Importance d'avertir de son projet d'ascension

Un peu pareil…
Pour un projet bien planifié avec un horaire plus ou moins prévisible, en général je préviens, surtout si j’emmène du monde.
Par contre pour les plans improvisés et avec beaucoup d’options, c’est nettement plus compliqué d’avoir quelqu’un qui te suit, surtout si il ne connaît pas l’activité. Et ça rajoute des contraintes et de la pression.

Pour l’accident objet de ce fil, plutôt que « importance d’avertir de son projet… » j’aurais mis plutôt : « de l’intérêt d’avoir un moyen d’appel hors réseau ».
SI ça avait été le cas pour eux ils auraient pu être extraits dès le 14 au soir ou au pire le 15 matin. Dans ce genre de situation c’est nettement plus efficace que de dépendre de quelqu’un qu’on aura informé de son projet.

Perso j’ai un Garmin Inreach, certes il faut quand même être en mesure d’appuyer sur le bouton SOS… (ou mieux, de rédiger des sms) mais ça couvre toutes mes activités (je ne fais pas de spéléo) quelle que soit la zone. Et c’est précis et efficace.

Et de toutes façons dans les activités à risque il y a toujours une notion d’engagement à un moment, à chacun de fixer son curseur en connaissance de cause.

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(message supprimé par son auteur, sera supprimé automatiquement dans 100 heures à moins qu’il ne soit signalé)

Oui, c’est bien si on a la possibilité de l’utiliser. Pour les 2 blessés dans l’Ailefroide, ça aurait été efficace, pour notre ami Fabrice Roulier, cela n’aurait servi à rien, hélàs.
Les deux moyens sont effectivement complémentaires.

Et je ne sais pas si dans certaines configurations de terrain, un appel via satellite passe toujours ?

Ben, si tu penses être à la voiture à 18h, tu annonces le lendemain 8h, et voilà.
Et si tu choisis tes options sur place, tu indiques « autour de telle montagne ».

On voit régulièrement des recherches où on connait au mieux le massif, et encore.
Je trouve que c’est idiot pour les secours éventuels - dc pas très responsable de la part de l’auteur.

En général quand on part en montagne, on ne pense pas à l’hypothèse d’avoir besoin d’être secouru

Pour moi, être responsable, c’est réfléchir aux conséquences possibles de ses actes - et minimiser les conséquences négatives, même si elles sont indirectes.
Dc pas très responsable de ne pas avoir de système d’alerte, au vu du cout quasi nul.

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Il est certain que ça ne coûte rien de dire où on va, de donner une heure limite etc. surtout s’il n’y a pas de réseau. Pourquoi s’en priver ?
Ça me fait un peu penser au casque à vélo. Pour un prix tout à fait modique, ça peut de sauver la mise.

Oui si tu est dans le fond d’un canyon encaissé et que tu ne peux pas bouger il est possible que ça passe mal.
Je teste de temps en temps et c’est passé dans tous les cas.
Ce système est pour l’instant techniquement beaucoup plus fiable que le « direct-to-cell » qu’on commence à voir sur les smartphones haut de gamme (qui nécessitent de pointer le téléphone vers un satellite donné)

De toutes façons tout système a ses limites, ça réduit juste les risques. Si on ne veut prendre aucun risque on ne va pas en montagne :slight_smile:

Ca ne l’aurait pas sauvé non ? (dévissage en paroi ?)
Et il me semble qu’aujourd’hui la localisation des smartphones de personnes disparues est plus rodée et je suppose qu’il est assez facile pour les secours d’avoir la localisation du dernier point avant que le téléphone soit coupé ou perde le réseau.

Avec ou sans système de suivi et d’alerte on peut se demander si c’est très responsable d’aller prendre des risques en montagne :wink: (la question de l’appel des secours est assez marginale…)

Ce n’est pas qu’une question de « coût » (et ça n’est pas comparable à la question du casque)
Ca ne « coûte rien » si tout se déroule comme prévu et que l’appel « je suis rentré » fonctionne.
Dans le cas contraire c’est potentiellement énormément de stress pour le contact de confiance alors que la plupart du temps l’affaire n’est du qu’à de petites galères qui se règlent toutes seules (j’ai testé cet hiver en étant le contact…)
Et je pense que c’est pire si la personne ne connait pas l’activité.

Perso pas mal de mes proches stressent déjà assez comme ça par rapport à mes activités (qui n’ont rien d’extrêmes pourtant), je n’ai aucune envie d’augmenter ce stress en leur demandant de me suivre et je préfère rester dans le vague.

Mais chacun son approche et sa situation, j’explique juste le « pourquoi s’en priver »
De mon point de vue la capacité de déclencher un secours soi-même quand on est hors-réseau est à mettre avant le principe de se faire suivre, même si l’un n’empêche pas l’autre bien sûr.
Ca me coûte 50€ par an et au maximum 3€ par jour de sortie (c’est dégressif)

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Faudrait voir le coût des secours lancés « pour rien ». J’en ai aucune idée.

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Ce demande quand-même de pas mal réfléchir à quoi dire, quelle heure donner, quelle localisation et à qui le dire. C’est pas forcément si évident.
Et ça réduit les possibilités d’improvisation. Perso ça me stresse pour la personne choisie

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Il faudrait peut être judicieusement prévenir un habitué de l’activité.

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J’ai toujours des scrupules à partir seule sans au moins laisser un mot sur la table de la cuisine…
Mais la dernière fois que j’ai montré l’itinéraire que j’avais prévu, ça ne passait pas et j’ai dû improviser. J’étais bien dans le secteur mais dans une acception assez large.
Et ce n’est pas la première fois que je prévois un plan et que je le modifie au fil de l’eau : pour trouver un bon spot de bivouac par exemple, parce que je ne sens pas un passage et que je reconfigure en improvisation une traversée en une boucle.
Du temps où j’utilisais la voiture, je laissais un bon indice dernière moi. Maintenant, avec le train, ça risque d’être plus compliqué.

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Si tu as un téléphone portable non éteint avec toi on peut trouver les relais qui t’ont repéré je crois.
Au moins entre la gare d’arrivée, et le début de ta balade, et peut-être même à certains moments de ta balade.

Oui, ça m’arrive même de capter le réseau italien alors que je suis encore loin (au sens de mes pieds) de la frontière.

Intéressantes ces visions variées et pratiques de chacun très différentes !

Il me semble qu’il n’y a pas que notre propre acceptation du risque qui entre en jeu, mais aussi et surtout celui que nous faisons potentiellement courir aux sauveteurs, non ?

J’ai vite découvert qu’un tas d’impondérables augmentaient possiblement l’horaire imaginé. J’ai donc choisi de donner un horaire laaargement pessimiste, ce qui permettait à mes proches d’être toujours rassurés de me voir débarquer « en avance ».

Je te rejoins, en général.
Et en particulier, désormais je dis globalement où je vais (surtout avec qui !).
Parce que le jour où un numéro suisse a appelé mon compagnon, il n’a pas répondu. Ça n’aurait pas changé grand chose, il aurait juste su que j’allais perdre mon bras et non que je l’avais déjà perdu.
N’empêche, il m’apparait que l’hypothèse d’un accident devient plus concrète lorsqu’on a traversé cette expérience (pourtant statistiquement pas plus probable qu’avant. Juste plus palpable.)

Il est tout à fait possible donner des informations plus ou moins précises en fonction de chaque sortie.

On peut toujours donner les participants, les objectifs (tant au niveau du parcours que de l’horaire), et prévoir une heure à laquelle prévenir les secours plus ou moins large en fonction de la sortie.
Quand c’est sur plusieurs jours, en itinérance, ça sera bien sûr beaucoup moins précis que si c’est à la journée sur un parcours qui ne laisse pas vraiment de choix (spéléo, canyon, certaines gv…), tant au niveau du parcours qu’au niveau des horaires.

Et effectivement, c’est pas plus mal de choisir qui fait sonnette, plutôt quelqu’un qui connait la pratique et qui ne va pas s’inquiéter pour rien. Quitte à donner le contact de cette personne aux proches sans leur donner à eux les infos si ils risquent ne connaissent pas la pratique et/ou risquent de s’inquiéter pour pas grand chose.

Tout a fait d’accord avec lle debut de ta premiere phrase lulu mais toujour tres aguace par par la deuxieme partie (le risque pour les sauveteurs )
Ayant ete membre du secours en montagne pendant plus de 25 ans ,personne ne m’a fait prendre de risques auquels je n’aurais pas consenti ,en temps que sauveteur pro tu as ton libre arbitre reflechi et ni une situation ni une pression hierachique n’influera sur ta decision
Malheureusement le tribut a payer est tres trop lourd avec tous les camarades disparus ,mais en aucun cas la faute des drames qui touchent regulierement notre comunaute ne doit etre attribue aux secourus comme on le lit trop souvent dans les medias ( la phrase types ,des inconscients qui ont mit en danger la vie des sauveteurs )

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Bonjour.
Perso, lorsque je pars seul en rando à la journée ( Dévoluy, Buëch) j’envoie un SMS à ma compagne : lieux-dits stationnement de la voiture, quelques flèches dessinées sur une copie d’écran de la carte.

En cours de route, un SMS avec copie d’écran de ma géo-localisation ( col, sommet, etc). Ou sans avec mention du point de passage, utile peut-être pour un éventuel secours ( lieu, heure figurant sur le sms).

Comme je peux changer d’avis ( et de direction) en cours de route, je reste assez large sur l’intention de rando et plus précis et régulier pour communiquer des points de parcours. ( et aussi messages type : " sommet", « redescente », etc… )

Message retour voiture et retour maison. Ça boucle !

… bon, quelques impondérables : pas de réseau (au milieu) des gorges d’Agnielles… et d’autres coins non couverts, … perte de mon téléphone dans une souche de sapin en forêt ! (récupéré le lendemain à grands coups de hache !)

A cette occasion, je me suis aperçu que je n’avais pas le numéros notés sur un papier de mes potes : pour emprunter un téléphone à d’autres personnes sur un parking par exemple …
Répertoire dans la voiture et dans le sac.
Voili, voilou.

Pour les excursions en montagne, je laisse ma feuille de route, une sortie imprimée de l’itinéraire tracé sur komoot ou logiciel équivalent. Même si je m’en écarte, on ne va pas bien loin en montagne, c’est une affaire de quelques km.
Pour une ballade à la journée, inutile d’être précis sur les horaires, je dis seulement que je suis censé être rentré à la nuit. S’il y a un horaire précis, c’est celui du dernier train si mon excursion aboutit à une gare.

Tiens ton anecdote sur la perte de ton téléphone dans une souche d’arbre et te rendre compte que tu connais par cœur le numéro de téléphone de tes proches, me rappelle une péripétie personnelle.

Je pars souvent seul en ski de rando (je sais, c’est pas bien…). J’envoie un message à ma compagne au parking avec mes intentions, au sommet, et au retour à la voiture.
Une fois, sur mon iphone j’avais activé la fonction Zoom dans les options d’accessibilité, sans vraiment maitriser cette option. En fait, et il faut le savoir, cette fonction passe en mode zoom de l’écran…avec des manipulations de 3 doigts… (double-clic de 3 doigts pour activer/désactiver le zoom, 3 doigts pour déplacer, etc).

Donc, en prenant une photo, j’ai enclenché par erreur le mode zoom. Et une fois dans ce mode, …si on connait pas la manip des 3 doigts (à l’époque je savais pas qu’il y avait des manips 3 doigts sur l’iphone…) le téléphone devient inutilisable…
Donc, pas moyen d’envoyer des messages à ma compagne, et vu que la course était encore longue, que la route de retour aussi, et que je connaissait même pas par cœur le numéro de ma compagne pour emprunter un téléphone et la rassurer…je m’inquiétais qu’elle s’inquiétasse…

J’ai bien réussi par hasard à éteindre l’iphone (qui demande une confirmation sur l’écran) et le rallumer, mais maladroit j’ai enclenché à nouveau ce maudis mode zoom…

J’ai appris ensuite qu’il avait moyen d’éteindre un iphone en utilisant uniquement les boutons…mais c’est tellement biscornu que j’ai oublié depuis… Par contre, je désactive toujours ce mode zoom!

Autre problème de l’iphone, c’est l’appli Message (SMS), Quand je suis en dehors du réseau Suisse, en France voisine par exemple, je n’ai pas de forfait de données, et donc pas de possibilité d’utiliser Whatsapp pour rassurer ma compagne. Donc j’envoie des SMS… Sauf que par défaut l’iphone utilise les « iMessage » dans l’app Message. Et donc, besoin de données, donc le message part pas, et on s’en rend pas forcément compte.

Pire: si on désactive les iMessage dans les préférences, régulièrement, après une mise à jour, l’iphone décide de ré-activer les iMessage. Une plaie…

Bon, c’est une disgression, mais si cela peut aider qlq à pas ce faire avoir par ces particularités…

Et connaitre par coeur au moins un numéro de téléphone, c’est utile finalement…