Intempéries du côté de La Bérarde et Saint-Christophe

Bourg d’Oisans --> les étages en voiture : 30 km à 0.35 € du km coût 10,50 €

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Si tu fais x centaines de km pour aller en voiture jusqu’à Bourg d’Oisans, tu iras très probablement jusqu’à Venosc ou Saint Christophe.

J’ai pas du être clair, alors j’explique :
1/ les transports gratuits n’existent pas : Amortissement du bus, assurance, entretien, salaire du chauffeur, carburant, il faut bien que quelqu’un paye …
2/ Proposer la place en navette à 4,80€ semble correct. Ça correspond au coût d’un aller en voiture avec 2 personnes à bord. On peut considérer que ça doit être proche de la moyenne des véhicules montant aux Étages.

Pourquoi est-ce que, dans un soucis environnemental, les navettes devraient couter moins cher que la voiture pour leur usagers et leur coût être pris en charge par les contribuables ? Ceux qui affirment des convictions écologiques le font-ils pour la planète ou pour gagner de l’argent ?
Proposer un billet à 4,80€ me semble correct et satisfaire les impératifs climatiques. On peut même se féliciter que les collectivités proposent cette solution.
Sinon, il est toujours possible de partir à pieds ou à vélo de Bourg d’Oisans …

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Si l’on souhaite tenir nos objectifs climatiques, tels qu’ils ont été inscrits dans les lois françaises, il est indispensable de réduire les émissions de carbone liées à la voiture individuelle, et donc d’inciter fortement à s’en passer.
Je reconnais que cela relève souvent du vœu pieux, de l’affichage politique, à fortiori en région Auvergne‑Rhône‑Alpes, où la majorité actuelle chasse les voies des « populo‑vroomers ».

Comme tu l’expliques, rien n’est gratuit : tout a un coût. Mais j’ai en tête que la voiture individuelle coûte très cher à la société, que ce soit par l’accidentologie, la pollution atmosphérique ou, surtout, la sédentarité qu’elle entretient. Une véritable politique incitative pour réduire l’usage de la voiture, comme cela existe parfois est rentable à l’échelle nationale. J’avais vu passer un papier scientifique évaluant à la rentabilité des mobilités actives.

Ceci étant dit, je ne pense pas que cela ait beaucoup de sens de se focaliser sur les derniers km alors que la quasi totalité des personnes viennent en voiture jusqu’à Bourg d’Oisans. C’est juste de l’affichage. Les vrais enjeux français, ou même Aura sont ailleurs, et notamment dans la mobilité quotidienne. La ligne Grenoble-Lyon est simplement exécrable. Là c’est des dizaines de milliers de personnes qui sont impactés quotidiennement.

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Et avec un VAE, j’ai bon ? :innocent:

Vade retro satanas :grin:

Pour ma part, c’est vélo depuis Grenoble, en rejoignant Grenoble en train.

On ne va pas refaire le débat, mais les horaires, sans même parler de la ponctualité, sont insuffisants pour une pratique montagne. Inutile de regarder la desserte locale : mon dernier train pour rentrer depuis Grenoble le dimanche soir est à 21 h. Sans prévoir une marge avec un lundi matin potentiellement off, c’est impossible sur un week‑end, et compliqué même sur trois jours.
La prochaine fois, et si la forme est là, j’essaierai le vélo intégral depuis chez moi. De toute façon, ça reste une activité sportive. C’est probablement même un sport plus risqué de pédaler de nuit sur nos routes totalement inadaptées aux mobilités actives.

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Tu laisseras ton joujou à 5 k€ plusieurs jours et nuits à la Bérarde.
Par ailleurs, je trouverais cela ennuyeux de passer 1h assis sur une mobylette électrique. Je préfère prendre 2h pour faire du sport. :slight_smile:

Mais tu n’as pas toujours 2H de temps à perdre.
Par exemple, les compte-rendus sur C2C de ses sorties en mobilité douce par @corpet proposent une intéressante alternative à la bagnole avec trajet en train et approche au plus près en VAE. Et dans l’intervalle entre trajets ferroviaires et approche vélocipédique, suffisamment de « sport », semble-t-il, pour satisfaire un honnête homme (ou dame).

Oui et non.

Pour ma part, j’ai intégré mentalement le déplacement dans mon approche de la pratique sportive. Ca change tout car je démarre ma sortie sportive en fermant la porte de chez moi. Je ne perds donc pas 2h car ça fait partie de l’activité.

Ca ne serait pas possible avec un VAE. Avec un VAE, j’aurais le sentiment de perdre mon temps, un peu comme en voiture mais en beaucoup plus long, tout en cumulant les inconvénients du vélo (faible capacité d’emport, exposition aux intempéries…) et même des contraintes supplémentaires parfois rédhibitoires, comme l’autonomie.

Un autre exemple illustrant que c’est également une question d’approche « mentale », cad une façon de voire les choses : alpi-trail :bike: dans Belledonne

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Certes, mais quand tu habites (trop) loin et que tu prends le train pour arriver au pied des montagnes, tu es tributaire des horaires SNCF (et notamment de leur relativité…). Et là, mentalement, tu peux vouloir tout ce que tu veux, ça ne te fera pas avancer d’un pouce.

Je prends le train pour arriver à Grenoble, Chambéry ou éventuellement plus loin dans les vallées. Je connais donc le sujet ou plutôt fait avec. La sortie Alpi-trail :bike: dans Belledonne illustre bien cela. J’avais organisé en fonction des contraintes SNCF obligeant notamment à faire cela sur 2 jours. C’était très rentable en terme de sortie : 30h d’activités sportives pour un AR à Grenoble en train. Par contre, c’est plus difficile à la saison froide. Mais ça ne serait pas bien mieux en VAE car on a autant voire bien plus froid en VAE. Passer des heures à se cailler assis sur un VAE, pas dans le pire de mes cauchemars.

Mais c’est certains que si tu veux la même chose sans la voiture qu’avec, ça ne peut pas le faire.

HS

le mien m’a coûté quasi 10 fois moins.

Je pense qu’il m’a coûté guère plus cher (voire moins) que la moyenne des VTT du forum.

1 h pour faire Grenoble-Bourg d’Oisans à vélo électrique (bridé à 25 km/h, vu le poids, je te mets au défi de tenir plus de 15 mn au dessus de 25 km/h sur la route qui va à Bourg) ???

Et pourquoi irait on à Bourg en voiture maintenant qu’il y a une solution pour les derniers km ?
Surtout que ces derniers lm seront interdits aux voitures ?
C’est sûr que c’est plus simple je reconnais. Mais quand bien même, si on vient depuis grenoble en voiture individuellee, ça fait quand même 37,5 % du trajet en TC.

tu grimpes tout le temps en flêche toi ?

Je fais surtout le constat que la quasi totalité des personnes vont à Bourg d’Oisans en voiture. C’est cela la réalité aujourd’hui.
Tout comme les priorités TC en AURA, c’est le quotidien des « grosses » lignes TER, pas les 5 alpinistes montant à la Bérarde.

De Grenoble, il est possible de prendre le bus jusque Bourg en accrochant le vélo dessus, et de finir en vélo. Comme avec la plupart des cars de la région.

La route passe relativement bien jusqu’à Bourg d’Oisans. Ca permet de s’échauffer avant d’attaquer les choses sérieuses à la sortie de Venosc. :slight_smile: Ca permet également d’être moins tributaire d’une connexion avec tous les aléas.
Surtout, ça permet de commencer sa sortie à Grenoble, et donc de ne pas perdre 1h de plus dans les TC. Si j’avais suffisamment la caisse, je partirais directement de chez moi pour commencer la sortie en fermant la porte sans avoir besoin de prendre le train.

Au départ, mon propos était surtout de rappeler que les informations circonstanciées sur les accès à la Bérarde se trouvent dans le topo-guide dans les sorties associées au point d’accès Bérarde.

Je ne serais guère étonné que les informations des contributeurs au topoguides soient plus précises que les informations « officielles » pour cette saison 2026, comme cela a déjà été le cas en 2025. Que cela soit en voiture, à pied, en vélo, en TC, en respectant ou pas les arrêtés officiels.
Par exemple en décembre 2025, ça passait jusqu’à la Bérarde (cf sortie à l’Iode). Il n’y avait donc pas plus de barrière cet hiver 2026 que durant l’été 2025. Si on a un doute, on peut tjrs contacter Baptiste.

Ah et quand il y a un sens interdit comme il y a pas de barrière tu le prends

Comme tous les contributeurs c2c, et autres pratiquants, montés à la Bérarde l’année passé sans prendre la navette, j’ai bien évidement bravé l’interdiction mais avec un vélo.

La gendarmerie sait très bien qu’il y a du trafic jusqu’à la Bérarde, y compris de non locaux (cf les plaques des vans/voitures y passant la nuit).

Si. Tous les jours plusieurs fois par jour au vu du nombre d’interventions à rallonge.

Alley histoire de ne pas juste être HS, je trouve dommage de cracher dans la soupe. Ok la navette est payante et ok certains contournent l’interdiction, mais j’ai bon espoir de pouvoir retourner là bas plus facilement alors suis contente qu’ils cherchent et proposent des alternatives pour essayer de contenter chacun.
(Maps annonce 19h30 de vélo depuis chez moi. Sachant qu’il est généralement optimiste et que je dois déchausser la prothèse toutes les heures et que le moignon ne supporte pas plus de 2h30 / 3h max par jour, dois je 1- partir immédiatement, 2- investir dans un VAE, 3 - arrêter de râler et me mettre au sport et accepter de souffrir parce que c’est pas parce qu’on est handicapé qu’on ne doit pas faire 80h de souffrance par semaine, na ?)

Plus sérieusement, je trouve dommage que tous les sujets dérivent vers ton analyse du monde @CHNOS5808, qui est ce qu’elle est mais prend énormément de place et en offre moins pour d’autres points de vue et perspectives qu’il m’intéresserait de lire.

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En voiture, les watt développés par l’occupant sont nuls… ce n’est pas le cas VAE, à fortiori en montagne… donc tu commences bien la dépense énergétique lorsque tu montes sur l’engin.

On peut critiquer le VAE mais faisons le honnêtement :