Décès de Fabrice ROULIER

Posté en tant qu’invité par Tophe:

Fabrice, je t’ai connu uniquement dans le milieu professionnel ou nous avons eu le temps de « shifter » ensemble et ou j’ai eu la chance de pouvoir écouter tes récits sur cette Montagne Magnifique.

Aujourd’hui j’ai plutôt envie d’écrire Montagne tout simplement

Tes récits m’ont amenés à découvrir la Montagne d’une autre façon puisque depuis je la pratique de temps en temps en ski de rando et effectivement, tu as raison, même si elle nous prive de
tes prochains récits, elle reste Magnifique comme tu devais l’être, d’après tes nombreux ami(e)s.

Merci Fab.

Mes sincères condoléances, à sa famille, son amie , ses ami(e)s…

Posté en tant qu’invité par Xtian:

Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants.
Ciao Fab, les ski-snom-contests sans toi ne seront plus comme avant.

Posté en tant qu’invité par Seb:

Fab,

Tu vas mous manquer énormement Fab, à tes cotés, j’avais fait ma plus belle descente de l’ardèche, le Gr20 avec Binch et Ban
fut aussi un grand moment de bonheur pour nous tous. J’ai pas les mots pour dire le manque, et le vide que tu vas laisser.
Depuis hier je revois tous les endroits et les sorties que l’on a pu faire ensemble, et je garderai de toi TOUT, et le souvenir de ton sourire à jamais.

Mes sincères condoléances, à sa famille, à ses amis.

Tu nous surveilles de là haut, promis.
A bientôt mon pote,

Seb

Posté en tant qu’invité par mh:

Si j’avais su j’aurais pas regardé le Dévoluy de la même façon, samedi, depuis le refuge de l’Olan.

Je ne te connaissais que sur le web. Une fois, sur un forum, tu avais écrit que tu étais bien d’accord avec moi, et ça m’avait fait plaisir. C’est con, hein. Je sentais un mec avant tout clairvoyant et compétent. Passionné et déterminé, aussi.
Mais tu savais ce que tu faisais. Et probablement pas du genre à la ramener, le soir en refuge. De l’humour aussi. Je retiendrai autant tes recits de l’Infernet ou de la Mayer-Dibona avec le
BLMS que tes « sasha-âneries » au Moucherotte et à Rocheplane.

Puisse l’abondance des témoignages aider tes proches à se sentir (un tout petit peu) moins seuls.

mh

Posté en tant qu’invité par Vincent:

Un chuintement rompt le silence de cet amphitheatre rocheux, accompagne peu apres d’une fine coulee de poudreuse sautant la barre qui me domine: Fab commence la descente du Mayer-Dibona au Dome des Ecrins. Quelques instants plus tard, il debouche par la vire neigeuse defendant l’acces a la pente terminale. Il s’arrete quelques instants pour discuter, je suis frappe par sa decontraction. Il me decrit les premiers virages, tout en haut du couloir, en neige dure, gonflant les joues et secouant la main. Encore incredule a cet instant, je serai rapidement convaincu et admiratif du niveau technique du personnage.
Je le regarde terminer rapidement sa descente, il est attendu a Chambery en fin de matinee.

Un autre jour, en arrivant au sommet de la Grande Lance de Domene, je revois ce sourire du garcon content d’avoir fait une bonne blague.

Pour lui l’extreme etait une normalite, avec tout le plaisir que cela sous entend.

Vincent Fiori, du BLMS.

Posté en tant qu’invité par rav an:

que son ame repose au paradis des montagnards
julien.

Posté en tant qu’invité par TOF:

Moment d’emotion, de rire, de contemplation, ce sentiment d’exister, d’etre la, d’etre bien, sensations qui decoulent de ta generosite, de la complicite que tu sais creer autour de toi. J’ai eu la chance de partager avec toi de ces momments exceptionnels, qu’on ne vit qu’une fois et dont on se souviens tout le reste de sa vie. Merci fab.

Posté en tant qu’invité par niko:

sincères condoléances, l’amitié peut naitre sur le Web, mais la tristesse aussi. je ne te connaissais pas Fab, mais j’ai espèré que l’on te retrouve. La montange a choisi de te gardé.
Amuser vous bien tout les deux, la haut…
Niko

Posté en tant qu’invité par Pat:

Tristesse quand tu nous tiens.

Je suis sûr que Fab que je ne connaissais pas particulièrement fait des godilles ininterrompues sur les beaux nuages cotoneux

Tous mes pensées à sa famille

Cet accident me rappèle un trop mauvais souvenir

Posté en tant qu’invité par Simon Ravaz:

C’est une bien triste nouvelle qui tombe après ces journées de recherche.

Sincères condoléances à sa famille et ses amis.

Simon.

Posté en tant qu’invité par alexis:

Je ne connaissais pas Fabrice depuis longtemps mais il m’avait tout de suite séduit. Sa réputation de skieur et d’alpiniste passionné et fougeux était déjà grande pour moi quand j’ai vu son nom marqué sur la feuille de présence d’un conseil d’administration de la FRAPNA. Je n’avais pas réussi à le voir jour-la. Ce n’est que plus tard quand il est venu naturellement construire ITA que nous nous sommes connus. De bières en discours enflammés sur notre pratique de la montagne, il m’est apparu étonnament sage pour un alpiniste que l’on disait fougeux. Très sûr de lui, mais en même temps très attentif à ce qu’il se passait autours de lui, il voulait partager et faire découvrir une certaine forme de montagne, plus simple, plus sensorielle, loin des chiffres de la difficulté. Par son action bénévole au CAF, par son engagement auprès d’ITA, il essayait d’ammener le plus de monde à sa pratique.
C’était aussi un alter-mondialiste convaincu, combien de fois, il a essayé de me fourguer ses tracts contre Evian, pour ATTAC ; il connaissait beaucoup de rouages de notre monde et voulait vraiment le faire changer. J’étais heureux de croiser quelqu’un qui partage mes valeurs et montagnistiques, sociales et écologiques. J’ai souvent pensé qu’il finirait guide de haute montagne et éco-terroriste. Malheureusement, la montagne n’a pas voulu, et sa course s’est arrétée au Pic de Bure. Je suis finallement égoistement triste de ne pas l’avoir plus connu et je pense à sa famille, à ses proches, à ses amis et au vide qu’il laisse entre tous.

Alexis D.

Posté en tant qu’invité par David:

Colère et rage m’envahissent en sursaut ! Puis l’apaisement revient …

Je hurle contre Fabrice et l’issue dramatique de son dernier voyage. Combien d’amis ai-je déjà perdu ? Combien dois-je encore en perdre ? Cette profonde révolte me lance des sueurs froides lorsque je repense à vos visages et aux moments passés avec vous … Vous qui avez pris du recul et êtes là-haut … En parcourant ces arêtes et sommets, je vous revois et l’esquisse d’un sourire me vient aux lèvres à la pensée de souvenirs communs !

Pourtant, je comprends et respecte entièrement les choix d’engagement extrême qui ont poussé Fabrice vers ce magnifique pilier du Pic de Bure. Loin de mes pensées, l’idée que tout aurait été autrement, à deux … Tu étais attiré par la pureté de ta passion. De fait, tu choisissais toujours l’esthétique de tes ascensions : des itinéraires sauvages, loin des foules et des regards, des lignes d’envergure, qui souvent avaient marqué leur temps, comme tu as marqué le notre.

Fabrice, j’aurais tant aimé pouvoir partagé quelques ascensions avec toi. Tu inspirait la passion et ton humilité m’a toujours marqué.

Merci Fabrice pour tous ces messages que tu nous as fait passés, merci à toi, l’alpiniste comblé, généreux et talentueux ! Nous te regretterons !

Adieu.

Posté en tant qu’invité par Sylvie Brisson:

J’écris au nom du groupe du SEL de Chambéry qui est en train de se créer. Nous avons rencontré Fabrice fin juin, pour la première réunion et sa gentillesse et son enthousiasme ont frappé tout le monde. Il proposait d’ailleurs d’emmener des gens en montagne.
La nouvelle de sa disparition, puis de sa mort, nous fait beaucoup de peine.
Nos sincères condoléances à sa famille et à ses amis

Sylvie Brisson

Posté en tant qu’invité par Julien Donda:

Une tragédie de plus dans le monde de la montagne.
Je ne connaissais Fabrice que de derrière mon écran de PC, mais cela ne m’empêchais pas de l’éstimé, de par tout ce qu’il a fait, ses courses, ses topo qui ont bien rendu service,…

Je pense a lui quand je vais en montagne, ainsi qu’à tant d’autres personnes comme lui, qui on atteind d’autres sommets, et je présente mes sincères condoléances a sa famille, à ses amis, et à tout ses proches.

Posté en tant qu’invité par Ali:

C’est par camptocamp que j’ai connu Fabrice Moi qui m’initie à l’escalade pour travailler avec mes élèves, je me suis documenté de partout et j’ai puisé chez lui l’amour et le respect de la montagne Un grand merci

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

Voilà le style de message que j’espérais bien ne jamais trouver, ce soir je rentre de vacances pour apprendre cette triste nouvelle … J’entends encore sa voix au téléphone l’an dernier lorqu’il me parlait des rochères, « tout en poudre, je t’assure avec une corde de 90 m, tu verras »,
… nous n’aurons jamais fait de sortie ensemble finalement.
La sympathie qu’il inspirait était immédiate, il était super gentil et super simple, et je dois dire que sa disparition me peine énormément.
De tout coeur avec ses amis et sa famille
Brigitte
Adieu Fab

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

Je pleure en repensant au « dépucelage de la chattière », de la grande Lance de Domène, merveilleusement raconté par Fab. Cette anectdote nous avait donné envie de connaître l’auteur … Fab, on aimait tant tes compte-rendus de course !

Posté en tant qu’invité par ket:

La montagne nous donne bcp mais reprend tout qqfois brutalement je ne suis qu’amateur et ne le connaissait pas mais a chaque voie une pensée pour lui et ceux qu’il a rejoint…
seb

Posté en tant qu’invité par Jean-Sébastien:

Toutes mes condoléances à la famille et aux amis.

Posté en tant qu’invité par torinesi:

Lundi 14 juillet 2003,

Samedi dernier, jour de la cérémonie funéraire, Fabrice était mort depuis une semaine. On est lundi 14/7, et cela fait une semaine que je sais que Fabrice a disparu. Je me posais des questions depuis le samedi soir 5/7 puisqu’il devait venir à mon mariage, mais je n’avais pas envisagé cela. Jamais.

Aujourd’hui, j’ai envie d’écrire ce que nous avons vécu depuis exactement 7 jours quand à 21h30 Vincent m’a appelé pour m’annoncer que Fabrice n’était pas allé bosser ce lundi 7/7. Et puis j’ai envie d’exprimer surtout ce que je ressens depuis jeudi matin.

Je ne savais pas que Fabrice pouvait disparaître cette semaine. Je ne l’avais jamais envisagé. Et je ne l’ai pas encore accepté. Lui, je ne sais pas, sûrement, et pourtant, non, ce n’est pas possible d’envisager sa mort lorsqu’on pratique un sport qui nous apporte autant, qui nous permet de grandir, de faire tant de projets, de partage. C’est difficilement compréhensible d’intégrer sa mort dans une pratique extrême alors que par ailleurs on est de plain-pied dans la vie. Fabrice paraissait tellement équilibré et serein, tellement content de vivre, tellement heureux de partager avec tout le monde. Peut-être qu’il compensait deux extrêmes : le partage avec les autres et la solitude, l’apprentissage de la sécurité et de la prudence en montagne et l’engagement ultime en solitaire et à vue.

Je ne pense pas qu’il était inconscient, non, il avait sa propre approche de la sécurité et de l’engagement. Je ne la comprends pas mais je ne la juge pas. Je ne lui en veux même pas de ne pas avoir dit où il allait. Je regrette juste de ne pas pouvoir échanger avec lui toutes ces pensées. J’ai l’impression de tellement mieux le connaître aujourd’hui qu’hier. Son enterrement aura eu le grand mérite de mettre à jour un grand nombre de facettes de Fabrice. Ses amis alpinistes ont découvert ou approfondi son côté Greenpeace ou SEL, les militants pour un monde meilleur son côté alpiniste. Ces derniers doivent en vouloir terriblement à la montagne de leur avoir enlevé Fabrice. Car il n’est pas mort militant mais alpiniste. Son surnom de « furious Fab » lui va bien tout compte fait, c’était bien un furieux, un furieux qui laissait croire qu’il était tranquille.

On a espéré tant qu’on avait pas trouvé la voiture. On espérait qu’il voit cet élan de sympathie et de solidarité à son égard, les innombrables messages sur internet. On espérait qu’il soit là pour dire quelque chose, nous sourire. On s’est nourri de téléphone portable, du forum, d’interview à la radio pendant 2 jours. Mais jeudi soir, il n’y avait plus de forum, ni de téléphone, ni de voiture, ni Fabrice, notre vie était vide, inutile, on n’avait pas réussi à le retrouver vivant. On avait échoué à le ramener à la vie. A le sortir de l’oubli dans lequel il était resté 5 jours durant. Personne ne savait où il était. Maintenant, on le sait, mais il n’est pas là pour en rire avec nous.

Cette voiture je l’ai enfin vue dans le faisceau des phares en arrivant à la cabane des avalanches jeudi matin à 2 heures. Ce cercueil à côté duquel on a dormi; tombeau solitaire, hors du temps depuis 5 jours, sans propriétaire. Tous les objets qui étaient à l’intérieur semblaient inertes, gris, dangereux. Cette plaque d’immatriculation, ces autocollants, c’est donc ça que nous cherchions ? La recherche de la voiture avait presque occulté la réalité : ce n’est pas sa voiture que nous cherchions, mais Fabrice, son corps.

Et devant cette voiture, la réalité nous sautait à la figure, à la lueur blafarde de la lune, sous les arbres et les bruits de la nuit, le froid. L’espoir disparaissait. Pendant les recherches, ses derniers mouvements ont tous été retracés pour trouver des indices, et c’est comme si toutes ses actions avaient un seul but : la chute, le grand saut. Comme si en choisissant le Pic de Bure, il savait qu’il ne sortirait pas en haut, comme si en arrivant à la cabane des avalanches, en fermant sa voiture à clef, il savait qu’il ne reviendrait pas. Comme si en grimpant, il savait qu’il allait tomber.

Jeudi matin, 5h, le jour reprend le dessus, la vie aussi, l’espoir renaît, on se lève et on part, sans manger, à peine le temps de faire un sac de marche. En montant, on découvre la paroi, on l’observe attentivement en espérant voir un point noir vivant, coincé pour on ne sait quelle raison, qui nous attend, on appelle. Rien.

Au col, juste au-dessus de l’attaque, les gorges se serrent, c’est maintenant que notre imagination va être confrontée à la réalité. Le col marque une limite tellement nette entre la vie, les fleurs, l’herbe verte, la beauté accueillante du lieu, et la montagne, le pierrier acéré, la main courante qui descend dans le gouffre poussiéreux, glissant, sans chemin. Ici, la nature ne nous attend pas à bras ouverts, il n’y a pas de sentier dans le pierrier, ça ne sert à rien d’y aller, c’est un cul de sac dangereux, exposé aux pierres qui dégringolent de la paroi qui domine, instable, lourd, gros.

Pourtant il faut bien y descendre, d’ailleurs, on aperçoit un objet noir là-bas. C’est quoi ? c’est où ? c’est un sac. Un sac, comment est-il, passe tes jumelles. Je ne le reconnais pas. Romain descend, puis Armelle. Il ne se dirige pas vers le sac, je descends. J’arrive, Romain pleure, il crie que c’est fini, qu’il l’a trouvé. Alors on s’arrête, et la montagne ne nous semble plus du tout un lieu où il fait bon mourir. Ce n’est pas une mort enviable ce que nous voyons. Non. C’est dur de regarder, on ne s’approche pas à moins de 5 mètres. On ne se sent pas en sécurité, on est nerveux, on appelle le PGHM, on attend, on s’éloigne, on revient.

Ce corps, seul depuis 5 jours. Sans personne pour le voir, sans personne pour l’entendre. A quoi ça sert la mort si personne n’est là pour la voir ? A-t-il crier un grand «merde» ? Est-ce bien réel ? Est-il tombé ? Si personne n’était là pour l’entendre, alors ce n’est pas réel. La réalité c’est ce qu’on voit, ce qu’on entend, ce qu’un cerveau humain enregistre. Mais là, personne n’a enregistré. Et on se pose des questions, des questions qui nous obsèdent, pourquoi ? comment ? pourquoi lui ? Comment a-t-il pu ? Lui, si fort, si sûr de lui, invincible, s’est-il rendu compte ? Il n’a pas souffert. Ca ne suffit pas. On veut savoir, on ne saura jamais, mais on se pose les questions. On se les posera toute notre vie. Et on n’aura jamais de réponse.

Finalement je suis content que ce soient ses amis qui l’aient trouvé. Ses amis l’ont cherché, ils l’ont trouvé. Il a été entouré, par la pensée au moins, tout au long de sa solitude dans ce pierrier hostile. Et ce ne sont pas des professionnels au regard froid et distant qui l’ont découvert.

Personne ne peut avoir envie de mourir en montagne, personne ne peut avoir envie de finir comme cela. Ce ne sont que des mots, que l’on a tous dit par ignorance. Prendre des risques c’est facile tant qu’on ne connait pas la réalité qui se cache derrière. Je prends des risques mais j’en suis conscient. Non, on n’en est pas conscient. Et cette réalité pour la connaître, il faut l’avoir rencontrée. Fabrice l’avait-il rencontrée avant samedi ? S’était-il posé la question ? Avait-il pris la mesure de ses actes ?

Mourir en montagne, oui, mais dans un sac de couchage, en regardant les étoiles.

Fabrice, je ne le connaissais pas assez bien et je le regrette. On avançait pas au même rythme tous les deux : on s’est croisé à un moment où je me croyais fort et où lui allait devenir très fort. Janvier 1999, notre première sortie, un but mémorable au grand charnier d’Allevard, des mètres et des mètres de neige qui nous on fait faire du ski de fond pendant 10 kms sans un seul virage. C’est là que j’ai goûté mes premières dattes (que je pensais ne pas aimer jusque là). C’est délicieux en fait. C’est grâce à Fabrice que je mange des dattes maintenant et que je prends uniquement des graines en montagne alors qu’avant je prenais du pain, du fromage, des pommes, toutes ces choses qu’on n’arrive de toute façon pas à manger… C’est grâce à Fabrice que j’ai découvert la Meije, que j’ai réalisé quelques unes de mes plus belles courses à ski. J’avais encore tellement de choses à apprendre de lui, comme faire un petit sac qui contienne tout. C’est lui qui avait toujours une corde là où les autres avaient oublié leur pelle.

C’est lui qui innovait, qui faisait progresser les choses. Il savait qu’on pouvait faire avancer le monde en s’engageant quand moi je partais du principe que le monde était perdu et que rien n’y changerait rien. Je me trompe de penser cela, et si sa mort a servi à quelque chose c’est à nous montrer qu’on doit s’engager pour ses idées, les défendre et que des choses peuvent être faites si on en a la volonté. Merci Fabrice d’avoir porté ce message. A nous maintenant de suivre ce chemin ouvert avec tant de passion.

Fabrice m’a toujours impressionné, il m’impressionne encore plus aujourd’hui. Cette énergie ahurissante qui lui permettait d’assister à plusieurs réunions par semaine en plus du boulot et de plusieurs courses en montagne. Et ceci semaines après semaines. Etait-ce trop pour un seul homme ? Etait-ce cela qu’il devait vivre car son temps de passage sur terre était court ? On se dit cela pour se rassurer, pour trouver une raison à la mort qui frappe sans avertir, loin des regards. C’est égoïste, mais c’est apaisant. Rien n’était écrit pour Fabrice après, il avait vécu tout ce qu’il devait vivre. Pourquoi pas ? En tout cas son souvenir n’est pas prêt de s’évanouir.

Au revoir Fabrice,

Olivier