, je les aime toujours autant
elles ne sont pas très voyantes, mais elles ont quelque chose de spécial
elles poussent là où peu d’autres plantes arrivent à vivre et, sans faire de bruit, elles sont devenues un symbole de ténacité
c’est peut-être aussi une bonne chose qu’elles soient un peu moins sous les projecteurs
elles ont ainsi eu plus de tranquillité et ont été, au moins en partie, épargnées par cette cueillette excessive qui, pendant des années, les avait mises en difficulté
quand j’en rencontre une le long d’un sentier, je m’arrête encore pour la regarder, avec le même plaisir qu’il y a tant d’années
il y a quelques jours, j’ai fait le tour du chambeyron
je suis montée en altitude, entre autres pour chercher un peu de fraîcheur
je ne me souviens pas d’un été avec une chaleur aussi persistante
il y a toujours eu des journées très chaudes, mais des périodes aussi longues, j’ai du mal à m’en souvenir
cette chaleur m’a aussi fait fondre les pensées: j’ai eu du mal à en trouver une qui vaille la peine d’être mise ici :smile:
en vagabondant là-haut, autour du chambeyron, j’ai pris cette petite photo:

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mi capita spesso di fare paragoni tra le cose della vita e quello che facciamo in montagna
forse perché, a pensarci bene, alla fine tutto si somiglia
anche nelle cose più banali conta l’ordine in cui facciamo le cose
se devo mettere nell’armadio qualcosa di pesante, per esempio, magari è meglio aprire prima l’anta… invece di arrivare lì con l’oggetto in mano e scoprire che non ho più mani disponibili :smile:
e se torno a casa con la spesa, le chiavi è meglio averle già in mano prima di arrivare alla porta
altrimenti comincia la solita ricerca nelle tasche, con borse che scivolano, chiavi che non si trovano e qualche parola poco elegante
in montagna questa cosa diventa ancora più evidente
quando si prepara lo zaino, ogni cosa ha il suo posto e conviene già pensare a quello che potrebbe servire, prima di trovarsi a doverlo cercare in fondo allo zaino
su una ferrata, o mentre si arrampica, poi, l’ordine dei passaggi diventa ancora più importante
la sequenza con cui si usano i moschettoni e si passa da una protezione all’altra deve essere quella giusta, anche per evitare che la corda si blocchi o non scorra come dovrebbe
prima si mette in sicurezza, poi ci si sposta
un piccolo errore nell’ordine e quello che sembrava un movimento semplice può diventare improvvisamente complicato
anche attraversare un pendio, preparare una discesa con gli sci o semplicemente fermarsi a mangiare qualcosa richiede, in fondo, la stessa attenzione: fare prima quello che serve per poter fare bene quello che viene dopo
la montagna ti ricorda continuamente che le cose, grandi o piccole, hanno un loro ordine 🙋

il m’arrive souvent de faire des comparaisons entre les choses de la vie et ce que nous faisons en montagne
peut-être parce que, quand on y pense, au fond, tout se ressemble
même dans les choses les plus banales, l’ordre dans lequel on fait les choses a son importance
si je dois mettre quelque chose de lourd dans une armoire, par exemple, il vaut peut-être mieux commencer par ouvrir la porte… plutôt que d’arriver avec l’objet dans les mains et de découvrir que je n’ai plus de main libre pour ouvrir l’armoire :smile:
et si je rentre à la maison avec les courses, mieux vaut avoir les clés déjà en main avant d’arriver devant la porte
sinon commence la recherche habituelle dans les poches, avec les sacs qui glissent, les clés qu’on ne trouve pas et quelques mots pas très élégants…
en montagne, tout cela devient encore plus évident
quand on prépare le sac à dos, chaque chose a sa place, et il vaut mieux penser à l’avance à ce dont on pourrait avoir besoin, plutôt que de devoir le chercher tout au fond du sac
sur une via ferrata, ou en escalade, l’ordre des gestes devient encore plus important. La façon dont on utilise les mousquetons et dont on passe d’un point d’ assurage à l’autre doit être bien maîtrisée, notamment pour éviter que la corde ne se bloque ou ne coulisse pas correctement
d’abord, on se met en sécurité, ensuite on se déplace
une petite erreur dans l’ordre des choses, et un mouvement qui semblait tout simple peut soudain devenir beaucoup plus compliqué
même traverser une pente, préparer une descente à ski ou simplement s’arrêter pour manger quelque chose demande, au fond, la même attention: faire d’abord ce qui est nécessaire pour pouvoir bien faire ce qui vient ensuite
la montagne nous rappelle sans cesse que les choses, grandes ou petites, ont leur ordre 🙋

per esempio per stendere la focaccia, bisogna partire dal centro dell’ impasto…:wink::grin:

e vualà

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(message supprimé par son auteur, sera supprimé automatiquement dans 100 heures à moins qu’il ne soit signalé)

(message supprimé par son auteur, sera supprimé automatiquement dans 100 heures à moins qu’il ne soit signalé)

Globalement d’accord. Cependant, je ne puis laisser passer cette affirmation sans réagir:

L’expérience montre surabondamment et de façon irréfutable que ce dont on a besoin est Toujours (avec un T majuscule) au fond du sac quelque soit la manière dont on organise celui-ci.

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Et c’est bien pour cela que la fermeture principale d’un sac idéal devrait se situer en son fond ! (cette optimisation fonctionne pour tous les sacs :wink:)

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:smile: :smile: :smile:

Faux ! Grossière erreur ! Erreur de débutant !
Cette proposition ne résout rien, elle ne fait qu’inverser le problème. Je n’ai pas la solution, si elle existe.

Erreur du théoricien peu pragmatique qui pose les mauvaises questions !
Étant donné que le problème posé est uniquement de pouvoir trouver rapidement une affaire dans le sac :

Il faut et il suffit donc bien de procéder à l’inversion spatiale de la fermeture du sac, et de compter sur la force de la gravité pour saisir immédiatement au vol l’affaire recherchée pendant que le sac se vide en une demi-seconde.
Il ne reste plus donc qu’un problème secondaire à résoudre, qui doit désormais attirer toute notre attention : non plus comment retrouver rapidement une affaire dans le sac [résolu], mais comment remettre rapidement ses affaires dans le sac [Il existe là-dessus une conjecture de Darty et Boulanger sur les hottes aspirantes qu’il conviendrait plutôt d’examiner].