Quand j’avais demandé (justement pour l’option bivouac en bas) on m’avait décrit un sacré coupe gorge en passant par le bas
Intempéries du côté de La Bérarde et Saint-Christophe
+1.
C’est aussi mon avis, sans quoi Temple-Écrins et le Carrelet ne tiendront pas longtemps.
Qu’on réduise la voilure au niveau intensité touristique sur La Bérarde n’est pas une mauvaise chose : franchement, le centre d’expositions, les feux d’artifice, les « événements », pour moi, c’était devenu un peu too much.
Mais vous oubliez quand même qu’il y avait là, depuis des décennies (et qu’il y a toujours) un établissement du Club Alpin Belge et un Centre alpin à La Bérarde. Quand j’y étais en 2022, il y avait un camp d’été d’un club FFCAM installé pour au moins une semaine au camping et ce dernier était plein. J’ai aussi participé à des stages dont La Bérarde était « le camp de base ».
Ce n’était pas un simple lieu de passage.
Il y avait un bureau des guides de La Bérarde.
Il y a un truc qui me gêne dans ce débat, c’est que revient en arrière plan une petite musique assez élitiste, finalement, qui se satisfait de ce que la montagne soit réservée à une élite sportive, championne de trail, notamment.
Plus généralement, La Bérarde inaugure un débat qui va s’ouvrir, y compris à la FFCAM, sur la réduction de l’accessibilité de la montagne à l’avenir, du fait du changement climatique et des risques qu’il crée, et compte tenu des contraintes budgétaires.
En gros, de l’Oisans « aux cinq vallées », pour l’instant, on en ferme une. Et il n’est pas exclu que la question soit posée pour d’autres, à l’avenir, si de gros dégâts se répètent suite à des pluies torrentielles : pour Entre-les-Aygues ou le Valgaudemar, je suis un peu inquiète vu la configuration locale.
A mon sens, entre le tout et le rien, et sauf à imaginer recourir à des caravanes de Yaks comme nouveau concept d’aventure dans le Vénéon (
) on devrait pouvoir retrouver un équilibre.
Le camping n’est plus utilisable et il n’est pas prévu de refaire les réseaux.
Et il y a toujours 6 vallées en Oisans. Dans le Vénéon, Venosc et les autres hameaux de Saint Christophe sont toujours habités et en plus toute l’année contrairement à la Bérarde !
Ok puis en fait je me dis qu’un camping sans rien d’autre est-ce vraiment intéressant. Il faut à minima de quoi se ravitailler s’il y a camping.
Et évidemment sanitaires etc.
Je ne vois pas trop d’exemple comme ça de camping perdu dans la nature.
Édit ah si en Espagne vaguement. Sous le refuge de Viados. Ya effectivement un point ravitaillement.
Mais est-ce qu’il ne faut pas obtenir des zones avec moins de présence humaine pour maintenir et restaurer une partie de la biodiversité ?
De ce que j’ai pu constater récemment, le camping a bien été ravagé. Certes les bâtiments en dur sont debout, mais sur 80% de la surface c’est un gros pierrier. Il n’y a plus beaucoup de prairie. Pour planter la tente c’est compliqué.
On peut voir des morceaux de conduites et restes de réseaux, donc certainement tout à refaire (je ne suis pas spécialiste). Il y a probablement de très gros travaux à prévoir pour rouvrir un camping.
Et quel préfet, et/ou élu local autorisera un camping compte tenu des risques en cas d’intempéries? La crue d’il y a 2 ans n’a pas fait de victimes mais si elle s’était produite quelques semaines plus tard en haute saison…
Beaucoup étant donné qu’il existe des dizaines de campings en zone inondable, depuis des décennies. Il y a régulièrement des morts lors d’inondations soudaines, mais les campings en cause existent toujours le plus souvent (en limitant éventuellement son étendue).
Effectivement, le camping était déjà en sursis avant la catastrophe. Le préfet voulait le fermer à cause d’un risque de chutes de blocs malgré la tourne qui le protégeait au dessus. Il avait pu ouvrir in extremis après des travaux de déboisement demandés par le préfet. Mais cette fois, c’est certain que la préfecture ne donnerait pas son accord.
Si, si. Le lac de la Muzelle…
. Ok, je sors.
Tu peux rester mais disons que c’est pas totalement dans la nature puisqu’il y a un refuge et donc des toilettes.
Bon oui c’est pas un camping non plus. Tu peux aussi dans le genre citer les refuges du GR20 ou là c’est carrément organisé.
Pour un camping en pleine nature hors refuge je me dis qu’au delà des sanitaires et d’un point de ravitaillement il faut aussi loger le gardien dans des conditions acceptables donc un logement. Ça commence à faire beaucoup.
Il a été à juste titre fait référence au club alpin belge et au centre du CAF qui ont été à peu près épargnés. Est-ce que quelqu’un sait s’ils fonctionnent depuis l’événement ?
Le centre FFCAM dr la Bérarde est fermé jussu’à nouvel ordre.
Ce qui est logique.
https://chaletlaberarde.ffcam.fr/
Effectivement. Ce que je voulais surtout dire, c’est que si on considère que La Bérarde reste un point de passage pour aller effectuer des courses plus haut dans le Vénéon (Pilatte, Bans, Coolidge, Fifre, Pointe du Vallon des Étages, traversée des Ecrins, Ailefroide, etc…), on risque d’avoir le développement d’un « camp de base » de fait, même pour quelques jours. Cela permettrait de laisser une tente tranquillou, de monter par exemple à Temple-Ecrins, faire la course et redescendre passer une nuit à La Bérarde avant de reprendre la navette.
On pourrait à la rigueur imaginer une petite aire naturelle de camping, ce qui n’implique pas le maintien d’une résidence pour le gardien et d’une infrastructure sanitaire ou de VRD lourde.
Une aire de camping-bivouac officielle, à un endroit susceptible aux inondations/crues, sans point de repli « en dur » proche, et avec une évacuation sur une route qui pourrait elle aussi être bloquée en cas de crue ?
Je ne suis pas sûr qu’une autorité administrative signe. Peut-être à la limite une zone où le bivouac/camping sauvage n’est pas interdit ou toléré, voir même avec des toilettes sèches ?
Outre le point de passage vers les refuges, il faut aussi considérer la quantité de GV à proximité de la Bérarde.
On peut juger que cela va inexorablement disparaitre, mais dans le cas contraire, l’absence de solution d’hébergement à la Bérarde ne peut que conduire à :
- une réduction de la fréquentation (why not)
- l’augmentation des déplacements dans le bas de la vallée (le camping en dessous étant à Venosc) jusqu’au point de départ de la navette
- le far west là haut
On arrive bien à avoir des hébergements quelques milliers de mètre plus haut sans réseaux collectifs et avec l’aval des autorités administratives.
Bernard, il faudrait pas mettre le mot « biodiversité » à toutes les sauces et dans toutes les discussions, comme pour dire, faute d’arguments: « fermer le ban »
Il en va simplement d’une réflexion de bon sens: l’Oisans s’est toujours démarqué des autres massifs par son côté sauvage, reculé, difficile, exigeant, solitaire et authentique !
Ne pas chercher à déverser des millions d’euros pour une restauration hypothétique et peu pérenne me parait être la sagesse même
Et que l’on soit simple promeneur, traileur, alpiniste, peintre ou contemplatif, chacun y trouvera son compte !
Oui.
Et en renforçant le caractère « sauvage », l’Oisans joue ses meilleures cartes par rapport à d’autres massifs. Sans que ça soit exagéré non plus. C’est pas l’Alaska ou les Tian-Shan 
Article en acces libre :
https://reporterre.net/Villages-engloutis-faut-il-reconstruire-malgre-le-risque-climatique
Pascal, qui voulait depuis longtemps y aller…personne n’aurait imaginé une telle destruction !
Je n’ai pas lu tous les échanges ni toutes les études, peut-être cette hypothèse a-t-elle été évoquée/étudiée, mais a t-on envisager de définir des secteurs relativement à l’abri pour réaliser chaque année une sorte de « village éphémère » pour faire revivre La Bérarde au moins le temps d’une saison printemps/été (épicerie, hébergements légers, bureau des guides, antenne d’info tourisme, etc, …) ?
De toutes manières, La Bérarde n’était déjà plus habitée l’hiver.
Ce n’est peut-être pas l’endroit le plus adapté au déréglement climatique
https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2026/06/19/la-vallee-du-veneon-touchee-d-importantes-coulees-de-boue-coupent-la-route-de-la-berarde-avww
https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2026/06/19/quand-j-ai-vu-les-arbres-bouger-j-ai-eu-peur-les-personnes-bloquees-a-la-berarde-apres-des-coulees-de-boue-ont-pu-redescendre
https://www.ledauphine.com/environnement/2026/06/20/voitures-emportees-randonneurs-bloques-un-orage-violent-provoque-des-coulees-de-boue-impressionante-a-la-berarde
À l’avenir bien d’autres secteurs et routes de montagne poseront de sérieux problèmes.
Certaines routes en posent déjà, par exemple :
Les gorges de l’Arly, le col du Lautaret, plusieurs routes en Vallouise…