On est loin des 50%.
Par ailleurs, c’est facile à détecter puisqu’il y a souvent une disproportion entre le haut du corps et le bas du corps.
A nouveau, ce n’est pas le sujet.
Le surpoids, à fortiori l’obésité, est un important facteur limitant la performance physique à fortiori en montagne, en plus d’avoir des conséquences graves sur la santé. En vieillissant, c’est la double peine : moins de muscles et plus de gras donc de masse à bouger. Parfois, ça ne se voit pas sur la balance car le muscle a été remplacée par du gras. C’est certains que cela ne peut pas le faire et que la gestion de ses apports en calories est un élément essentiel de la pratique sportive, et de la santé, à tout âges.
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Que signifierait « faire du mal à son métabolisme » ?
Le métabolisme, c’est aussi — et surtout — ce qu’on décide d’en faire consciemment. Avec 20 heures d’activité physique par semaine, incluant du renforcement musculaire, mon métabolisme n’a pas vraiment d’autre choix que de « tourner ». Évidemment, après des décennies de pratique sportive, mon organisme est devenu plus performant, plus efficace pour accomplir une tâche en consommant moins de calories. C’est parfaitement normal : c’est le résultat de l’entraînement.
Si j’arrête le sport, j’ai tout intérêt à réduire significativement mes apports, car mon organisme consomme peu au repos (45 bpm au repos).
Il y a beaucoup d’enfumage autour du métabolisme. Le métabolisme est la consommation énergétique de l’organisme. Un métabolisme « bas », c’est‑à‑dire une faible consommation énergétique, signifie soit peu d’activité en plus des fonctions de bases, soit un organisme très efficace pour accomplir une tâche donnée, donc très entraîné.
L’amélioration de l’économie de course en course à pied illustre très bien ce phénomène. À force d’entraînement, on devient plus efficace et on consomme moins d’énergie pour courir. L’économie de course est d’ailleurs un élément essentiel de la performance en longue distance. Il n’y a aucune raison d’en avoir peur : c’est au contraire un signe d’efficacité de l’organisme.
La conséquence, c’est que si l’on veut maintenir une dépense calorique élevée (par exemple pour perdre du poids), il faut augmenter la charge d’entraînement.
Métabolisme versus alimentation. La digestion du glucose ne consomme quasiment pas d’énergie car il passe directement dans le sang, sans aucune transformation chimique. La digestion des lipides et surtout des protéines nécessitent beaucoup plus de transformation et donc une « certaine » dépense énergétique de l’organisme. Donc oui, on augmente les dépenses énergétiques de l’organisme en mangeant plus de protéines et moins de glucides à iso total calories. Je ne connais pas trop les ordres de grandeurs. Mais, ça me semble toutefois secondaire/négligeable à comparer de 20h de sport par semaine, à fortiori parce qu’on ne peut pas non plus 400g de protéines par jours (hormis pour le body building).
On entend souvent lque le métabolisme baisse quand on se met en restriction calorique. Oui et non, l’organisme n’aime pas taper dans ses réserves. Il est pire qu’un Auvergnat : il va pousser vers l’économie et donc vers le canapé. Mais si on conserve la charge d’entrainement et donc la dépense énergétique, l’organisme n’a pas d’autres solutions que de puiser dans les réserves pour fournir l’énergie non apportée par l’alimentation. C’est d’autant plus important de conserver la charge d’entrainement pour que l’organisme ne tape pas trop dans les muscles mais plutôt dans les graisses. C’est dure et difficile. Mais je n’ai jamais aussi bien réussi à perdre du gras que dans des grosses courses de montagnes où je mange peu. Maintenir les apports en protéines, baisser glucides/lipides est également préférable, même si le manque de glucide se ressent très vite durant l’activité physique après épuisement du glycogène musculaire et hépatique.