Âge et performance physique

Le principal risque sans nitrites est le botulisme. Le botulisme est chiant car c’est un pathogène qui ne change pas le goût et l’aspect => difficile, impossible à détecter.
Néanmoins, combien est ce qu’il y avait de mort par an pour botulisme provenant de la charcuterie en France avant WW2 ? A une époque, où on n’avait pas de chambre froide, pas de javel et moins de connaissances sur l’hygiène.

Aujourd’hui, nous aurions 50 000 nouveaux cas de cancer colorectal par an en France. Ils ne proviennent bien évidement pas tous des nitrites et de la charcuterie. Mais à chacun de faire la balance risque/bénéfice.

Le botulisme est également un soucis dans les conserves de légumes. Mais là, l’utilisation des nitrites est totalement interdite. Va savoir pourquoi :slight_smile:

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dis nous où tu habites qu’on puisse venir faire honneur à tes préparations !!
Mais après, il nous faudra ce qui permet de faire fondre les graisses, tu sais…
Et pendant le repas, peut être un petit trou normand (…)
Et dans ce cas, on remettra nos exploits sportifs à la semaine suivante !..

15-20 h de sport par semaine.
La prise de poids est toujours un excèdent dans la balance calorique : calories absorbées versus calories dépensées. La nature des calories importe peu.
On a bassiné pendant 50 ans la population avec « manger moins gras ». On voit les résultats : 50% de la population française est en surpoids/obèses. La hantise des acide gras saturés repose sur l’étude pipotée d’Ancel Keys dans les années 70.
La diététique mainstream, y compris des agences gouvernementales, n’est pas une vrai science. Beaucoup d’âneries, confondant notamment corrélation et causalité. C’est assurément difficile d’établir la causalité. Mais sans causalité, c’est du flan, juste bon pour vendre des magazines féminins avant l’été.

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sédentarisation et sodas

Espérance de vie:
à la sortie de la guerre 65 ans
en 2026 85 ans
Alors ?!..

Mon sentiment est que le problème vient surtout de la sédentarité.
Avec 20h de sport par semaine, je peux avaler 100g de glucide (saccarose + fructose) par heure de trail sans prendre 1 gramme. Ca fait un paquet de cannete de coca.

Je demande le nombre de cas de botulisme avant WW2 ! Les nitrites dans la charcuteur servent à supprimer le risque de botulisme. Il faut donc connaitre l’ampleur de ce risque pour évaluer le bénéfice d’utiliser les nitrites.

On connait les risques avec une causalité établie. Même WP, un truc grand publique, indique le caractère CMR des nitrosamines Nitrosamine — Wikipédia. ainsi que la transformations des nitrites alimentaires en nitrosamine lors de la digestion.

Surtout qu’avant WW2, une bonne partie de la population tuait son cochon à la « maison » dans des conditions d’hygiènes perfectibles, Idem pour la transformation de la viande : pas de javel, pas de bassines en plastique, alu, inox, pas de chambres froides …
Combien de mort par an à cause du botulisme dans la charcuterie avant WW2 ?

Pour ceux et celles achetant des produits transformés, vous deviez lire les étiques, par exemple celles des pizzas non congelés. S’il y a de la viande, il y a des nitrites. Idem pour quasiment toutes les préparations intégrants de la viande.

Eh bien, donnes nous le chiffre. A rapporter à la population totale.
Après, il faut voir aussi la différence entre mourir de botulisme à 25 ans vs mourir d’un cancer colorectal à 75 ans. Aussi bien d’un point de vue individuel que sociétal, ça n’a rien à voir.
Enfin, à partir du moment où la charcuterie est produite par un commerçant, entre une notion de responsabilité, beaucoup plus directe dans le cas du botulisme, donc facile à prouver, ce qui amène à faire des concessions sur le long terme, pour le producteur et pour la société.

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Ca ne marche pas de cette façon.
C’est bien celui qui intègre l’additif formellement identifié à risque, avec une causalité démontrée, qui doit en démontré les bénéfices.
Ce n’est pas l’inverse et encore heureux !

Sur ta phrase « la prise de poids est toujours un excédent dans la balance calorique » : je suis à peu près sûre que la conversation a déjà eu lieu (côté bistrot ?), j’ajouterais volontiers un « presque » pour au moins deux types de situations dont j’ai été témoin : problèmes hormonaux avec ce qu’on appelait rétention d’eau (aujourd’hui je vois plutôt parler de production/stockage de graisse décorrélés de prise alimentaire excessive), et prise de médicaments psychotropes - pareil, même le corps médical a arrêté de tout attribuer à une baisse générale de métabolisme au repos, il y aurait changement dans le traitement des sucres, certains ne peuvent pas freiner la prise de poids souvent massive y compris en combinant exercice physique à haute dose et restriction calorique. L’un et l’autre ça fait du monde. Il y a aussi le lipoedème (a priori dans la catégorie « hormones », ne concerne que les femmes, finit par entraver la marche, pas si rare que ça).

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La rétention d’eau est de la rétention d’eau, donc pas un accroissement de la masse grasse. Ce n’est bien évidement pas lié à la balance calorique.
Il faut simplement savoir utiliser sa balance et son miroir. Je n’ai pas besoin de me peser pour savoir si je fais du gras. Ca se voit immédiatement dans mes zones de stockage de gras, sans même avoir besoin d’une pince à pli cutané.

Quand on dit que 50% de la population est en surpoids ou obèses, ce n’est bien évidement pas pour la rétention d’eau mais pour le taux de masse grasse.

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?
50% de la population est en surpoids ou obèses. A combien estimes tu ton monde ? 0,1% 1%.
1% de 34 millions de français, ça fait tout de même déjà 340 000 français.

Et pourquoi, ça augmenterait massivement depuis 50 ans ?

L’accroissement du taux de masse grasse est toujours un excèdent dans la balance calorique. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Le corps transforme en graisse les excédents de calories. Ni plus, ni moins. Que ces calories soient des glucides, des lipides ou des protéines est secondaires.

Lipoedème : 10 % des femmes. Médicaments psy, je ne sais pas si on a les chiffres, il y a du monde, beaucoup de monde. C’était pour nuancer ton « toujours », on en est assez loin. Et on parle aujourd’hui d’« exposome », je ne suis pas sûre que l’obésité attribuable aux différentes pollutions et à la nourriture ultra transformée soit réductible à une question de balance calorique - le « qualitatif » intervient dès qu’il y a ultra transformation, perturbateurs endocriniens… Si on mange tout ultratransformé, même si on dépense le bon nombre de calories derrière, on aura fait du mal à son métabolisme.

Avec un déséquilibre hormonal, tu peux être en surpoids voire obèse en ne satisfaisant même pas le nombre de calories demandées théoriquement par ton organisme au repos, et avec du sport.

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pensez à revenir de temps en temps au titre du post : « âge et performance physique » !

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On est loin des 50%.

Par ailleurs, c’est facile à détecter puisqu’il y a souvent une disproportion entre le haut du corps et le bas du corps.

A nouveau, ce n’est pas le sujet.

Le surpoids, à fortiori l’obésité, est un important facteur limitant la performance physique à fortiori en montagne, en plus d’avoir des conséquences graves sur la santé. En vieillissant, c’est la double peine : moins de muscles et plus de gras donc de masse à bouger. Parfois, ça ne se voit pas sur la balance car le muscle a été remplacée par du gras. C’est certains que cela ne peut pas le faire et que la gestion de ses apports en calories est un élément essentiel de la pratique sportive, et de la santé, à tout âges.

?
Que signifierait « faire du mal à son métabolisme » ?
Le métabolisme, c’est aussi — et surtout — ce qu’on décide d’en faire consciemment. Avec 20 heures d’activité physique par semaine, incluant du renforcement musculaire, mon métabolisme n’a pas vraiment d’autre choix que de « tourner ». Évidemment, après des décennies de pratique sportive, mon organisme est devenu plus performant, plus efficace pour accomplir une tâche en consommant moins de calories. C’est parfaitement normal : c’est le résultat de l’entraînement.
Si j’arrête le sport, j’ai tout intérêt à réduire significativement mes apports, car mon organisme consomme peu au repos (45 bpm au repos).

Il y a beaucoup d’enfumage autour du métabolisme. Le métabolisme est la consommation énergétique de l’organisme. Un métabolisme « bas », c’est‑à‑dire une faible consommation énergétique, signifie soit peu d’activité en plus des fonctions de bases, soit un organisme très efficace pour accomplir une tâche donnée, donc très entraîné.

L’amélioration de l’économie de course en course à pied illustre très bien ce phénomène. À force d’entraînement, on devient plus efficace et on consomme moins d’énergie pour courir. L’économie de course est d’ailleurs un élément essentiel de la performance en longue distance. Il n’y a aucune raison d’en avoir peur : c’est au contraire un signe d’efficacité de l’organisme.

La conséquence, c’est que si l’on veut maintenir une dépense calorique élevée (par exemple pour perdre du poids), il faut augmenter la charge d’entraînement.

Métabolisme versus alimentation. La digestion du glucose ne consomme quasiment pas d’énergie car il passe directement dans le sang, sans aucune transformation chimique. La digestion des lipides et surtout des protéines nécessitent beaucoup plus de transformation et donc une « certaine » dépense énergétique de l’organisme. Donc oui, on augmente les dépenses énergétiques de l’organisme en mangeant plus de protéines et moins de glucides à iso total calories. Je ne connais pas trop les ordres de grandeurs. Mais, ça me semble toutefois secondaire/négligeable à comparer de 20h de sport par semaine, à fortiori parce qu’on ne peut pas non plus 400g de protéines par jours (hormis pour le body building).

On entend souvent lque le métabolisme baisse quand on se met en restriction calorique. Oui et non, l’organisme n’aime pas taper dans ses réserves. Il est pire qu’un Auvergnat : il va pousser vers l’économie et donc vers le canapé. Mais si on conserve la charge d’entrainement et donc la dépense énergétique, l’organisme n’a pas d’autres solutions que de puiser dans les réserves pour fournir l’énergie non apportée par l’alimentation. C’est d’autant plus important de conserver la charge d’entrainement pour que l’organisme ne tape pas trop dans les muscles mais plutôt dans les graisses. C’est dure et difficile. Mais je n’ai jamais aussi bien réussi à perdre du gras que dans des grosses courses de montagnes où je mange peu. Maintenir les apports en protéines, baisser glucides/lipides est également préférable, même si le manque de glucide se ressent très vite durant l’activité physique après épuisement du glycogène musculaire et hépatique.

Ne l’a pas été dès le départ. Le botulisme par contre, l’était déjà à l’époque. Et puis c’est bien toi qui a voulu mettre en balance les chiffres, non ?

En partie uniquement. Le métabolisme est lié à des mécanismes cellulaires qui sont contrôlés par plein de facteurs, notamment génétiques, epigénétiques, c’est à dire liés à la fois aux gènes et à l’environnement, et environnementaux purs.
Parmi les facteurs environnementaux, il y a ceux qui sont difficilement maîtrisables, comme la pollution, le stress, et ceux qui le sont un peu plus, comme l’alimentation ou l’exercice physique. Au final, ça ne pèse pas tant que ça dans la balance, d’un point de vue de l’ensemble de la population. Même si bien sûr c’est toujours bénéfique, ça n’a pas toujours les effets escomptés pour tout le monde.

Faux.
Si j’ai bien compris l’historie, la France ne voulait pas autoriser les nitrites à cause des risques. C’est la pression du marché commun et la mise en concurrence des entreprises françaises qui a poussé la France a accepter les nitrites dans les années 60.
Les nitrites permettent d’augmenter les cadences, et notamment de réduire les temps de maturation, séchage.

Tout bon chimiste n’a assurément pas envie de manger des nitrites, pas plus que le salpêtre (nitrate de potassium). Regarde donc la tête des molécules et les utilisations « ancestrales » dans l’industrie chimique. On parle souvent de sels nitrités pour enfumer mais ça strictement rien à voir avec du chlorure de sodium.

20h de sport par semaine à raison de 400 kcal/h, ça fait 8 000 kcal, et donc quasiment l’équivalent de 1 kg de gras.

Dire que l’activité physique n’augmente pas le métabolisme est une erreur courante, ou plutôt l’enfumage classique quand on ne veut pas mettre les personnes en face des réalités. On est d’accord : on ne maigrit pas en faisant 10 000 pas par jours. Je parlais de sport, et pas juste 10 min de cardio à la salle après avoir papoté pendant 1h.

1-2h d’activités physique par jours permet d’augmenter ses dépenses énergétiques de 10-20%, ce qui fait bien évidement la différence sur le long terme. Par ailleurs, l’activité physique construit du muscle qui consomme plus d’énergies, y compris au repos, que la graisse.

Le métabolisme, c’est tout simplement l’ensemble des réactions chimiques qui permettent à notre corps de fonctionner.
Certaines de ces réactions servent aux fonctions « automatiques » : respirer, digérer, faire circuler le sang, faire tourner le cerveau…
D’autres soutiennent nos actions volontaires : marcher, porter quelque chose, aller courir.

Beaucoup de facteurs influencent ce métabolisme : l’âge, le sommeil, les hormones, l’alimentation, l’activité physique, et bien sûr la génétique. Notre organisme est le résultat de centaines de milliers d’années d’évolution, ce qui explique pourquoi certaines personnes dépensent naturellement un peu plus (sont donc moins efficaces) ou un peu moins d’énergie que d’autres.

Mais un point essentiel reste vrai pour tout le monde : dès qu’on bouge, on augmente ses dépenses énergétiques. C’est mécanique : il faut toujours fournir de l’énergie pour effectuer un travail (au sens physique).
Faire une activité physique — quelle qu’elle soit — fait toujours monter la consommation d’énergie par rapport au repos. Bien évidement que la consommation va dépendre de l’intensité et de la durée de l’effort.

Ce n’est pas ce que j’ai dit, mais si tu tiens à avoir raison à tout prix, je lâche l’affaire.
Quand même :

Ou de négliger le chauffage central par exemple.

Compte tenu du piètre rendement des muscles, l’activité musculaire est justement fortement émettrice de chaleur. C’est même le principal moyen du corps pour fournir de la chaleur, soit volontairement, soit involontairement par les frissons.
De toutes façons, le maintien de la température corporelle fait partie des fonctions de bases nécessaire à la survie, car en dessous d’une certaine température l’organisme ne peut plus fonctionner. En cas de soucis l’organisme va notamment limiter les pertes aux extrémités par vaso-constriction pour maintenir la température de la partie centrale où sont les organes essentielles.

C’est un autre débat mais le gras isole également.

Tout cela pour dire que si tu fais 20h de sport par semaine en mangeant 2000 kcal/j, tu perd 1 kg de gras par semaine.

Le problème est que nous sous-évaluons tous les calories consommées, et surévaluons les dépenses. En clair, on se ment.
J’imagine que c’est le résultat d’un comportement ancestrale qd la capacité à faire des réserves était essentielle à la survie. Des millions d’années ont sélectionné les individus réduisant les dépenses énergétiques et augmentant les apports. Mais aujourd’hui avec une nourriture abondante, pas cher, disponible à toutes heures, et des esclaves mécaniques (voitures, aspirateur …), ces mécanismes de survie se retournent contre les individus. Pour moi, la priorité est de passer d’un mode de gestion inconscient à une gestion consciente de sa balance calorique.

On ne peut pas stocker du gras quand on dépense plus de calories qu’on en mange. Ce n’est juste pas possible physiquement (cf loi physique). La prise de poids est toujours un stockage des excédents.

La plupart/totalité des personnes disant qu’elles prennent du poids sans manger, ne mesurent simplement pas l’intégralité des calories consommés. C’est chiant de mesurer, compter la totalité de ce qu’on mange pendant 1 semaine, y compris la noisette de beurre/huile utilisée dans la poêle. Qui pèse ses aliments ?

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