Interdiction de l'escalade et de l'alpinisme dans la réserve Naturelle Chastreix-Sancy

Dans le cas de la pratique hivernale, cela me paraît assez curieux : je ne comprends pas la différence d’impact entre le ski de rando, le ski alpin et l’alpinisme. Je ne suis pas du coin, mais c’est dommage, il paraît que c’était pas mal.

Autant je peux comprendre que la réserve gèle l’équipement de voies d’escalade ou alpinisme, autant l’interdiction semble « bête et méchante ».

Quelle déception.
Le terrain d’alpinisme en Auvergne est très réduit, sous prétexte de protéger le biotope et le terrain on interdit à quelques pratiquants non destructeurs d’y vagabonder. Par contre à 300m de là la montagne est ravagée par le terrassements des pistes de ski, de qui se moque-t-on ? Quelle hypocrisie.

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La vision de Francois Lesca est assez édifiante sur l’historique de cette décision :sweat:
L’administration voudrait dégoûter les gens de s’engager dans la protection de l’environnement qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

Merci à ceux qui se sont investis pour tenter de défendre la pratique.

Les 5 derniers points sont surréalistes.

On ne peut pas raisonner comme cela.

Dans cette société de fou, il faut bien s’aérer, on ne peut le nier. Sectoriser est une des réponses permettant de répondre aux plusieurs problématique. On ne peut avoir l’ensemble du territoire uniquement qu’avec des activités environnementalo-compatible ; d’une part parceque la détermination du niveau de compatibilité de l’activité n’est que politique ; et d’autre part car qu’elle que soit l’activité, le niveau d’impact est surtout multiplié par le niveau de fréquentation. La marche à pied et le VTT sont des exemples particulièrement démonstratifs de la chose.

Ce n’est pas hypocrite, c’est simplement faire des choix.

Le problème est là : au montage de la réserve, la station de ski était là pour défendre ses intérêts, d’ou la possibilité de faire du ski hors piste dans tous les recoins. l’autorisation au début aurait sans doute été obtenue plus simplement. Mais faire réviser une loi n’est pas simple du tout et pour personne, tout les acteurs y seront réticents, car c’est aussi un désavoeux du bon montage initial, indépendamment de la justesse de la demande.

Ce n’est pas un arrêté municipal ou préfectoral ! Le niveau de gravage dans le marbre n’est pas le même ! La sensibilité à la modification de l’administration est donc différente.

Par contre, je m’interroge sur la réalité de la valeur la loi fondatrice du parc pour l’alpinisme hivernal sans équipement à demeure en particulier et la constitution française de libre circulation … Le ski de randonnée est autorisé, c’est une activité pour laquelle le fait de sortir une corde et des crampons en fonction du terrain est décrit dans tous les manuels … Comment le parc montrera-t’il que je ne faisais pas une sortie de ski de randonnée ? Je vous rappelle que ski-alpinisme ne désigne pas du ski avec plus de crampons que le ski de randonnée, mais simplement la notion de compétition ou non.

Jusqu’à présent, la FFME a tenté de négocier (parfois naïvement, il n’y a qu’à lire le retour du Parc sur l’étude d’impact fournie par la FFME), peut être faut-il passer à dénoncer la loi devant le conseil d’état, je ne sais pas.

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ben y’en a 2 qui ne fréquentent pas les falaises non ? Sauf pour les amateurs de pentes très raides … :wink:

Avant le 13 juillet 2007 donc. (date du Décret portant création de la RN et interdisant de fait l’escalade et l’alpinisme).

c’est pas une Loi, c’est un décret.
C’est pas un Parc, c’est une Réserve naturelle.

Trop tard, tu as deux mois pour contester une décision administrative au Tribunal Administratif. Fallait faire ça avant le 13 septembre 2007.

Ah ? Camptocamp.org

Tu comprends bien que pour une loi, une frontière floue, ça fait tout de même très tache …

Pour le reste, @mollotof, je suis parfaitement au courant. Tu devrais regarder la réponse de la RNN à l’étude d’impact de la FFME … Tu comprendras deux ou trois choses.

Ce qui est curieux, c’est que la station ait défendu son bout de gras, mais pas l’alpinisme. Hors certains des créateurs de l’événement majeur de l’alpinisme en Massif Central étaient pisteurs. Bizarre qu’ils n’aient pas été au courant. Enfin, bon, maintenant, c’est fait. Il faudra un autre angle d’attaque.

ben du coup, ce couloir tu peux donc le faire à la montée avec les skis sur le dos.

Ensuite, ce n’est toujours pas une loi mais un décret.

Tus as le lien vers la réponse de la RN ('fin du PNR gestionnaire d’icelle) à l’étude de la FFME ?

Mais si j’ai pas les skis et que je descend à pied ailleurs, je peux ou pas ?

teste, tu verras bien …

C’est de toute façon ce qui se passera, faire de l’alpinisme illégalement ou mettre des raquettes sur le sac à dos en cascade et prétexter qu’on s’est égaré…

Tu n’as donc pas plus de réponse que moi en lisant le règlement : un élément cloche donc.

http://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/038_avis_csrpn_alpinismernncs_20170921.pdf

Il y avait d’autres documents, mais je me rappelle plus où.

Sauf que ça n’a pas les mêmes conséquences pour un pro ou un amateur !

Je comprends la déception de François Lesca, mais en fait, c’est dés la création de la RN qu’il aurait fallu agir. Quand les chasseurs et les gestionnaires de station de ski ont défendu leur bout de gras. Il est bien possible que l’alpinisme ne soit pas l’activité touristique la plus impactante sur le coin mais, 15 ans après, c’est compréhensible qu’il n’y ait pas de diminution du niveau de protection de la réserve. Surtout quand on lit ça :

Compréhensible que, au niveau national, on n’ait pas envie d’ouvrir la porte à des dérives.

Ensuite, le gars de la CNPN aurait également dit :

Or, si j’ai bien compris,

  • 1 il n’y a pas eu d’étude sur les lichens, c’est embêtant pour évaluer les impacts de la grimpe en rocher.
    -2 quelle aurait été, pour la réserve, la plus-value apportée par l’escalade/alpinisme ?
    " la première mission d’une Réserve Naturelle Nationale concerne de façon très prioritaire la préservation des habitats et des espèces".

Par manque de fonds.

Comme le font la chasse et donc la randonnée hors sentiers, semble-t-il.

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là est tout le problème , notre milieu se sait pas se défendre, les chasseurs oui, et les skieurs aussi, et hormis la réserve de praz sur arly, ou les remontées mécaniques du docteur machin chose de Megève ont été démontées, et encore parce qu’elles n’avaient pas grande utilité, je ne connais pas de mesures ayant impactées une station au nom de la bio diversité. Il suffit de voir le comportement très frileux de nos édiles des stations périphériques autour du parc de la Vanoise. Et je me souviens du grand ministre de l’écologie qui est en charge actuellement des négociations sur le brexit écrire à propos de l’extension d’une station du parc, la bouche en cul de poule " les limites d’un parc doivent être régulièrement repensées" . Comme quoi je te prends pour un con et je te laisse . Ce que je crains est qu’à terme cela donne des ailes à d’autres clampins qui essaieront de nous pourrir la vie.
Ceci étant je vais être sévère mais dans les négociations avec les pouvoirs publics il faut pour les fédés
1er être motivé et argumenter
2e s’appuyer sur un nombre conséquent d’adhérents
3e au besoin mener des actions si les concertations n’aboutissent pas.
ce qui n’est absolument pas le cas à l’heure actuelle

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ben il fallait bien un bouc émissaire et cela permet aux responsables de cette décision pitoyable de dire « on a gagné »:smiling_imp::rage:.

2% des falaises sont grimpables (voir article de montage magazine).
Les voies occupent 25% maximum de la surface de ces même falaises,
Les prises occupent 5% de la surface d’une voie.
=> impact potentiel sur 0.025% du rocher en falaise.
Si on ajoute que les lichens sont majoritairement sur des cailloux, que la fréquentation est faible et saisonnière, on peut conclure que l’impact est tout à fait négligeable.

Voilà c’est fait : où sont mes 100 000€ ?

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