Décès de Fabrice ROULIER

Posté en tant qu’invité par Man:

Je ne te connaissais pas dans la « vraie » vie mais nous avions échangé quelques messages concernant des itinéraires à ski…
La dernière fois, c’était à la fin du mois pour la face N de Turia.
Je pensais que je finirai bien par te rencontrer en montagne à l’occasion.
Le mail de l’autre jour m’a laissé sans voix.
J’ai une pensée profonde pour tes proches.

Emmanuel,

Posté en tant qu’invité par Phildar:

L’autre jour, avec Nico, on a fait la Tete de Lauranoure, juste une semaine apres que tu y sois alle.
Depuis mon couchage du refuge de l’Alpe du Pin, je voyais a travers l’un des carreau
de la fenetre le soleil se coucher derriere les 3 pics de Belledonne.
Je me souviendrai toujours de ce bivouac exceptionnel au sommet du Grand Pic lors de la traversee
entre 2 « shifts ».
Merci de m’avoir emmene la ou je n’aurai jamais ose.

Phildar.

Posté en tant qu’invité par Beber:

Je ne le connaissais que virtuellement.

Il aura vécu pleinement sa courte vie,cela vaut mieux qu’une longue vie à rien faire.

Posté en tant qu’invité par Zebulon:

Je ne connaissais pas Fabrice mais votre solidarité me touche. Ca ne m’empeche pas d’etre triste pour ses proches. Surtout que la douleur des autres nous renvoie souvent à notre propre douleur…

Toutes mes sincères condoléances à ses proches.

Un Zébulon un peu triste today car je n’etais pas au courant

Posté en tant qu’invité par I.P.:

Pendant toute sa vie l’Homme perd quelque chose… et ce n’est pas grave si à la fin il perd sa vie, parce qu’il a gardé l’espoir dans ce qu’il faisait tous les jours.

Posté en tant qu’invité par Romaric:

Il y a eu ces deux jours de recherches, les kilomètres en voiture, le ratissage systématique des spots en Chartreuse, Bauges, Vercors.
Binch, Cat, Vincent, Romain, Nico, Damien et les autres pour qui il n’était pas possible de perdre espoir et qui ont montres un engagement sans faille.
Et puis depuis hier matin 8h00, il n’était plus possible d’écrire, de lire ou de continuer.

Aujourd’hui je lis cette centaine de messages avec émotion et me joins à la communauté que Fabrice savait rassembler, pour prendre une petite part de cette énorme peine qu’on voudrait alléger à ses parents et à ses proches.
Mme Roulier, M. Roulier, Nicolas, je ne sais trop quoi vous dire si ce n’est que je vous envoi assurément mes plus profondes condoléances et espère que vous saurez retrouver goût à la vie très vite.

Ca faisait quelque chose comme 10 ans qu’on se connaissait avec Fabrice.
Il a toujours eu cette exigence avec lui-même, dans à peu près tout: Nageur assidu au SOC à Chambéry, lycéen scientifique/énigmatique :slight_smile: au lycée Vaugelas, partenaire de TP surdoué et peu démonstratif pourtant à la fac, nous nous étions retrouvés avec surprise et joie à Grenoble en 1998 chez HP.

Fabrice avait aussi ce sens de l’humour que j’aime tant : Celui des Deschiens et de leurs travers de langage, celui de la répartie décalée qu’il pratiquait tout à coup dans la discussion avec un aplomb à faire douter tout interlocuteur. Dans cet humour il y avait toujours du respect pour l’autre et beaucoup de gentillesse.

Fabrice s’était finalement et véritablement trouvé en tant qu’homme dans la montagne et dans ses convictions teintées de tant d’altruisme.
Je l’ai perçu comme « dans son élément » la haut. Il en avait fait un mode de vie, une approche de sa relation à l’autre même, humble, ouverte et respectueuse ; toutes ces valeurs que vous lui connaissiez bien.

Je t’aurai revu avec plaisir Fabrice pour te parler de ce projet en Bauges, mais tu es parti en faisant ce que tu aimais le plus ; donc je t’y verrai peut-être la haut, tu t’invites quand tu veux.

Romaric.

Posté en tant qu’invité par Zebulon:

Romaric,
Ton message est tres émouvant et plein d’espoir. merci

Posté en tant qu’invité par Baloo:

Posté en tant qu’invité par Philippe Margry:

Au nom de l’ensemble des membres de la rando pédestre j’adresse mes sincères condoléances à la famille de Fabrice.
Philippe - Responsable rando-raqquettes

Posté en tant qu’invité par Fox:

Un tel évènement n’est jamais un moment facile à vivre. Perdre quelqu’un dans des circonstances si soudaines oblige les proches à faire preuve d’un courage extrème. Bien que le fait qu’une communauté « virtuelle » comme C2C se joigne à la détresse d’une famille peut sembler bien futile, elle montre combien les amoureux de cette nature sauvage peuvent être comprendre et compatir…

Posté en tant qu’invité par Fabrice B.:

Fab,
A lire tous les messages des gens qui parlent de toi, sans t’avoir connu, on ne peut que penser du bien du montagnard que tu était. Tu quittes ce monde en ayant vécu ta passion jusqu’au dernier instant. Que ton avenir soit aussi beau que ton passé.
Sincères condoléances à toute ta famille et tous ceux qui t’aimaient. Salut !

Posté en tant qu’invité par Philippe:

Simplicité, modestie mélangés à une grande connaissance de la montagne, cela donnaient Fabrice
Un grand mec s’en est allé…quelque part une nouvelle étoile brille, qu 'elle éclaire à jamais nos escapades
Sincères condoléances à toute sa famille

Posté en tant qu’invité par Pascal Stoubenfolle:

Mes condoléances aux parents de Fabrice, à ses amis et à l’équipe de camptocamp.

Posté en tant qu’invité par Chris:

Depuis lundi, soir, cette ligne droite parcourue dans l’action : tu as disparu et nous te cherchons.
Chercher, chercher… appeler les uns, mobiliser les autres, visiter des parkings… solliciter la presse, les réseaux professionnels…
Enfin, mercredi soir, un appel : ‹ on a retrouvé sa voiture ›. Et puis au petit jour, dans le Vallon des ânes, au pied du Pic de Bure, magnifique, illuminé par le soleil du matin, la nouvelle tant attendue arrive : ‹ on l’a retrouvé ›. Tant redoutée aussi : ‹ il n’y a plus d’espoir ›.
Depuis je n’ai plus envie de parler. Et pourtant, il faut encore informer les uns, remercier les autres, organiser la suite.

J’aimerai me replier sur moi-même, avec mes souvenirs. Et me rappeler de toi.

Parfum d’Opale…
C’est dans cette grande voie aux 3 Becs, en août 1999, que nous nous sommes encordés ensemble pour la première fois. Déjà bon grimpeur, ta carrière d’alpiniste commençait tout juste.
Ton enthousiasme, ta modestie et ta curiosité ont rapidement créé des liens solides et durables. Christophe aussi a été séduit dès vos premières rencontres.
Elles sont nombreuses ces sorties que nous avons fait ensemble à ski ou en rocher. Ce raid, avec Philippe en Vanoise, cette Directe Américaine que tu fis promptement avec Tof, cette semaine de grimpe en Briançonnais où tu nous parlais d’une jolie blonde récemment rencontrée, ces sorties à Presles, à la Jonte ou à Montpellier, ces escapades à ski dans les Belledonnes…
Je me souviens de ton énergie, de ta bonne humeur et de ton génépi, au cours de soirées ou de sorties aux alentours de Chambéry ou de Grenoble. Une nocturne, une crémaillère, un déménagement, une improvisation… toujours tu étais présent ! Et puis quels talents de montagnard ! Du ski de pente raide à la falaise, en passant les grandes bambées, très vite, tu excellais dans tous les domaines.
Je me souviens surtout de ta gentillesse, n’hésitant pas à nous laisser ton appart pour nos WE grenoblois, venant l’un de Paris et l’autre de Sète.

Tu es parti et je suis seule avec les souvenirs de tous ces bons moments passés ensemble. Ils ont un arrière-goût amer.
J’aurai aimé pouvoir les partager encore longtemps avec toi. Et en partager plein d’autres encore.
Ce que tu es me manques, égoïstement, et je t’en veux d’avoir vécu ta vie si vite. Une vie si lumineuse, mais si éphémère…

Tu as vécu pleinement ta passion jusqu’au bout et je suis sûre que tu nous a quitté heureux d’être là-haut.
A ton père, ta mère, ton frère, à tous ceux qui t’aiment, j’exprime mes plus sincères condoléances.

Chris (et Tof)

Posté en tant qu’invité par Matthieu Bordin:

J’ai appris la mort de Fabrice jeudi matin à mon retour de vacances. Je n’ai donc pas eu à subir le doute puis l’angoisse que beaucoup ont enduré suite à sa disparition, mais par là même, je n’ai pas pu non plus apporter ma pierre au formidable élan de solidarité de tous ces amis (et amis d’amis).

J’ai connu Fab il y a un peu plus de 2 ans grace à skirando.ch. Nous avons partagés quelques grands et beaux moments que nous offre le ski en montagne: le Coup de Sabre et le Sans Nom lors d’une magnifique journée de mai 2001 en compagnie de Vincent, Max, Olivier et Cat ainsi que la N de la Grande Lance de Domene où il nous avait fait la surprise de nous attendre au sommet après être monté par derrière!
Le hasard avait fait que, pendant un temps, nous avons travaillé à 2 metres l’un de l’autre. Il me parlait d’un boulot qui lui pesait parfois, mais bien sur nos principales conversations étaient tournées vers les cimes. Je me souviens avoir frémi quand il m’a raconté ses solos, avec une humilité profonde, presque géné d’avoir commis pareil coup, à la Couzy Desmaison puis au Dos de l’Elephant (et son épique redescente). Je me souviendrai aussi toujours des quelques courses rocheuses que nous avons faites, notament la Tangente au Gerbier que nous avions enquiller après le boulot, moi essayant de ne pas trop ralentir la cordée et lui libérant au passage quelques pas d’artif bien sentis… La nuit nous a pris près de la sortie aux arètes et le retour s’est fait sous la lune et les lumières de Grenoble…
Je me souviens également le voir arriver un matin au boulot, rigolant du bon coup qu’il avait joué quelques heures plus tot en effectuant la descente du Grand Pic tout en poudre, là où il n’y avait que glace quelques jours plus tot…

Avant de partir en vacances, nous avions évoqué la face N directe de la Meije pour ce week-end, il m’a parlé d’un prochain voyage dans les Dolomites et d’autres projets ambitieux qui lui tenaient à coeur au Mont Blanc (côté italien bien sur!). Sa gentillesse, sa motivation sans limites, son engagement en montagne et en dehors resteront gravés dans ma mémoire.

Mes pensées vont à sa famille et à Cat…

Matthieu Bordin

Posté en tant qu’invité par fred:

Fab c’était pour nous un pote , un ami pas uniquement un ami de fiesta avec qui on descend quelques bières avec de gros rires gras c’était un pote de cordée ; je te confie ma vie tu me confie la tienne. On avait tous une confiance aveugle en lui et Dieu sait s’il la méritait largement.

Tous, on l’aimait pour ce qu’il faisait, ce qu’il était en dehors comme en dedans.

Aujourd’huis c’est pas l’histoire d’un "encore un accident en montagne " C’est l’histoire de Fab passionné par la montagne, la vie, la nature et le respect des autres qui nous laisse seul pour continuer. Continuer quoi ? Ses engagements dans les différentes associations. Continuer à marcher et à grimper. Continuer à aimer, peut être tout simplement ce que beaucoup ont oublier, et se donner, se battre jusqu’au bout pour ce à quoi l’on tient.

Sa vie a été courte mais bon Dieu il l’a vécu avec plus de passion que beaucoup de personnes.

Ce qui est sûr c’est que Fab est encore là, un petit bout en chacun de ceux qui l’appréciaient et y’en a de partout. De partout résonnent les échos de cette perte car tous on l’aimait le Fab

A bientôt mon ami.

Toutes ma peine va à la famille et aux proches.

fred

Posté en tant qu’invité par Nico (son frère):

alexis, ton texte est vraiment magnifique

merci pour lui

nicolas & aurélia

Posté en tant qu’invité par titours:

Fabrice, je ne te connaissais pas, mais j’ai l’impression de perdre un membre de ma famille…celle des montagnards.
Mes sincères condoléances, à sa famille, à ses amis.
Arvi Fabrice,
sébastien

Posté en tant qu’invité par Binch:

Fab,

Combien de fois, durant ces jours passés à te chercher, je t’ai imaginé en train de nous attendre quelque part dans tes montagnes, à nous regarder approcher avec ton sourire qui te caractérise tellement bien. On y a cru jusqu’au bout Fab, à se dire avec Cat que ce « top secret » ne relatait finalement rien d’autre qu’une sortie de reconnaissance bénigne … Et puis quand Vincent et Romain ont découvert ta trace au Pic de Bure, parti en solo pour une Couzy-Demaison, on a réalisé qu’on avait bel et bien à faire à Fab, à un Fab engagé, déterminé et doté d’une volonté incroyable.

Que ça soit en ski de rando ou en escalade tu m’as énormément appris sur la montagne, sur les règles de sécurité, les techniques, je me sentais tellement bien et tellement en sécurité lorsque je sortais en montagne avec toi. J’ai maintenant un sentiment d’amertume, la sensation de rester sur ma faim, il a y encore beaucoup de choses que j’aurai aimé apprendre de toi, tant de sorties et de bringues que j’aurais aimé que l’on partage.

Tu vas nous manquer Fab, nous manquer pour les bonnes parties de rigolades, pour nous speeder au réveil à plier le bivouac, pour la beauté de te voir grimper si agilement sur n’importe quel rocher dès que tu en as l’occasion, pour nous émerveiller chaque lundi matin à lire tes récits de courses du week-end, pour nous apporter de ton fameux génépi ou autre nouvelle réalisation culinaire home-made, tu vas nous manquer énormément.

J’espère pouvoir bientôt me souvenir de tous ces moments passés ensembles dans le même état d’esprit qu’on les a vécu : joyeux et heureux de vivre. J’espère également qu’un jour j’arriverait à transmettre à mes enfants ces valeurs qui te tenaient à coeur: la volonté, le courage, le respect des autres et de la terre, la générosité, le dynamisme et surtout une gentillesse telle qui fait que l’on est tous si triste aujourd’hui. J’espère enfin que tu te sens aussi bien là où tu es maintenant que tu ne l’étais dans tes montagnes.

A Gérard, Maguy, Nicolas et tout le reste de la famille, j’adresse encore une fois mes plus profondes condoléances, je vous souhaite à tous beaucoup de courage afin que vous aussi vous n’ayez dans vos têtes que ce souvenir de son sourire.

Atchao mon pote,

Binch

Posté en tant qu’invité par claire:

Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire ; elles le submergent quelquefois, mais sans elles il ne pourrait voguer.
(Voltaire)

Toutes mes condoléances aux parents de Fabrice et à Cat qui a tant espéré.

Claire