Intempéries du côté de La Bérarde et Saint-Christophe

Vous êtes quand-même dures. Surtout qu’il y a des balades très simples autour qui permettent de voir la face S de la Meije, Bans avec Pilatte etc…

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C’est l’écriture inclusive ? :slight_smile:

Oui je suis d’accord il suffit de marcher un peu mais de la Bérarde même c’est limité. Et austère pour quelqu’un qui adore pas la montagne. Moi j’aime ce decor mais pour un touriste lambda ça n’a rien d’exceptionnel.

Un touriste lambda qui n´aime pas la montagne, s´il vient dans les Ecrins, il s´est trompé de destination . :slight_smile:

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Oui, mais uniquement en juillet août (je pense aux remarques très pertinentes de @Walkyrie à propos des différentes typologies de visiteurs).

Pour l’alpiniste, la Bérarde n’est qu’un point d’accès parmi tant d’autres. Néanmoins, puisque le jeu commence dès qu’on s’éloigne de la civilisation, la Bérarde permet d’accentuer cette sensation d’isolement, surtout lorsque l’accès est limités.

Les paysages depuis la Bérarde sont plutôt quelconques : c’est un petit fond de vallée prenant mal le soleil, comme beaucoup d’autres. Sur le plan des pratiques, l’endroit reste limité, surtout si l’on compare à Ailefroide ou Chamonix. Côté météo, c’est un « pot de chambre » enclavé. Pour passer un mois en été, Ailefroide est bien plus intéressant, avec une variété infinie de pratiques (montagne, bloc, couenne et grande voie calcaire, VTT, ou même baignade à Serre-Ponçon), une météo bien meilleure et la possibilité de filer vers le sud pour chercher le soleil.
Ayant passé mon premier été d’alpiniste à Chamonix, la Bérarde ne m’évoque rien de particulier. Le massif du Mont-Blanc est la Mecque de l’alpinisme en France, même en dormant dans sa voiture sur des parkings au milieu des touristes.
Pour ce qui est des paysages grandioses mais facilement accessibles dans les Écrins, le Chazelet ou même la montée au Lautaret–Galibier me feront toujours rêver, avec une vue fantastique rappelant des bons souvenirs dans ces faces.

Le point fort de la Bérarde, c’est surtout le sentiment d’être loin de la civilisation. C’est génial en hiver, à l’intersaison, ou même l’été dernier avec les accès réglementés. Partir de chez soi, y aller en partie avec ses propres moyens physiques, renforce ce sentiment d’expédition. L’été dernier, j’aurais toutefois dû éviter de passer devant le refuge Temple-Écrins ouvert, qui casse un peu l’ambiance « bout du monde ».

Pour savoir à qui appartient la Bérarde, il suffit de regarder le cadastre. La Bérarde ne m’appartient évidemment pas, pas plus qu’aux autres touristes : on ne fait que passer, en suivant les lois et usages en vigueur (voire parfois hors la loi).

Il faudrait donc que les navettes soient présentes plus longtemps

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Oui pour la charge affective, c’est mon adolescence, mes premières randonnées, et mes premières courses en montagne.
Et non pour le site pas exceptionnel. C’est selon les goûts mais le charme de La Berarde c’était la rusticité. Même si Chamonix est magnifique j’ai toujours préféré La Berarde. Chamonix c’est une belle fille qui dévoile tout. La Berarde c’est pas du tout cuit, il faut y passer du temps, il faut lever les yeux, il faut marcher un peu.

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Le truc c’est qu’on voit le dôme des Écrins avant d’arriver mais une fois à la Bérarde on voit plus grand chose. A part l’aiguille de la Bérarde quand-même.

On voit la Tête du Rouget, la Tête de la Marsare, et la Tête du Chéret !
Que demander de plus ?

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Certes :slight_smile:
Et la tête de la Maye. Super.
Non mais j’adore la Bérarde c’est la montagne quoi.

Une de mes premières découvertes visuelles de la « vrai » haute montagne, c’était en VTT au col de la Seigne. puis le sentier en balcon (lac Chécruit) du val Véni et la remonté au Grand Col Ferret, tjrs en VTT au millénaire précédent.
Après cela, je n’aurais probablement pas tourné les yeux vers la Tête du Rouget. Idem pour la Bérarde qui ne m’était pas connu à cette époque. Pas plus durant mes premières années d’apprentissages d’alpiniste. Chamonix, l’Oisans et Briançonnais pour ses cascades, la Vanoise, les Préalpes pour grimper (Presles, Verdon …) mais pas la Bérarde. A l’époque, j’étais sur Lyon, tant qu’à rouler on faisait efficace. :slight_smile:

Qd bien même j’ai ensuite beaucoup tourné dans le massif, la Bérarde était juste un parking pour y laisser la voiture et filer ASAP en montagne. J’ai dormis une seule fois au camping et c’était pour un rassemblement c2c.

Même pour la Meije, parcourue par une dizaine d’itinéraire, je suis souvent monté depuis la Grave. La Bérarde est bien par son ambiance bout du monde mais c’est également un défaut qd on recherche l’efficacité dans sa pratique. L’absence de vrais sites d’escalades, le coté « pot de chambre enclavé », pas de VTT/trail … m’ont tjrs fait privilégier Chamonix ou Ailefroide pour un séjour « long » efficace. Qd il pleut à la Bérarde, tu es juste coincé dans ta tente avec le soleil distant d’au moins 100 km de voiture. Pour les séjours courts, cad une course bien précise, je n’ai jamais perdu mon temps à la Bérarde, voire même je n’y mets pas les pieds hormis sur le parking. Tu arrives souvent à la bourre à cause des « touristes » remontant la Romanche, du TdF et autre Marmotte, tu finalises les sacs, casse une croute et file ASAP, au retour c’est souvent à point d’heure et plutôt pressé d’en finir sans accident sur la route pour être au taf qlqs heures plus tard.

La Bérarde doit par contre être sympa pour y passer un hiver dans une approche ermite coupé du monde. Mais pas pour la pratique montagne qui sera assurément plus importante depuis un camp de base à Chamonix ou dans le Briançonnais.

L’été dernier, c’était la première fois en x décennies que j’ai dormi 2 fois à la Bérarde. La catastrophe a encore renforcé l’ambiance bout du monde. C’est un drame pour les locaux. Mais c’est quasiment une opportunité pour l’alpiniste, égoïste par nature, recherchant son plaisir dans une ambiance « expé » décarbonée, et n’ayant pas le niveau/volonté de s’engager dans des objectifs sérieux.

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La Bérarde a toujours été un monde à part, au niveau de son histoire qu’elle a noué avec le développement de l’alpinisme dans les Alpes Françaises, lorsqu’ on la compare avec la « bourgeoise » qu’a toujours été Chamonix.
J’apprécie vraiment ces deux Massifs. Que ce soit celui du Mont Blanc ou des Écrins, je ne pense pas que l’engagement soit vraiment différent. Mis à part les courses accessibles de l’aiguille du midi.

Je ne pense pas que l’ambiance générale ait changé tant que ça. Surtout une fois dépassé le hameau, les courses démarrant de la Berarde n’ont pas changé ! Il y a moins de fréquentation, il n’y a plus de commerces. Le hameau est dévasté malheureusement, mais de la à dire que c’est une opportunité pour l’alpinisme dans une ambiance expé … Je ne vois pas, désolé ! Car la contrainte est généré uniquement par le transport collectif. Cela dure 30mm de trajet et non 3 jours :wink:

https://www.leparisien.fr/isere-38/on-nexclut-pas-une-recidive-la-berarde-figee-depuis-deux-ans-reste-sous-la-menace-dun-glacier-imprevisible-29-05-2026-ZAVZ2VSD3FDGBM2SRVIDAON6H4.php

Il serait envisagé de stocker 350 000 m3 de roches sur le terrain de camping, pourtant l’une des seules zones à n’avoir été impactée à la marge. On rêve…

Mais on est encore loin d’un quelconque projet de réhabilitation. Nul doute que vidanger la poche d’eau située au dessus de Tignes soit plus simple techniquement que vidanger celle de Bonne Pierre, mais la Préfecture ne souhaite manifestement pas engager trop de moyens.

Si La Bérarde était une station de ski huppée, on serait sans doute plus actifs dans la réflexion ?

Envisager de reconstruire l’existant à l’identique, protégé par des digues de 12m, me semble toutefois inconcevable. Mieux vaudrait tirer parti des zones non situées dans le cône de déjection ?

Désolé j’ai pas lu. Mais pourquoi faire ce stockage ? Ça a un intérêt de déplacer les roches ?

Pour faire quoi? Et est-ce-qu’il il y a des zones sûres ? Pour moi désolé si ça choque mais plus grand chose à faire à la berarde. Garder un camping serait déjà bien.

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Pour être monté l’an dernier, « rouvrir » une Bérarde sécurisée relèverait du chantier pharaonique. Au delà d’une bulldorisation d’un parc national, les contribuables du département et de la région ont déjà bien d’autres projets pharaoniques à financer en priorité impactant un maximum de citoyens : RD1532, mobilités décarbonées …

Néanmoins, si un journal Parisien souhaite donner qlqs dizaines de millions … on les acceptera.

Cette catastrophe est assurément un drame pour ses habitants. Mais la spécificité de la Bérarde pour un alpiniste, c’est l’impression d’être loin de la civilisation. Cette impression étant renforcée, la pratique alpine perdurera assurément à la Bérarde y compris avec une limitations des accès. On pratiquera comme l’on fait nos ancêtres, en prenant le temps nécessaire, sans mazouter 2 tonnes de ferrailles en fond de vallée pour aller plus vite.

Pour faire vivre la Bérarde sur c2c, c’est , avec des sorties associées au point d’accès Bérarde.

L’été dernier, j’ai savouré la lenteur de la montée vers ce fond de vallée, redécouvrant chaque courbe du paysage à 5 km/h, comme si le temps lui-même s’étirait entre Grenoble et les sommets. Ce qui est une épreuve pour ses habitants devient, pour l’alpiniste, une opportunité rare où la montagne se laisse approcher autrement.

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Il est bien temps de se rendre compte que le plus fort, ce n’est pas la préfecture, ni les euros, c’est la nature.

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Joli message, vraiment.
Merci.

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Ou tout simplement un village habité à l’année comme le village de Blatten qui va être reconstruit. Mais à la Bérarde, que des résidents secondaires et des commerces saisonniers. D’ailleurs, pour certain(e)s cette catastrophe a même été une opportunité de trouver un autre travail à l’année en station de ski plutôt que saisonnier et ils sont bien conscients que la Bérarde c’est fini pour de bon. Ils ont déjà fait le deuil de ce passé sauf les quelques personnes qui ont des racines familiales et ancestrales à la Bérarde et qui aimeraient que le hameau renaisse de ses cendres.

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aller faire les Bans c’est quand même plus la même chose maintenant… je ne pense pas que j’aurai l’occasion d’y aller un jour