D’ailleurs, en 1976…
non rien…
Tout démolir pour que les vestiges n’attirent plus les curieux et les nostalgiques ? Ça me semble une excellente idée, mais trop bourrine pour notre petit monde de bisounours.
D’ailleurs, en 1976…
non rien…
Tout démolir pour que les vestiges n’attirent plus les curieux et les nostalgiques ? Ça me semble une excellente idée, mais trop bourrine pour notre petit monde de bisounours.
En espérant que le dérèglement ne se transforme pas en changement…brutal
Non, rien …? Ou juste une tentative de nier le réchauffement ?
Pour info, la « canicule » de 1976, si elle a marqué les esprits de l’époque parce qu’elle était exceptionnelle pour l’époque, passerait complètement inaperçue de nos jours: un été comme celui de 1976 est devenu la norme.
Depuis 2010, presque un été sur deux est plus chaud que celui de 1976. La canicule actuelle semblerait monstrueuse aux Français de 1976… s’ils étaient objectifs, et n’avaient pas entre temps re-calibré leur perception en fonction de l’évolution du climat.
Je pense que c’est justement @PetAuCasque qui tient la même position que toi, et qui satirise des propos antérieur (« 1976 » étant un « argument » favori des climato-négationistes.)
Ce n’est pas comme cela que je l’ai compris (d’autant qu’aucun propos antérieur de cette discussion ne parle de 1976), mais je peux me tromper.
Autant pour moi dans ce cas.
Reconnaissons qu’une formulation aussi laconique est pour le moins ambigüe et méritait peut-être une clarification. Surtout quand il s’agit, comme tu le soulignes, d’un des « arguments » favoris des climato-négationistes.
C’était effectivement de l’humour, je mets rarement des smileys pour le préciser car je m’amuse souvent de l’ambiguïté de certains de mes propos.
Pour en revenir à la Bérarde, mettons-nous dans la tête que le village tel que nous l’avons connu, c’est foutu. Il faut faire preuve de réalisme. L’état ne va pas injecter des millions d’euros pour sauvegarder une dizaine d’emplois pendant les deux mois de la saison.
pas faux 1976…
Je m’en souviens très bien car j’ai commencé l’alpinisme en 1973, temps pourri (un mètre de neige tombée en juillet, les glaciers étaient remplis et lisse…merveilleux).
Puis en 1974, très moyen, il fallait jongler avec les périodes de pluie; heureusement que sous la tente à Chamonix, on avait des jeux de cartes…
Puis 1975, là ça a commencé très fort et l’été à Cham et à la Bérarde fut super mais très chaud
Arriva 1976, la chaleur fondait les ponts de neige, ouvrait grand les rimayes et rendait les départs de voies et de faces nord délicates, le couloir Whymper ruisselait…
Et les décennies qui suivirent jusqu’à 2003 furent moyennent, on va dire conformes à une météo estivale en montagne; l’alpiniste s’adaptait
Il faut reconnaître que depuis 5 à 6 ans, les chaleurs en altitudes se multiplient et l’alpiniste s’adapte moins bien…(on fait les grandes courses des faces nord plus tôt dans la saison, les guides demandent à leurs clients de prendre leurs vacances à Pâques ou à la Toussaint); bref à nouveau l’alpiniste s’adapte, obligé !
Ça m’esbaubit les gens qui se souviennent de la météo du jour des années après. Je ne me rappelle déjà pas de celle de la semaine dernière… vous notez tout sur un cahier ?
Mais pourquoi tant de haine envers ce qui peut entretenir un minimum la mémoire de ceux qui ont vécu à cet endroit ?
Tu préconises aussi de couper tous les arbres sous prétexte qu’on ne peut pas garantir que toutes les branches sont assez solides au cas où des curieux montent dedans ?
J’hallucine de lire de telles propos !
Il y a quantité de ruines en montagne et en plaine, au pire il y a un panneau indiquant qu’il ne faut pas monter de dessus, et c’est tout.
C’est le cas des hameaux de Navette dans le Valgau, de Molines dans le Champsaur, du Puy d’Oulles près de Bourg d’Oisans, de Serre, l’Eglise, et Reychas dans le Diois, etc. Et des ruines de 2 hameaux dans le Valbonnais que j’ai découvert aujourd’hui et qui ne sont pas sur IGN. Heureusement que c’est accessible qu’à pied, évitant le zèle de personnes dans ton genre qui voudraient détruire les murs de 2m encore debout.
Par contre le village de Chaudun dans le Buëch a subi la « sécurisation » que tu préconises : toutes les ruines ont été rasées à l’herbe en 2006, sous prétexte qu’on pouvait se faire mal en montant dessus. Résultat, plus rien ne laisse penser qu’il y avait ici un village de 20 maisons dont la plupart avec 2 étages. Plus aucun intérêt à aller là-bas pour voir des restes du village. C’est juste un fond de vallée, carrefour de sentiers/piste, avec 2 bâtiments ONF comme on en voit un peu partout. J’y suis passé ce printemps, on y est resté 10min. On devait y bivouaquer, mais heureusement que la veille on n’a pas eu le temps de l’atteindre, le bivouac qu’on a fait en route était bien mieux !
Pas faux Bubu, un peu extrême mes solutions c’est vrai.
Tu y es retourné depuis la catastrophe ? !
Beaucoup a été arrangé grâce aux bulldozers mais des habitations sont tjs là à la merci de curieux, de voyeurs ou pilleurs, un accident est si vite arrivé
Oui.
Et alors ? Sélection naturelle, des cons en moins, qui va les plaindre ?
A nouveau, je recommande la lecture de « Chaudun, la montagne blessée », de Luc Bronner.
« A noter: nous avions a notre depart le mercredi matin notion de possible orage jeudi à partir de 15h. Avec la gardienne tous le groupe avaient décidé de partir bien tot dans la nuit pour etre redescendu à temps. Aucune connexion ni communication la haut pour obtenir une mise à jour météo. »
La vache… En gros, dès qu’on a un risque d’orage annoncé en fin de journée sur ce coin de massif, on va commencer à se dire qu’il faut soit venir de la Vallouise et accéder à Temple-Écrins via le col de la Temple, voire bivouaquer au col, où il y a une aire de bivouac d’ailleurs, soit renoncer à monter à La Bérarde. L’orage imprévu reste toujours possible, mais c’est la montagne.
Question bête : est-ce que les orages imprévus sont en général moins violents que des orages prévus ? Je suppose que si.
La route entre Saint-Christophe et La Bérarde est sujette à ces coupures lors des orages depuis longtemps. J’ai le souvenir d’avoir fait le chemin entre Saint-Christophe et Champorent à pied car la route était coupée par des coulées de boue et la navette ne passait pas. C’était en 1989.
Dans ce récit on ne connait pas l’heure de l’orage réel.
D’après les stations météo dans les vallons de Bonnepierre et du Soreiller (stations sans pluviomètre), il y a eu une chute brutale de la température à partir de 15h30, avec des rafales de vent.
Ca voudrait dire que les précipitations ont commencé autour de 15h30.
La prévision « orage possible après 15h » était juste.
C’est aussi ça le charme des Écrins, avec « un risque faible d’orage localisé en fin de journée » qui donnera le plus gros orage des Écrins de l’été 2012 
Ca arrive aussi ailleurs
Vanoise. Encore un faible risque d’averse l’après-midi.
Résultat orage de grêle.
Mais c’est vrai que les Écrins et peut être encore plus la Clarée peuvent être sujets à orages localisés stationnaires qui peuvent faire des gros dégâts localement.
C’est très régulier sur la Clarée .
Pour mieux comprendre ce qui s’est passé à la Bérarde, et comprendre comment d’autres glaciers sont menacés (et menaçant) : émission Sur le front, de Bruno Clément, épisode Faut-il avoir peur de nos glaciers ?.
Loin, bien loin des invectives et des injonctions à la : « yakafokon », un livre intelligent, sensible et profond sur la catastrophe de La Bérarde
« Dernier refuge,
Marine, Pauline et Laurène Petit
Édition Les Étages, 2026 »